La Grande réinitialisation du Pr Schwab & le Covid

La Grande réinitialisation du Pr Schwab & le Covid


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Gemmes

Le fondateur du «World Economic Forum», Klaus Schwab, n’est peut-être pas un nom qui est connu de tous. Par contre, l’événement qui réunit toutes les têtes couronnées et présidents du monde entier est connu: le Forum de Davos, en Suisse, régulièrement tenu.

Il utilise ces forums pour mettre en place ce qu’il appelle «la 4ème révolution industrielle». Un «Grand Reset» (ou Grande Réinitialisation» en fait partie.

Or, il se trouve que la pandémie du Covid a mis en place la situation idéale pour mettre ce plan en œuvre. Il révèle son plan dans son dernier livre : «Covid-19 : La grande réinitialisation».

Voulez-vous en savoir plus sur ce plan?

Table des matières

Le plan

Cet article va souvent citer les références du livre  «COVID-19 : LA GRANDE RÉINITIALISATION» du Pr. Schwab et qui seront mises entre guillemets. Mes commentaires seront précédés de la mention «NDLR» (note de la rédaction) ou entre parenthèses.

Ce résumé dévoile un plan qui est nullement caché et qu’il compte mettre en place en 2021 pour pallier à la crise. Il a aussi tweeté ces informations que l’on peut aussi retrouver dans ses autres livres et interviews qu’il accorde.

Son plan comporte 3 «Rs».

  • Restrain – Contenir le virus
  • Recover – Remonter la pente après le virus pour revenir à un «normal».
  • Reset – Réinitialiser l’économie mondiale, afin qu’elle soit davantage résiliente, plus juste socialement et écologiquement.

Il a établi 5 priorités:

  • Faire un contrat social qui soit plus inclusif.
  • «Décaborniser» l’économie.
  • S’assurer que l’économie est utilisée avec justesse et de manière éthique.
  • Faire en sorte que toutes les compagnies soient au service des actionnaires
  • Rechercher une coopération pour obtenir tous les points précédents.

Il ne cache pas que l’humanité se trouve à un grand tournant qui aura une portée historique importante. Il appelle cela «le nouveau normal», un refrain repris en cœur par des présidents et les médias si vous êtes attentifs aux termes qu’ils utilisent.

Les Différents Resets

La pandémie permet de mettre en place ce plan qui prévoit plusieurs catégories de réinitialisations:

Réinitialisation économique

Selon Schwab, «L’histoire montre que les épidémies ont été à l’origine des grandes réinitialisations de l’économie et du tissu social des pays. Pourquoi en serait-il autrement avec la Covid-19?»

Et il cite un des plus grands scientifiques chinois Jin Qi, qui a déclaré en avril 2020 : «Il est très probable qu’il s’agisse d’une épidémie qui coexistera avec l’homme pendant longtemps, deviendra saisonnière et se maintiendra dans le corps humain». (1)

Au moment de la rédaction de ce livre, Schwab ne connaissait pas l’issu de cette pandémie. Mais 2020 a marqué un événement sans précédent: celui de l’arrêt brutal de l’économie générant ainsi une crise financière mondiale. Beaucoup de personnes se sont retrouvées sans emploi, ou, calfeutrées chez elles avec les indemnités chômage. Le télétravail a explosé. Cela a poussé beaucoup de particuliers et commerces à se mettre à et sur internet. Il y a eu une explosion de création de sites web et de livraisons à domicile via les achats en ligne. Pour les mêmes raisons, les technologies basées sur l’intelligence artificielle (IA) ont accéléré leur invasion dans les tâches qui étaient, normalement, faites par des humains. Nous faisons face à une nouvelle vague d’automatisation des tâches, comme celles des chatbots(2) dans les services de support en ligne, la reconnaissance vocale comme Alexa (assistant personnel virtuel d’Amazon).

Voici donc ce qui est proposé:

  • Augmenter le bien-être des citoyens de la planète
  • Avoir une meilleure visibilité de la productivité de chacun pour mieux répartir les richesses.
  • Augmenter la résilience en automatisant au maximum ce qui peut l’être.

Pour lui, le bonheur ne vient pas de la «Tyrannie de la croissance du PIB». (le PIB est le Produit Intérieur Brut, donc la production d’un pays!). Il mise sur l’économie verte allant d’une énergie plus propre à l’écotourisme avec une économie qui remplace celle du «take-make-dispose» (prendre-créer-jeter) par une qui répare et régénère la nature pour préserver les ressources et minimiser les déchets.

Pour les pays riches, le PIB doit décroître pour réduire la domination financière et la culture du consumérisme. Les exemples qu’il donne: réduire sa consommation de viande, prendre moins l’avion. Mais  «il faut faire attention à ce que la poursuite de la décroissance ne manque pas de but précis».

Réinitialisation sociétale

Le service à la personne prend de l’ampleur:

  • Soins des personnes âgées
  • Garde d’enfants.

Mouvements sociaux

Mais, avec la crise pandémique et économique, les risques «sociétaux et géopolitiques» vont augmenter. Traduire: il va y avoir des remous sociaux! Voici ce qu’il dit : «Le bouleversement sociétal déclenché par la Covid-19 durera des années, voire des générations. L’impact le plus immédiat et le plus visible est que de nombreux gouvernements seront pris à partie, avec beaucoup de colère dirigée contre les décideurs politiques et les personnalités politiques, dont les réponses à la gestion de la Covid-19 ont semblé inappropriées ou mal préparées.»

Abolition des classes

La pandémie a révélé une déconnexion entre le travail effectué et la récompense économique (le salaire). Par exemple: les infirmiers qui sauvaient des vies font partie de ceux les moins bien payés.

  • Le système économique qui existait avant la Covid-19 comme étant déjà fragile. Selon lui, la pandémie «a révélé à chacun, non seulement le grand nombre de personnes dans le monde économiquement et socialement vulnérables, mais aussi la profondeur et le degré de leur fragilité.» Cette pandémie aurait mis en lumière les disparités entre les différentes classes sociales. Certains pouvaient faire du télétravail, d’autres pas. Des enfants pouvaient être pris en main par leurs parents afin de poursuivre l’éducation et d’autres pas… bref! La solution de Schwab? Tout niveler et uniformiser. Plus de classes sociales!
  • Le système économique qui existait avant la Covid-19 comme étant déjà fragile. Selon lui, la pandémie «a révélé à chacun, non seulement le grand nombre de personnes dans le monde économiquement et socialement vulnérables, mais aussi la profondeur et le degré de leur fragilité.» Cette pandémie aurait mis en lumière les disparités entre les différentes classes sociales. Certains pouvaient faire du télétravail, d’autres pas. Des enfants pouvaient être pris en main par leurs parents afin de poursuivre l’éducation et d’autres pas… bref! La solution de Schwab? Tout niveler et uniformiser. Plus de classes sociales!

Un Grand Gouvernement nourricier!

La solution? Le retour du «Grand Gouvernement»!

Il cite John Micklethwait et Adrian Wooldrige : « La pandémie de COVID-19 a redonné de l’importance au gouvernement. Il n’est pas seulement redevenu puissant (prenez ces sociétés autrefois puissantes qui supplient qu’on les aide), il est aussi redevenu vital : il est extrêmement important que votre pays dispose d’un bon service de santé, de bureaucrates compétents et de finances saines. Un bon gouvernement, c’est la différence entre vivre et mourir.»

En d’autres mots: l’état doit augmenter, comme dans un système communiste où le gouvernement doit être la source du bien public. Il faut donc repenser le rôle des gouvernements» pour que les fonds publics soient utilisés pour l’intérêt public et non le profit. Pendant la pandémie, les gouvernements ont augmenté leur rôle dans les actions sociales et Schwab voit leur rôle s’intensifier dans le temps avec un encouragement à faire des partenariats «public-privé» afin d’impliquer les entreprises privées «dans l’atténuation des risques mondiaux».

Mais comment peut-on annuler les risques mondiaux en remettant le contrôle de tous les secteurs économiques et du secteur publique entre les mains de…? Qui, d’ailleurs? Entre les mains d’une gouvernance mondiale non élue par le peuple et dont nous ignorons les noms et objectifs?

Schwab continue en disant «Le rôle de l’Etat va s’accroître et, ce faisant, affecter matériellement la manière dont sont menées les affaires.» L’état va donc mettre son nez partout, notamment aussi dans le secteur privé. Il compte donc «accroitre le financement du secteur public».

Le contrat social

Pour que cette transformation se fasse avec plus de douceur, il prévoit «la redéfinition du contrat social».

Sa définition de l’ancien contrat social : «Au sens large, le « contrat social » désigne l’ensemble (souvent implicite) des dispositions et des attentes qui régissent les relations entre les individus et les institutions. En termes simples, c’est la « colle » qui lie les sociétés entre elles ; sans elle, le tissu social se défait.»

Pour lui, il y a déjà eu une rupture de cet ancien contrat social.

Le nouveau contrat social consiste à prendre des principes communs aux pays. Il en a retiré deux:

  • «Une offre plus large, voire universelle, d’assistance sociale, d’assurance sociale, de soins de santé et de services de base de qualité
  • Une évolution vers une protection renforcée des travailleurs et des personnes les plus vulnérables actuellement (comme celles participant à la gig economy, dans laquelle les employés à plein temps sont remplacés par des sous-traitants indépendants et des freelances).»

Il voit les jeunes générations l’exiger, de manière radicale, grâce aux messages via les médias sociaux qui les mobilisent sur les questions du changement climatique, réformes économiques, l’égalité des sexes et droits LGBTQ. «La jeune génération est fermement à l’avant-garde du changement social. Il ne fait guère de doute qu’elle sera le catalyseur du changement et une source d’impulsion critique pour la Grande réinitialisation.»

Réinitialisation géopolitique

La pandémie s’est répandue au niveau planétaire alors que les réponses des dirigeants face à elle se sont manifestées au niveau national. Pour lui, cela ne va pas dans le sens d’une réaction ordonnée et de coopération. Le nationalisme et la compétition pour les ressources ne font que rendre ce monde chaotique. Il ne voit pas comment des nations individuelles peuvent travailler ensemble au niveau mondial. Des conflits peuvent mener à la guerre.

«L’économie mondiale est si étroitement interconnectée que, mettre un terme à la mondialisation est chose impossible.» Or, la pandémie a fait fermer des frontières, renforçant le nationalisme.

«La démocratie et la souveraineté nationale ne sont compatibles que si la mondialisation est contenue. En revanche, si l’État-nation et la mondialisation prospèrent tous deux, la démocratie devient intenable.» Pour lui, la démocratie ne peut pas être conservée par un gouvernement mondial. Ce serait créer un gouvernement «supra-national» ingérable.

Sa solution:  la régionalisation et non la mondialisation. Pour lui, l’Union Européenne est un succès avec sa zone de libre-échange et de partenariat économique régional en Asie (10 pays qui forment l’ANASE). Nous avons la région de l’Amérique du Nord avec «trois états» : l’Amérique du Nord, du Sud et le Canada. (tiens, «état»?).

Les sociétés seront encouragées à raccourcir leur chaîne d’approvisionnement et à ne plus dépendre que d’un seul pays/entreprise à l’étranger.

Sa solution:

«Cela ne sera possible que grâce à une meilleure gouvernance mondiale – le facteur d’atténuation le plus « naturel » et efficace contre les tendances protectionnistes.»

Pourquoi?

«Les deux notions de gouvernance mondiale et de coopération internationale sont si étroitement liées qu’il est pratiquement impossible pour la gouvernance mondiale de s’épanouir dans un monde divisé qui se retranche et se fragmente. Plus le nationalisme et l’isolationnisme se répandent dans la politique mondiale, plus la gouvernance mondiale risque de perdre sa pertinence et de devenir inefficace.»

Le Pr. Schwab est définitivement contre la notion de «nation». Pour lui, preuve est faite dans la gestion de la pandémie: des pays ont fait cavalier seul au lieu de coopérer. Je trouve cela étrange puisque les pays ont appliqué les mêmes directives à part quelques cas comme la Suède et d’autres – les pays ont suivis les instructions de l’OMS.

Il vient à la défense de l’OMS qui, selon lui, met en évidence l’échec de la gouvernance mondiale.

A voir aussi:  Le nouveau projet de loi Bioéthique en 2020/2021

NDLR: Il oublie de dire que l’OMS est à 70% entre les mains de la Fondation privée Bill et Melinda Gates.

Réinitialisation environnementale

Le Pr. Schwab voit une interaction entre la pandémie et l’environnement dans le «rôle joué par la diminution de la biodiversité dans le comportement des maladies infectieuses à l’effet que la Covid-19 pourrait avoir sur le changement climatique; Illustrant ainsi l’équilibre dangereusement subtil et les interactions complexes entre l’humanité et la nature.»

Personnellement, je ne vois pas le lien entre la Covid-19 et le changement climatique. Il reconnaît un peu plus loin que, pendant la période de pandémie, les émissions mondiales de dioxyde de carbone ont diminuées. Il oublie un autre risque: celui de manipuler les virus en labo puisque ce Covid-19 a été fait par la main de l’homme: il sort du laboratoire de Wuhan, comme en témoigne les e-mails du Dr Fauci.

Il utilise, par contre, les effets de la pandémie comme un exemple de ce qui pourrait se reproduire avec le changement climatique.

NDLR: Il est définitivement pessimiste ce Mr Schwab!

Sa solution:

  • Un leadership éclairé: ceux qui comprennent l’enjeu du changement climatique. Il cite SAR le Prince de Galles et le gouverneur Andrew Cuomo comme exemples de leaders «éclairés».

(Amusant lorsque l’on en sait plus sur ces personnes). Ces leaders vont élaborer des plans de relances pour faire passer les industries et les sociétés vers des énergies propres. On a eu l’exemple du Texas, en 2021, qui est normalement un état chaud et qui utilise des éoliennes, des panneaux solaires ; il n’a pas pu faire face à un hiver exceptionnellement et même hors norme pour eux. Les éoliennes et les panneaux étaient couverts de neige et de glace les rendant inutilisables. Beaucoup de personnes ont été privées de chauffage et la plomberie  souvent, n’a pas tenu le coup! Le 100% énergie propre n’est peut-être pas la solution idéale… Bref, Schwab prévoit qu’ils offrent des conditions financières «plus généreuses aux entreprises ayant des modèles économiques à faibles émissions de carbone.» (par exemple).

  • Sensibilisation aux risques: «Nous devons accepter qu’il y aura d’autres pandémies et être mieux préparés.»
  • Changement de comportement. Il estime qu’il est impératif de changer notre comportement de consommation et «d’adopter un mode de vie plus vert». Il veut que nous réduisions notre consommation et que nous faisions moins de déplacements polluants. Le télétravail pourrait, dès qu’il est possible, être utilisé. Ce passage m’a fait froid dans le dos; il ne doit pas faire de sport!
    «De même, nous pouvons décider que le télétravail (lorsqu’il est possible) est bon pour l’environnement et pour notre bien-être individuel (les trajets domicile-travail-domicile sont un « destructeur » de bien-être – plus ils sont longs, plus ils sont préjudiciables à notre santé physique et mentale).»
    Adieu les vacances, les balades, les randos? Parce que c’est mieux pour notre bien-être physique et mental de vivre tout le temps confiné?
  • L’activisme. Il y a toujours des réactions activistes lors de crises. Il veut l’utiliser comme «une force à prendre en compte» et les faire agir contre ce qui s’oppose à l’écologie.

Réinitialisation technologique

Le progrès technologique évolue tous les ans de plus en plus vite. Nous avons vu l’arrivée des drones, de l’Intelligence Artificielle (IA) se manifestant dans notre quotidien et au niveau professionnel sous forme de reconnaissance vocale, d’assistants virtuels (chatbots), de logiciels de traduction, les robots, l’automatisation grandissante, la biologie de synthèse etc.

Il mentionne, justement, les techniques biotechnologiques, comme l’ARN qui permettent de développer des vaccins rapidement (NDLR: les tests des vaccins finiront 1 ou 2 ans après son livre suivant la marque – 2022/2023).

Néanmoins, cette quatrième révolution industrielle continue en s’amplifiant, surtout avec la pandémie, qui l’a amené à considérer qu’il faut un «outil de surveillance de masse» pour tracer tous les contacts entre personnes.

Accélération de la transformation digitale

Avec le confinement, internet a incité les gens à faire du télétravail, à faire des achats divers en ligne ainsi qu’à télécharger des films puisque les cinémas étaient fermés. Cela a poussé les fournisseurs de plateformes numériques et des technologies qui utilisent le numérique, à offrir une plus grande gamme de technologies pour faciliter la distanciation sociale et physique: le «tout à distance», que ce soit pour «le travail, l’éducation, le shopping et les loisirs en ligne.»

Du coup, même les réticents à l’usage d’internet ont dû s’y mettre. «Ainsi, presque instantanément, la plupart des choses sont devenues des « e-choses » : e- learning, e-commerce, e-gaming, e-books, e-attendance.»

Même une consultation avec son médecin se faisait majoritairement par internet et continuera: c’est désormais, la télémédecine!

Amazon prépare des livraisons par drone: plus d’humain!

NDLR: Parce qu’un drone, c’est vert je crois… Non?

Schwab se réjouit de voir que des pays mettent en place de nouveaux règlements pour qu’une «économie SANS contact» soit propulsée vers l’avant. Yeepee!

Et voilà que Schwab s’emballe: «Si les considérations de santé deviennent primordiales, nous pourrions décider, par exemple, qu’une séance de vélo devant un écran à la maison ne vaut pas la convivialité et le plaisir de le faire avec un groupe dans un cours en direct, mais est en fait plus sûr (et moins cher !).»

NDLR : Ahhh! Si c’est moins cher… Mais je croyais que l’on cherchait une société plus verte en dépit du profit? Et le besoin naturel d’avoir du contact? Il est passé où? Si on l’écoute, nous devrions tout faire depuis la maison: «moins cher et plus pratique».

L’entreprise avec un minimum de contacts humains

Les sociétés doivent «restructurer le lieu de travail de manière à réduire, au minimum, les contacts humains rapprochés

C’est oublier qu’un être de chair a besoin d’affection, de contact physique. C’est tuer l’âme!

Il parle d’une «implacable automatisation». Les études de l’Université d’Oxford qu’il cite glacent le sang: «jusqu’à 86 % des emplois dans les restaurants, 75 % des emplois dans le commerce de détail et 59 % des emplois dans le secteur du divertissement pourraient être automatisés d’ici 2035.»

Il ajoute: «Un autre phénomène est appelé à soutenir l’expansion de l’automatisation : celui où la « distanciation économique » pourrait suivre la distanciation sociale.»

Surveillance de masse avec un traçage

Le Pr. Schwab applaudit les pays, qui, selon lui, ont été les plus efficaces dans la lutte contre la pandémie: en particulier, les nations asiatiques qui ont en place un système de traçage des contacts humains efficace pour la distanciation dans une pandémie. Les mesures de confinement sont efficaces contre le coronavirus dans l’attente d’un vaccin. Pour endiguer la transmission du virus, il préconise les «tests à grande échelle, puis d’isoler les cas, DE TRACER les cas contacts et de mettre EN QUARANTAINE les contacts exposés aux personnes infectées.»

NDLR: Il doit avoir vu des personnes qui tombent raide mort dans la rue par centaines. Est-ce votre cas? Etaient-elles déjà vaccinées ou non?

Il a déjà pensé à tout: une application sur le téléphone mobile qui obtient des informations en temps réel avec le GPS qui localise en permanence la personne, associé au Bluetooth qui peut dire avec quelles personnes elle était en contact! Mais il devrait y avoir mieux. Des pays comme la Chine, la RAS de Hong Kong et la Corée du Sud (que des pays recommandables pour leur manière de contrôler la population) ont mis en place des technologies de traçages plus importants, ajoutant la vidéosurveillance, le croisement de données avec la carte de crédit. Leur système alerte, automatiquement, les personnes qui ont eu un contact avec une personne contaminée. Le GPS dans leur téléphone avertit immédiatement si elles ont violées les règles de distanciation… et de quarantaine.

NDLR: Bienvenue dans le monde de 1984! Ah oui! Cela soulève le problème de protection de la vie privée, des données personnelles, des cyber-intrusions.

La solution: des normes communes, notamment en Union Européenne! Schwab veut nous rassurer et site Margrethe Vestager, Commissaire européenne à la Concurrence:
«Je pense que c’est un faux dilemme, parce que la technologie permet de faire des tas de choses qui ne portent pas atteinte à votre vie privée. Je pense que, très souvent, lorsque les gens disent que ce n’est faisable que d’une seule manière, c’est parce qu’ils veulent les données pour leur propre usage. Nous avons élaboré un ensemble de lignes directrices, et avec les États membres, nous en avons fait une boîte à outils, afin que vous puissiez faire une application volontaire avec un stockage décentralisé, grâce à la technologie Bluetooth. Vous pouvez utiliser la technologie pour suivre le virus, mais vous pouvez toujours donner aux gens la liberté de choix. Ainsi, ils font confiance à la technologie et savent qu’elle sert à tracer le virus et rien d’autre. Je pense qu’il est essentiel de montrer que nous sommes vraiment sincères lorsque nous disons que vous devez pouvoir faire confiance à la technologie lorsque vous l’utilisez, que ce n’est pas le début d’une nouvelle ère de surveillance. Il s’agit de suivre le virus, et cela peut nous aider à ouvrir nos sociétés.».

NDLR: Et bien non, je ne suis absolument pas convaincue: les informaticiens savent que la technologie Bluetooth offre une porte ouverte aux cyberattaques. Quant au système décentralisé de Bluetooth, c’est faux: ce n’est pas un système de stockage, c’est une technologie de connexion sans fil à courte portée. Déjà, l’annonce du passe sanitaire (un tour de passe-passe dans le nom, autrefois «passeport») mentionnait un système centralisé pour que les pays puissent savoir si un voyageur arrivant chez eux était vacciné ou non. La CNIL, à plusieurs reprises, notamment le 21 Juillet 2021, a autorisé le gouvernement français -avec quelques petites réserves – à le mettre en place temporairement, divisant ainsi la population en deux groupes: les vaccinés et ceux qui ne le sont pas… tous les ingrédients pour pousser les gens à se faire vacciner pour ne pas avoir des limitations dans leur vie quotidienne. Cela va créer des sous-citoyens qui seront, pour beaucoup, montrés du doigt par les autres. Une société où il fera bon vivre! Le CNIL a mis en garde le gouvernement contre une «banalisation d’un système de surveillance» alors que l’amendement qui voulais imposer une date buttoir à ces mesures à été rejeté par le Parlement.

C’est l’Imprimerie Nationale (selon le CNIL) qui a conçu l’Apps mobile qui permet de générer le QR code qui joue, pour l’instant, le rôle de pass sanitaire.  Lorsque l’on sait que cette Apps utilise les services étrangers de Google et que les données recueillies ne sont pas chiffrées, donc visibles par quiconque veut essayer de les lire. On ignore ensuite où vont ces données.

NDL: Que de mystères! Ce n’est pas rassurant… Car il n’y a pas d’autres alternatives dans ce passe sanitaire. De plus, la France est un des rares pays qui a développé sa propre application, contrairement à l’Allemagne et l’Italie qui ont opté pour celle d’Apple et Google: si vous changez de pays pour voyager, il risque d’y avoir un «couac».

Cela tombe bien, là encore, Schwab a une solution:

Vu qu’entre la pandémie, les risques de terrorisme, il faut que l’on sache où se trouve tout le monde, il est évident et «sensé» d’utiliser la puissance de la technologie «comme moyen de nous aider, alors que nous sommes victimes d’une épidémie et confrontés à une question de vie et de mort? Ils seront ALORS PRETS A RENONCER A UNE GRANDE PARTIE DE LEUR VIE PRIVEE et conviendront que, dans de telles circonstances, la puissance publique peut légitimement passer outre les droits individuels.»

NDLR: C’est vrai! J’oubliais, les morts tombent dans les rues depuis le début de la pandémie…. Mais il y a plus de cas maintenant avec les effets secondaires des «vaccins» (qui ne sont pas des vaccins, mais une thérapie ARN! On peut re-attrapper le covid et contaminer les autres, tout en ayant ce «vaccin» super efficace!).

A voir aussi:  Un peu plus sur le Grand Reset

Le Pr. Schwab nous demande d’imaginer un gouvernement hypothétique (si, si!):

« imaginez un gouvernement hypothétique qui exigerait que chaque citoyen porte un bracelet biométrique surveillant sa température corporelle et son rythme cardiaque 24 heures sur 24. Les données en résultant seraient stockées et analysées par des algorithmes gouvernementaux. Les algorithmes sauront que vous êtes malade avant vous, et ils sauront également où vous avez été et qui vous avez rencontré. Les chaînes d’infection pourraient être considérablement raccourcies, et même complètement coupées. Un tel système pourrait sans doute stopper l’épidémie en quelques jours. Cela semble merveilleux, non ? L’inconvénient est, bien sûr, que cela légitimerait un nouveau système de surveillance terrifiant.»

NDLR: Oui Mr Schwab: terrifiant. Nous sommes d’accord. Et, comme il indique plus loin:

«Il est essentiel de se rappeler que la colère, la joie, l’ennui et l’amour sont des phénomènes biologiques tout comme la fièvre et la toux. La technologie capable d’identifier la toux pourrait aussi identifier le rire. Si les entreprises et les gouvernements commencent à récolter nos données biométriques en masse, ils peuvent apprendre à nous connaître bien mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes, et ils peuvent alors non seulement prédire nos sentiments mais aussi les manipuler et nous vendre tout ce qu’ils veulent – que ce soit un produit ou un politicien. À côté de la surveillance biométrique, les tactiques de piratage de données

de Cambridge Analytica sembleraient dater de l’âge de pierre. Imaginez la Corée du Nord en 2030, où chaque citoyen devra porter un bracelet biométrique 24 heures sur 24. Si vous écoutez un discours du président et que le bracelet capte des signes de colère, vous êtes cuit.(3)»

« On nous aura prévenus !» dit le Pr. Schwab, comme si c’était une amusant!

Il cite Harari, Yuval Noah (3):

« Il est vrai qu’à l’ère post-pandémique, la santé et le bien-être des personnes deviendront une priorité beaucoup plus importante pour la société, c’est pourquoi le génie de la surveillance technologique ne sera pas remis dans la bouteille. Mais il appartient à ceux qui gouvernent et à chacun d’entre nous personnellement de contrôler et d’exploiter les avantages de la technologie sans sacrifier nos valeurs et libertés individuelles et collectives.»

Il est confiant que les gouvernements sauront contrôler les génies sortis des bouteilles. Nous voilà rassurés (sic).

Réinitialisation micro (industrie et entreprises)

Nous devons oublier l’ancienne manière de faire de l’industrie. Il ne s’agira pas d’un redémarrage, mais d’une nouvelle industrie, surtout après les dégâts causés par la crise Covid. L’objectif est de repenser la manière de faire les choses.

La «nouvelle normalité» sera différente pour chaque secteur. Le Pr. Schwab ne voit plus le retour «pré-pandémique» du divertissement, voyages et hôtellerie dans un retour proche. (devons-nous oublier note passeport?).  

Petites ou grandes sociétés seront confrontées aux mêmes défis et questions et leur transformation au numérique encouragée. On considère désormais ce passage au numérique comme impératif. N’avons-nous pas comme preuve les sociétés en ligne qui sont sorties gagnantes de cette crise (Amazon etc.)?

Le «sans contact» sera promu partout: permettre aux clients de voir vos produits en «show rooms virtuels», paiement en ligne etc.

NDLR: Est-ce la fin des boutiques dans les villes?

Utiliser l’Internet Of Things (IoT). Les sociétés pourront, ainsi, faire respecter les règles de distanciation sociale, réduire le coûts des opérations de leur production (avec moins d’humains?)

Comme la crise de pandémie a poussé beaucoup à mettre leur entreprise en ligne, cette tendance sera encouragée encore plus (enseignement, divertissement, transport, consulting etc.). Même la médecine deviendra de plus en plus une télémédecine. Plus besoin d’aller voir son médecin! On le consultera via internet. Le Professeur Schwab mentionne même des «toilettes intelligentes» qui pourront faire des analyses et les transmettre!

La distanciation va pousser les consommateurs à tout faire par internet et à en prendre l’habitude.

Les chaînes d’approvisionnement

Avant la pandémie, tout était complexe et difficile à gérer. L’objectif est de tout optimiser de bout en bout. Donc de livrer «à temps» au lieu de livrer «au cas où». On ne veut plus d’un approvisionnement en flux tendu. Plus de stocks seront faits, ce qui va augmenter le coût de production mais avec le bénéfice d’avoir une chaîne d’approvisionnement «résiliente».

Le gouvernement va d’avantage s’ingérer dans la vie des entreprises pour réglementer le marché du travail, le marché public et s’occuper des sauvetages financiers. Pour ces derniers, les entreprises en difficultés se verront imposées des limitations: la capacité à licencier des employés, à racheter des actions, verser des primes aux cadres supérieurs. Seront visées en premier les sociétés ayant des revenus élevés chez les dirigeants et des impôts bas.

Schwab prédit aussi, dans les années à venir, un «changement de régime»: si le gouvernement a injecté de l’argent dans une société, ce sera à la condition que les dirigeants voient leur rémunération limitée et qu’ils s’engagent à ne pas reverser les dividendes aux actionnaires. Il s’agit d’augmenter la protection sociale et d’augmenter les salaires bas et minimum. Les sociétés devront payer plus d’impôts. A la longue, cela va soulever un problème de main d’œuvre. Certains pourront même cesser d’êtres rentables et peut-être même voir leur «raison d’être» disparaître.

Les considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG)

Les entreprises doivent créer une valeur durable ESG, notamment:

A cause du changement climatique qui ajoute une composante de «diligence raisonnable». Cet élément sera intégré pour être la base de gouvernance d’une société. Les investisseurs jugeront cette gouvernance en analysant les dossiers fiscaux, les paiements de dividendes, les rémunérations pour éviter que cela entache la réputation de la société.

Il en sera de même pour leurs actions pour améliorer le bien-être de leurs employé. Bien que cela ajoute un coût pour arriver à ce résultat, les entreprises devront se conformer à ces normes ESG. Schwab voit même les militants sociaux et investisseurs activistes examiner de près l’application de ces normes. Les sociétés qui auront obtenues de mauvaises notes seront punies par les marchés et/ou les consommateurs et les activismes internes (les salariés) et externes (investisseurs etc.).

Réinitialisation industrielle

La pandémie aura un impact non seulement immédiat, mais aussi sur plusieurs années sur le réseau de distribution mondial. Il prévoit donc une reconfiguration de ce système.

Il prévoit, en effet, une modification du comportement des consommateurs suite aux restrictions et confinement dans le secteur tourisme, loisirs, les transports (avion, automobile, ferroviaire…). Les gens s’habituant à limiter leurs déplacements iront moins loin et prendront l’habitude de faire tous leurs achats en ligne.

Il va même plus loin puisqu’il parle d’une «capacité réduite» à cause de la PEUR du virus et l’application des règles sanitaires et de sécurité.

Comportement humain modifié

Moins de contacts physiques, moins de contacts relationnels, moins de loisirs et de voyage. Un monde où il fait moins bon de vivre.

Les industries les plus impactées seront les dernières à s’en remettre car elles devront lourdement investir pour être en mesure de pouvoir à nouveau présenter leurs services conformes aux règles sanitaires.

Le résultat de leur survie aura un impact sur la communauté. Imaginez s’il y a moins de restaurants, de cinéma etc.

Avec l’augmentation du chômage, cela va créer un effet boule de neige dans les secteurs qui sont dépendants de ce système.

Comportements permanents

Lorsque le chômage augmente, le train de vie diminue ainsi que les dépenses. Si on a besoin de quelque chose, on va trouver un plan B, faire les choses soi-même (bricolage, achat d’occasion). Schwab voit donc la diminution des surfaces de supermarchés et du nombre de restaurants, les gens préférant déjeuner chez eux. Les supermarchés locaux devraient prendre le pas sur les restaurants. La pandémie mettant l’accent sur l’hygiène de nouveaux emballages seront créés pour s’y conformer et nous faire oublier ce qu’est de palper un légume et un fruit pour en connaître sa maturité.

NDLR : En gros: on passera plus de temps à la maison et à faire nos propres repas.

L’attrait des villes

Il y a deux camps: ceux qui croient que leur attrait ne diminuera pas grâce à leur section d’activité économique et sociale. L’autre camp qui pense, au contraire, que les grandes villes perdront de leur attrait avec leurs coûts devenus exorbitant avec la pollution en prime.

Or, le secteur immobilier est un moteur essentiel au niveau mondial au point de dépasser toutes les autres valeurs marchandes.

Impact du télétravail

La pratique du télétravail va réduire les espaces de bureaux ce qui mettra certainement à mal certains agences immobilières, perçant ainsi la bulle immobilière comme en 2008.

Le trajet domicile vers le bureau n’ayant plus lieu offrira l’opportunité à beaucoup de s’éloigner des villes et de diminuer leurs coûts de loyer ou de maison. Certaines régions vont en profiter au détriment d’autres. Le stress du trajet sera quasi inexistant.

Les prix des logements vont donc diminuer. Mais cela ne va pas dire que le télétravail sera imposé partout même si certaines sociétés en ont fait le choix.

Le même schéma peut s’appliquer au milieu universitaire: réduction des campus, obtention du diplôme à distance. Les universités devront revoir leur budget à la baisse et réduire le nombre de professeurs devenus «inutiles». Certaines pourraient envisager un mode hybride alliant présence physique par moment avec étude à distance.

Résilience

Les bénéficiaires de la crise

La pandémie a démontré la nécessité à vivre malgré les circonstances difficiles. Le mot à la mode est donc «résilience»! Les secteurs qui ont bien réussi pendant cette crise sont : la big tech, la santé et le bien-être.

Par contre, le secteur bancaire, d’assurance, automobile doivent améliorer ce point.

La big tech a été le principal bénéficiaire de la crise avec particuliers et entreprises qui ont du se précipiter à se mettre sur internet.

Schwab indique que le rôle de la santé publique va évoluer et s’étendre. Il s’agit de prendre soin de la planète autant que soi car nous dépendons de sa qualité d’environnement. Il annonce donc qu’être «clean sera impératif».

L’IA veillera sur votre santé

Et de là, il enchaîne sur l’association de l’IA (intelligence Artificielle) et de l’IoT (Intelligence on Things = Intelligence artificielle avec les objets connectés).

«Ils surveilleront comment nous allons», comment nous nous sentons et «effaceront progressivement les frontières entre les systèmes de santé publique et les systèmes de création de santé personnalisés – une distinction qui finira par disparaître.» (je ne suis pas rassurée).

Pour le reformuler autrement: IoT et IA veilleront sur votre santé pour que vous n’ayez plus à le faire ni à prendre la peine de décider pour vous ce qui est bon! Les gouvernements devront y veiller.

«Il est désormais établi que l’activité physique contribue fortement à la santé». Nous pourrions nous poser la question: pourquoi nous avoir confiné et interdit les plages?. Mais le Pr. Schwab a la solution: faire du sport électronique!! Ah… la joie d’aller de sa maison à un autre endroit clos. Rien de tel pour s’aérer! Merci M. Schwab!

Il faut donc pousser le numérique partout!

Tempête?

Mais il annonce une tempête financière. Puisque les liquidités vont manquer suite aux faillites et diminution des dépenses, les banques doivent se préparer à être au cœur d’une tempête. Les entreprises qui vont survivre auront un capital et une réserve capable de résister au choc. La banque est désormais numérique et tous ceux qui ne passent pas le cap rapidement au numérique auront du mal à survivre.

Secteur de l’assurance

En ce qui concerne le secteur de l’assurance, beaucoup d’indemnités ont été faites dans le cadre de la pandémie. Or, l’assurance est un secteur qui doit toujours répartir les risques. La pandémie a généré un coût énorme dans ce secteur. Il leur faut prévoir d’autres pandémies, événements climatiques extrêmes, cyberattaques et terrorisme «avec un taux d’intérêt extrêmement bas.» Elles devront faire face à des réparations et réclamations inhabituelles et hors normes.

A voir aussi:  L’identité digitale mondiale

Secteur automobile

Nous avons l’exemple du secteur automobile qui a dû faire face à ce genre de tempête avec des incertitudes sur la croissance, une perte de profit et des pénalités pour ne pas avoir réduit le CO2. La mobilité s’est accrue avec de nouveaux créneaux comme la voiture électrique, autonomes, à mobilité partagée. Il y a eu une pénurie des composants venant de Chine impactant leur approvisionnement. Ils ont donc eux aussi des défis à relever et devront baisser leur production pour un temps.

Secteur de l’électricité

Il joue un rôle essentiel puisque le numérique en dépend (entre autre). Ils doivent faire face aux cyberattaques mais leur défi est surtout dans le renouvellement de leurs infrastructures pour opter pour des énergies renouvelables (NDLR: nous avons vu ce que cela a donné au Texas en avril 2021!). M. Schwab ne veut que de l’énergie propre.

Réinitialisation individuelle

Cette pandémie a isolé chaque personne de sa famille et de ses amis. Elle a ébranlé leurs sécurités et remis en question leurs projets. Il y a eu un impact économique, physique et psychiques. Beaucoup se sont sentis submergés par un sentiment d’insécurité et d’incertitude. C’est une forme de stress «autre».

Mais certains ont commencé le processus d’une «réinitialisation individuelle». Il semblerait, selon M. Schwab, que le confinement ait eu un effet bénéfique sur les gens, les rendant «plus gentils». En guise d’exemple, il mentionne les cas où des personnes se sont mises à pousser la chansonnette de leur balcon, entraînant leurs voisins dans cette lyrique. Les actes de gentillesse et de bonté se seraient multipliés, l’altruisme développé. La pandémie aurait fait ressortir ce qu’il y a de meilleur et réduit les différences de prestige car tout le monde a été logé à la même enseigne. Mais d’un autre côté, la pandémie étant une période qui s’étend sur une longue période, notre fonctionnement «normal» peut être aussi complètement perturbé. L’issue inconnue peut générer des sentiments d’angoisse et de replis sur soi avec le regret de ne pas avoir fait ce qu’il fallait faire. Un sentiment de honte collective aurait tué 12 fois plus de personnes que la première guerre mondiale (14-18). Dans ce cas, on réagit en noir et blanc entre une montée du patriotisme, la recherche du bouc émissaire et, à l’opposé, le renforcement des liens familiaux. Il faudra donc affronter les réactions générées par cette pandémie et prendre des décisions tenant compte des considérations morales :

Devons-nous avoir de l’empathie ou non pour ceux qui ont une opinion différente de la nôtre?

Devons-nous enfreindre le confinement pour aller aider quelqu’un? Devons-nous nous retirer dans une résidence secondaire?

La pandémie aura fait passer la santé avant l’économie, contrairement à la Grande Peste et le choléra de 1892. Mais l’impact sur l’économie fait mourir les gens à petit feu de dépression. Il s’agit donc d’un choix entre l’individualisme et la communauté. Il faut en tous les cas, faire acte de solidarité.

Seulement un confinement ne peut être imposé indéfiniment: ce serait viable pour aucune société.

Solution de Schwab: tracer les contacts humains, même si cela implique un coût «cruel». Toutes les décisions pendant la pandémie ont été mêlées à la politique. Mais à la longue, chacun avait un choix moral à faire par rapport à cela: porter ou non un masque etc. Cela remet en cause l’équité de la justice et de la loi de l’offre et de la demande. Par exemple: fallait-il réguler la demande des prix des masques et matières de première nécessité qui commençaient à manquer ou laisser cette loi fonctionner?

Bien-être de l’individu

Tout le monde s’accorde pour dire que la pandémie a eu un effet nuisible sur la santé mentale.

Déjà, en 2017, on comptait presque 350 millions de personnes souffrant de la dépression ou de suicide dans le monde. L’OMS a même annoncé que, d’ici 2020, ce serait le deuxième coût le plus élevé dans le monde, et la première d’ici 2030.

Or, la pandémie va laisser des traces sur des années, les médias ayant continuellement rapporté des nouvelles alarmantes. Le monde a été plongé, de force, dans un isolement semblable à ceux qui ont fait de la prison! Les projets sont réduit à néant et il est difficile de se projeter dans le futur.

La violence domestique a augmenté et il est impossible d’en connaître à ce jour l’étendue.

La seule échappatoire à cet isolement? Faire des conversations vidéos. Mais cela ne satisfait pas le besoin social inhérent de tout individu.

Les effets néfastes du confinement ont même été confirmé par une étude du Lancet.

Les priorités changent

Cette pandémie a donné lieu à une «réflexion collective forcée» où nos croyances et convictions doivent être revues en profondeur, affectant les priorités dans notre vie.

Schwab cite les domaines où un changement doit s’opérer : «notre façon de tisser les liens, de prendre soin de nos proches, de faire de l’exercice, de gérer notre santé, de faire nos courses, d’éduquer nos enfants, et même de considérer notre place dans le monde».

Une pandémie n’est pas forcément stérile: elle peut devenir une période de créativité. Shakespeare n’a-t’il pas écrit en un an plusieurs pièces de théâtre pendant une période de confinement?

Le temps peut s’écouler doucement pour certains et trop vite pour d’autres. Mais de manière générale, avant la pandémie, le temps s’écoulait trop vite. Peut-être que désormais le temps s’écoulera moins vite, nous permettant d’apprécier les choses?

Il est possible, qu’à la fin de la pandémie, les personnes se mettent à dépenser anormalement comme pour rattraper le temps, sauf si les gens ont pris conscience «de la dégradation de l’environnement et du changement climatique.» Le professeur Schwab cite le minimalisme Japonais en guise de bon exemple. Ils ont un mode de vie frugal qu’ils semblent apprécier. La surconsommation est loin de donner le bonheur.

La nature nous fait du bien: tous les scientifiques le confirment. Seulement, notre exposition à la nature influent aussi sur deux domaines: l’immunité et l’inflammation. Mais le Professeur Schwab estime que l’immunité diminue avec l’âge et l’inflammation augmente avec la pollution urbaine. Sa conclusion: prendre soin de la nature pour diminuer l’inflammation. On pourra le faire en sensibilisant les gens à consommer moins et à avoir «une consommation responsable».

Conclusion de Schwab

Cette pandémie peut réveiller la population mondiale pour l’amener à faire des changements profonds. Il faut agir afin d’éviter la catastrophe et embrasser la Grande réinitialisation qui est inévitable. Nous ne pouvons plus fonctionner comme avant. La pandémie est une aubaine nous donnant la possibilité de faire ce grand changement. Elle nous a donné du temps pour y réfléchir, mais la conclusion est là: «nous devons changer». En fait, il n’y a plus de choix: la Grande Réinitialisation devra commencer pour le bien-être de la planète. Certains pourraient dire que cela ne va pas si mal, mais ils se basent sur une moyenne que l’on ne peut plus accepter: la mort de George Floyd en mai 2020 en est la preuve.

Il reconnaît que cette pandémie «est une des MOINS MEURTRIERES que le monde ait connues au cours des 2’000 dernières années.»

Il appuie cette affirmation en continuant (rappel: c’est écrit dans son livre en toutes lettres!) : «Fin juin 2020 (alors que l’épidémie fait toujours rage en Amérique latine, en Asie du Sud et dans une grande partie des Etats-Unis), la COVID-19 a tué MOINS DE 0,006% de la population mondiale. Pour replacer ce chiffre bas dans son contexte en termes de mortalité, la grippe espagnole a tué 2,7% de la population mondiale et le VIH/SIDA 0,6% (de 1981 à aujourd’hui.»

Pour lui, le danger est ailleurs: il se trouve dans l’interdépendance des pays face à l’inconnu du futur face au monde post-pandémique et celui de l’environnement. La Covid-19 a juste amplifié les questions et la réflexion sur ces problèmes.

Il faut donc agir ensemble dans «une intention partagée» en redémarrant l’économie vers davantage d’égalité sociale., une meilleure répartition de l’alimentation et des soins de santé, augmentation du rôle de l’état et de la coopération mondiale.

Selon la Bible

La bible parle d’un gouvernement mondial dirigé par un antichrist, à la fin des temps, qui semble, justement, avoir les symboles du communisme: la terre et le fer ne se mélangeant pas dans les pieds de la statue qui fait partie du rêve prémonitoire du roi de Babylone, Nebuchanedtsar.

Que faut-il retenir ?

Qui ne voudrait pas vivre dans un monde «plus vert» et avec moins d’injustice et d’inégalités? Nous sommes tous conscient que le système économique n’est pas parfait. Loin de là.

Mais en lisant ce que dit le Professeur Schwab, le mot n’apparait nulle part, mais pourtant, c’est bien d’un système communisme, de plus, global, qui est décrit dans son projet:

  • De grandes régions «mondiales», tout en parlant d’un Grand Gouvernement.
  • Augmentation du rôle des Etats dans tous les domaines avec un gouvernement mondial qui chapotte trois grandes régions mondiales.
  • Abolition des inégalités financières et de classes sociales en mettant en place un nouveau contrat social avec un revenu universel et l’abolition de la notion de propriété privée.
  • Imbrication du privé dans le public par le biais de partenariats. Nationalisation au maximum.

C’est oublier les expériences de communisme dans l’histoire et oublier la nature humaine qui n’est pas exempte de corruption, d’envie de contrôler, d’obtenir la gloire. Une société ne pourra jamais être libre en cherchant à tout niveler.

Ce plan est mis en œuvre sans la concertation des peuples et vise à mieux les contrôler sous le couvert de «sauver la planète». Il cite la Chine comme étant un modèle à suivre, confirmant ainsi son projet d’appliquer leur système de contrôle social au niveau de la planète!

Tiens? La Bible parle aussi d’un dragon à la fin des temps… Il est mentionné dans l’article «L’histoire occulte du drapeau européen».

Références:

‘(1) Klaus Schwab – Le Grand Reset – page 35

‘(2) Chatbot (ou «agent conversationnel»: Ce chatbot est un outil qui agit comme un agent de support qui génère une conversation en ligne (en texte ou audio) avec le demandeur de support. Sa compréhension des questions et ses réponses sont générées par un programme informatique qui se base sur l’intelligence artificiel.

‘(3) Harari, Yuval Noah, « The world after coronavirus », Financial Times, 20 mars 2020»

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Plus de détails et les sources sont données dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

Sources externes

Livres du Pr. Schwab :

En Français

  • La quatrième révolution industrielle(2016), un best-seller mondial traduit dans 30 langues
  • Façonner l’avenir de la quatrième révolution industrielle (2018)

Sites web :

En anglais

Articles :

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