Le code de Nuremberg

Le code de Nuremberg


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Tout le monde a plus ou moins entendu parler du fameux procès de Nuremberg après la deuxième guerre mondiale. Mais qui connait les dix règles qui en ressortirent?

Voulez-vous en savoir plus?

 

Le Code de Nuremberg

Le procès de Nuremberg s’est tenu de décembre 1946 jusqu’à août 1947 contre des personnes ayant activement participé au génocide qui se déroula dans les camps de concentrations nazis.

Ce tribunal international était formé de militaires venant des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’URSS et de la France.

L’objet du procès était surtout de juger les dirigeants du IIIème Reich militaires ou non, mais aussi des médecins, des journalistes. Ils ont été accusés de complot, de crimes de guerre, mais surtout de crime contre l’humanité fait de manière délibérée contre des groupes d’individus visés selon leur appartenance politique, philosophique, racial, sexuelle ou religieuse.

Pour éviter que le pire se répète, ils ont établi, lors du jugement, une liste de dix critères qui doivent être remplis pour veiller à ce que les expérimentations sur l’être humain ne soient pas semblable à celles qui avaient été faites sur les prisonniers des camps de concentration.

Ces critères permettent de juger si ces expériences sont «acceptables» ou non. On lui donna le nom de « Code Nuremberg » tiré du nom du procès.

Ce fut une première dans l’histoire: un procès qui a apporté pour la première fois la notion de «crime contre l’humanité» mais qui donna aussi les premières bases de ce que l’on appelle aujourd’hui la «bioéthique».

 

Source: Wikipédia (.fr) – Le code de Nuremberg.

 

Le code

Commentaires

1. Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne concernée doit avoir la capacité légale de consentir ; qu’elle doit être placée en situation d’exercer un libre pouvoir de choix, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes sournoises de contrainte ou de coercition ; et qu’elle doit avoir une connaissance et une compréhension suffisantes de ce que cela implique, de façon à lui permettre de prendre une décision éclairée. Ce dernier point demande que, avant d’accepter une décision positive par le sujet d’expérience, il lui soit fait connaître : la nature, la durée, et le but de l’expérience ; les méthodes et moyens par lesquels elle sera conduite ; tous les désagréments et risques qui peuvent être raisonnablement envisagés ; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui pourraient possiblement advenir du fait de sa participation à l’expérience. L’obligation et la responsabilité d’apprécier la qualité du consentement incombent à chaque personne qui prend l’initiative de, dirige ou travaille à l’expérience. Il s’agit d’une obligation et d’une responsabilité personnelles qui ne peuvent pas être déléguées impunément ;

Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel, que ce soit pour essayer un nouveau médicament, un vaccin ou tout autre traitement médical au stade expérimental.

 

La personne doit être informée en détail sur l’expérience ainsi que des risques qui peuvent être occasionnés.

2. L’expérience doit être telle qu’elle produise des résultats avantageux pour le bien de la société, impossibles à obtenir par d’autres méthodes ou moyens d’étude, et pas aléatoires ou superflus par nature ;

L’expérience doit avoir un résultat supérieur à toutes autres méthodes connues pour éviter toute expérience superflue.

3. L’expérience doit être construite et fondée de façon telle sur les résultats de l’expérimentation animale et de la connaissance de l’histoire naturelle de la maladie ou autre problème à l’étude, que les résultats attendus justifient la réalisation de l’expérience ;

L’expérience doit reposer sur des résultats tangibles et qui justifient que l’on peut passer au stade de l’expérience humaine.

4. L’expérience doit être conduite de façon telle que soient évitées toute souffrance et toute atteinte, physiques et mentales, non nécessaires ;

Toute souffrance physique et mentale non nécessaire doit être évitée au maximum.

5. Aucune expérience ne doit être conduite lorsqu’il y a une raison a priori de croire que la mort ou des blessures invalidantes surviendront ; sauf, peut-être, dans ces expériences où les médecins expérimentateurs servent aussi de sujets ;

L’expérience ne doit pas être poursuivie si l’on estime qu’elle résultera en morts ou conséquences graves et invalidantes pour les sujets.

6. Le niveau des risques devant être pris ne doit jamais excéder celui de l’importance humanitaire du problème que doit résoudre l’expérience ;

L’expérience doit avoir un ratio bénéfice/risque positif.

7. Les dispositions doivent être prises et les moyens fournis pour protéger le sujet d’expérience contre les éventualités, même ténues, de blessure, infirmité ou décès ;

Tout doit être mis en oeuvre, pendant l’expérimentation, pour éviter au maximum toutes blessures ou effets secondaires.

8. Les expériences ne doivent être pratiquées que par des personnes scientifiquement qualifiées. Le plus haut degré de compétence professionnelle doit être exigé tout au long de l’expérience, de tous ceux qui la dirigent ou y participent ;

Ceux qui mènent les expériences doivent être, pendant toute la durée, des scientifiques qualifiés dans le domaine.

9. Dans le déroulement de l’expérience, le sujet humain doit être libre de mettre un terme à l’expérience s’il a atteint l’état physique ou mental dans lequel la continuation de l’expérience lui semble impossible ;

Les sujets de l’expérience ont le choix de mettre un terme à l’expérience quand il estime que cela doit stopper.

10. Dans le déroulement de l’expérience, le scientifique qui en a la charge doit être prêt à l’interrompre à tout moment, s’il a été conduit à croire — dans l’exercice de la bonne foi, de la compétence du plus haut niveau et du jugement prudent qui sont requis de lui — qu’une continuation de l’expérience pourrait entraîner des blessures, l’invalidité ou la mort pour le sujet d’expérience.

Le scientifique en charge de l’expérience doit interrompre cette dernière implique des morts ou blessures invalidantes pour les sujets.

A voir aussi:  Le signe des cornes

 

Le texte bioéthique qui engage le monde entier

Elément moins connu : il existe une autre déclaration qui conforte le code de Nuremberg et qui est, de nos jours, le seul texte bioéthique reconnu engageant officiellement toutes les nations du monde.

Il s’agit de «la déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme (DUBDH) de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO)» qui a été acceptée à l’unanimité en 2005 par la communauté mondiale, composée de 191 nations membres.

 

ARTICLE 6 de cette déclaration stipule (Source) :

Article 6 :

  1. Toute intervention médicale ne peut être effectuée qu’avec l’accord préalable, libre et éclairé de la personne concernée sur la base d’informations adéquates.Le consentement doit, le cas échéant, être exprès et peut être retiré par la personne concernée à tout moment et pour n’importe quelle raison sans désavantage ni préjudice.
  2. La recherche scientifique ne doit être effectuée qu’avec le consentement préalable, libre, exprès et éclairé de la personne concernée. L’information doit être adéquate, fournie sous une forme compréhensible et inclure les modalités de retrait du consentement. Le consentement peut être retiré par la personne concernée à tout moment et pour n’importe quelle raison, sans aucun inconvénient ni préjudice.

 

Autres accords similaires

Plusieurs conventions médicales et éthiques confirment aussi ce caractère sacré de droits éthiques sur les expériences médicales opérées sur les humains:

 

Selon la Bible

L’animal qui se substitue au sacrifice d’un humain

Dieu n’a jamais voulu que des expériences soient faites sur les humains. Au contraire, tout comme le corps médical fait des expériences sur les animaux pour s’assurer que les traitements ne seront pas nocifs pour les humains, Dieu a utilisé certains animaux en guise de «rachat» sous l’Ancien Testament pour les sauver d’une «mort» éternelle.

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Dès le début de l’histoire de l’humanité, des animaux furent offerts en sacrifice pour éviter que les hommes ne périssent par leurs fautes devant un Dieu Saint. Mais ces sacrifices étaient temporaires, annonçant par leur symbole l’arrivée d’un agneau particulier: Jésus. C’est ce que «Jean le Baptiste», le dernier prophète de l’Ancien Testament avait compris en voyant Jésus pour la première fois:

Jean 1 verset 29.

  • Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Pourquoi Dieu a-t’il envoyé Jésus? La réponse se trouve dans ce verset:

Jean 3 verset 16.

  • Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

L’animal sacrifié représentait un substitut : les fautes de l’homme étaient transférées sur l’animal alors qu’en échange, il recevait l’innocence de l’animal. A la fin du sacrifice, l’homme était à nouveau considéré juste aux yeux de Dieu.

C’est tout le principe sur lequel repose la rédemption qui veut dire «rachat». Juridiquement, si une faute, une loi est transgressée, il y a une peine. Celle de l’homme était celle d’être condamné pour l’éternité à être séparé de Dieu et à aller en enfer.

Seulement, tous ces sacrifices ne pouvaient pas parfaitement racheter l’homme car l’accès au trône de Dieu était toujours interdit. De plus, l’homme avait toujours une nature qui  le poussait à pécher. Ces sacrifices étaient comme des pansements qui cachaient temporairement leurs péchés. Il fallait qu’il y ait un sacrifice plus parfait (victime propitiatoire) : celui de Christ, fils de Dieu qui est venu en personne nous racheter (payer notre dette) pour que nous recevions Sa justice pour l’éternité.

Et cette justice, on la reçoit «par la foi», c’est-à-dire, en croyant que ce que Dieu offre est vrai.

Romains 3 versets 25-26

  • C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

Ne pas oublier que les animaux ont été créés par Dieu et qu’Il souhaite même les épargner lorsque c’est possible. On l’a vu dans l’histoire de Jonas (1).

Personnellement, je crois que toutes vies, animaux inclus, se retrouvent au ciel après qu’ils aient péris. Rien de ce que Dieu créé semble être temporaire. Mais c’est une opinion personnelle sur un sujet qui n’est pas abordé dans la Bible: on verra une fois là-haut!

 

La loi de Moïse

La loi de Moïse a dix commandements. L’un d’entre eux est de ne pas convoiter ce qui appartient à son prochain.

Or, la Bible dit que la racine de tous les maux vient de l’amour de l’argent:

1 Timothée 6:10

  • Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

C’est souvent cet amour de l’argent, la cupidité et l’amour du pouvoir que l’argent procure, qui poussent des personnes à commettre des actes outrepassant la dignité humaine.

Seulement, un jour ou l’autre, ils en paieront les conséquences, à moins de se tourner vers Dieu:

Proverbes 3 versets 18-19.

  • Et eux, c’est contre leur propre sang qu’ils dressent des embûches, C’est à leur âme qu’ils tendent des pièges.
    Ainsi arrive-t-il à tout homme avide de gain; La cupidité cause la perte de ceux qui s’y livrent.
  •  

Que faut-il retenir ?

Pendant la deuxième guerre mondiale, les populations étaient persuadées d’avoir un gouvernement et un corps médical qui veillaient sur leur bien-être. Même Hitler annonça «la solution finale» comme une mesure qui allait sauver le peuple allemand (2). L’histoire démontra qu’il n’en était rien: cette solution se résumait en camps de concentration et en expérimentations inhumaines pour la gloire de la science médicale pour d’autres.

A voir aussi:  Que signifie s’agenouiller devant une personne ?

Le texte du Code de Nuremberg peut nous insuffler les réflexions suivantes:

  • Est-ce que ces principes sont suffisants pour protéger l’humanité d’humains avides de pouvoir?
    En tous temps il y a eu des personnes machiavéliques. Est-ce que notre époque en est exempte?
    Sommes-nous réellement vigilants pour veiller à ce qu’un autre génocide ou abus d’expérimentation se reproduisent?

La nature humaine étant ce qu’elle est, pensez-vous que cela peut se reproduire de nos jours?

Pensez-vous que ce code de Nuremberg soit appliqué en tout temps?

 

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Plus de détails et les sources sont données dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

Références

‘(1) Dieu a créé les animaux qu’Il aime. Il a même déclaré, lors de leur création, que c’était «bon». Voir Genèse 1.

Jonas 4 verset 11.

Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!

 

‘(2) – YouTube – Pierrick Auger- Les lois de Nurenberg (Hitler qui annonce la solution finale pour «sauver le peuple allemand»).

 

Ce que dit la Bible

 

Commentaires

Ecritures

Dieu a créé les animaux qu’Il aime. Il a même déclaré, lors de leur création, que c’était «bon». Voir Genèse 1.

Jonas 4 verset 11.

Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!

Jésus est devenu l’agneau de Dieu qui a pris le châtiment à notre place afin que nous devenions enfants de Dieu pour l’éternité.

Romains 3 versets 20-26.

Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.

Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

 

Sources externes

Articles :

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