Roe v. Wade : mais qui est Jane Roe?

Roe v wade : Mais qui est Jane Roe?


Version audio de l’article

Gemmes

Vous avez certainement entendu parler du procès Roe V. Wade qui a légalisé l’avortement aux Etats-Unis d’Amérique.

Norma McCorvey, alias Jane Roe qui fut à l’origine de ce procès, a une personnalité assez troublante et a fait une confession plus que surprenante post mortem.

Voulez-vous en savoir plus?

Le procès Roe versus Wade

En fait, Jane Roe est le pseudo de Norma McCorvey qui a déclenché la légalisation de l’avortement aux Etats-Unis.

Enceinte de son 3ème enfant, elle voulait se faire avorter.

Ses avocats décidèrent de porter son cas devant les tribunaux pour obtenir gain de cause car l’état du Texas où elle se trouvait autorisait les avortements uniquement lorsqu’il y avait danger pour la vie de la mère, ce qui n’était pas son cas.

Norma s’est présentée sous ce nom dans un procès qui sera connu sous le nom de «Roe v. Wade» (Roe versus Wade).  

Il n’y avait pas de juridiction dans ce domaine : ce procès pour exiger un droit à l’avortement était une première.

Les juges s’appuyèrent sur le 4ème amendement de la Constitution sur le droit à la vie privée pour dire que les femmes pouvaient avoir le choix d’avorter jusqu’à la 24e semaine de grossesse.

En 1973, l’avortement fut légalisé.

Mais qui est vraiment Norma McCorvey, alias Jane Roe?

Faits troublants

Contexte du procès

Avant que ce fameux procès ne commence, Norma McCorvey, était enceinte pour la troisième fois mais elle ne voulait pas de ce bébé : elle désirait avorter. En 1969, elle avait 21 ans, était déjà divorcée, sans logement : pas l’idéal pour élever un enfant.

Il semblerait que Norma ait beaucoup souffert dans sa vie. A l’âge de 16 ans, elle se retrouva mère d’une petite Mélissa. Seulement sa mère aurait usé de stratagèmes pour d’abord lui ôter la garde de sa fille puis ensuite pour la faire adopter contre le consentement éclairé de Norma. Seulement les versions diverges sur cet épisode. Il faut savoir que Norma était une jeune femme qui pouvait sombrer dans l’alcool et la drogue et sans preuves, il est difficile de savoir ce qui c’est réellement passé.

Elle eut une deuxième fille, Jennifer, qui fut donnée pour adoption.

Selon une version, pour sa troisième grossesse, des amis lui conseillèrent d’essayer d’obtenir un avortement légal en faisant croire qu’elle s’était faite violée par un groupe d’hommes noirs. Mais le manque de preuve fit échouer le plan. Des années après, Norma dira que cette histoire était une pure invention. Une autre version dit que c’était un plan élaboré par les avocats qu’elle rencontrera plus tard pour le procès.

Ce qui est sûr, c’est qu’elle chercha à se faire avorter dans une clinique, mais toutes avaient été fermées par les autorités du Texas. Son docteur l’a mise en relation avec un avocat spécialisé dans les adoptions. Bien que Norma voulait seulement avorter, elle accepta malgré tout de le rencontrer.

A son tour il lui présenta d’autres avocats – Linda Coffee et Sarah Weddington, qui cherchaient justement des jeunes femmes enceintes qui voulaient se faire avorter : Norma allait enfin pouvoir être celle qui leur permettrait de lancer un procès pour légaliser l’avortement.

Les avocates lui dirent que l’avortement consistait juste à enlever un morceau de tissu comme les règles.

Norma qui avait quitté l’école à l’âge de 14 ans ne pouvait pas en connaître davantage sur le sujet surtout que dans les années 70, l’avortement était un sujet tabou et mal connu. Le mot avortement était un mot utilisé dans un des films de John Wayne (en anglais «aborting the mission» / avorter ou mettre un terme à une mission). Alors elle pensa que cela voulait simplement dire «revenir en arrière» à un état où on n’est plus enceinte. Elle a cru, en toute sincérité que le mot «avortement» consistait à empêcher un enfant de voir l’existence sans vraiment comprendre ce que cela impliquait.

Le procès

Puis ce fut le début du procès Roe v. Wade (Roe versus Wade). Norma prit le pseudo de Jane Roe pour sa sécurité. Wade est le nom du Procureur de District. L’affaire mit 3 ans à atteindre la Cour Suprême des Etats-Unis et Norma McCorvey ne participa à AUCUN des procès et elle ne rencontra ses avocats que deux fois.

Avant que le procès ne se termine, Norma donna naissance à sa troisième fille qu’elle abandonna à l’adoption et qui devint Shelley Lynn Thorton. Cette dernière ne la rencontrera jamais mais eut une courte conversation avec elle au téléphone en 1984. Lors de cet entretien téléphonique, Norma lui dit qu’elle devrait la remercier de ne pas avoir avorté, ce qui fit vivement réagir Thorton qui rétorqua : «Quoi? Suis-je supposée vous remercier de m’avoir rejetée en m’abandonnant?» Elle ajouta : «Jamais, au grand jamais je vous remercierai de ne pas m’avoir avortée». Elle dira plus tard «lorsque quelqu’un est enceinte d’un bébé et qu’elle ne le désire pas, ce bébé développe une intuition qui lui dit qu’il n’a pas été voulu».

Lorsque le verdict du procès tombera, Norma dévoilera à la presse qu’elle est la «Jane Roe». Elle révélera que sa fille a été donnée pour adoption parce qu’elle était sans emploi et dans une profonde dépression.

En 1983, elle dira à la presse qu’elle avait été violée, affirmation qu’elle démentira elle-même en 1987.

Des témoins affirmeront qu’après le procès, elle passait une bonne partie de son temps en boîte de nuit. Pendant des années, elle eut une compagne jusqu’à l’âge de 35 ans.  Plus tard, elle dira de cette relation que c’était «juste pour le spectacle»  et «simplement platonique».

Avec tous ces éléments troublants, on ignore si elle est fiable dans ce qu’elle affirme, que ce soit lorsqu’elle se dit pour ou contre l’avortement…

Mais l’histoire de Norma McCorvey ne finit pas là.

Revirement

Quelques années plus tard, en 1995, elle stupéfait tout le monde :  elle confie aux médias qu’elle a changé de camp pour mener une croisade qui s’oppose au verdict de son propre procès : elle est désormais une fervente opposante à l’avortement! Inutile de dire que les représentants religieux et anti-avortement furent ravis de la faire parler dans leurs émissions.

Ce qui s’était passé, c’est qu’elle travaillait pour une clinique d’avortements à Dallas lorsque le groupe «anti-avortement» installa ses bureaux à côté. Le révérend Philipp Benham, directeur de ce groupe lui annonça l’Evangile. Elle devint catholique et une porte-parole engagée dans le mouvement pro-vie.

Elle déclarera : «En connaissant Dieu, j’ai réalisé que mon procès qui a légalisé l’avortement fut la plus grande erreur de ma vie.»

Dans ses mémoires publiées en 1997 «Won By Love» (gagnée par l’amour), elle révèlera les horreurs qui se déroulent dans les cliniques d’avortements dans lesquelles elle travailla :

Je la cite :

  • «J’ai travaillé dans plusieurs centres d’avortement sur plusieurs années. En fait, j’ai travaillé pour deux cliniques en même temps et elles appliquaient les mêmes conditions à respecter dans ces lieux ainsi que sur les «conseils» à donner aux femmes. Une clinique où j’ai travaillé en 1995 était typique : des luminaires et du plâtre tombant du plafond, des rats qui tombent de l’évier, des éviers bouchés, du sang giclé sur les murs. Mais la pièce la plus déprimante dans le bâtiment était la pièce des «morceaux démembrés». C’est là que l’on entreposait les bébés avortés. Il y avait des bébés morts et des morceaux démembrés stockés là. Certains bébés se retrouvaient dans des seaux, d’autres non. La puanteur était horrible. Des sacs en plastique remplis de parties de bébés, des petites mains et des petits pieds visibles à travers les bocaux, figés dans le sang. Le personnel de la clinique d’avortement appelait toujours ces bébés démembrés des « tissus ».»

Au mois de février 2005, Norma déposa une demande à la Cour Suprême afin de renverser la décision de 1973 intitulée «McCorvey v. Hill», en stipulant qu’elle avait le droit de le faire en tant que plaignante à l’origine du 1er procès et que l’affaire devait à nouveau être entendue sur la base des preuves qui montrent le mal fait aux femmes. Mais la cour rejeta sa demande.

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Coup de théâtre

Puis, revirement : en 2020, un documentaire est publié à titre posthume. Il s’intitule «Le documentaire AKA Jane Roe – Confession».

Norma commence, affaiblie par la maladie : « Ceci est ma confession sur mon lit de mort ». Elle affirme que son activisme anti-avortement n’était qu’une « comédie ». Elle disait simplement ce pour quoi on l’avait payée et qu’elle ne se souciait pas de savoir si une femme pouvait avorter. Elle dira :

  • «J’étais un gros poisson. Je pense que c’était réciproque Je prenais leur argent et ils me mettaient devant les caméras et me disaient quoi dire. C’est ce que je disais» (…). «Si une jeune femme veut se faire avorter, ça ne me coûte rien». «J’étais une bonne actrice».

Elle aura donc été financée par les deux camps opposés : ses interventions sur les plateaux TV, les documentaires ainsi que ses frais de justice.

C’est à se demander si elle a vraiment fait quelque chose avec conviction pour l’un ou l’autre partie.

Impact du procès

L’issue du procès Roe v. Wade continuera d’être controversée dans les années qui suivirent et des amendements seront déposés pour essayer de modifier la décision, mais en vain.

On estime qu’il y a eu environ 600’000 avortements en moyenne par an aux Etats-Unis ce qui fait, jusqu’en 2022, 63 millions de bébés qui n’ont pas vu le jour depuis la légalisation de l’avortement.

Dans le milieu médical, des médecins, aides-soignants, infirmiers qui ont des convictions pro-vie ont dû se positionner pour savoir s’ils devaient continuer à exercer si cette décision les impactait.

Dans le milieu pharma-industriel, on sait depuis des années que les fœtus sont utilisés dans la composition des produits cosmétiques, de médicaments et bien d’autres produits qui pourraient nous surprendre.  En fait, c’est un business en or…

C’est certainement ce qui a poussé les centres «d’avortement» et les politiciens à repousser la période limite pour pratiquer un avortement. A force de le faire, on est arrivé à un stade où il est flagrant que nous n’avons pas affaire à «une masse non humaine», mais bien à un petit humain en voyant le bébé sur l’écran d’échographie…

Il faut ouvrir les yeux sur ce qui se passe, car cela va bien au-delà du «droit de la femme» sur son corps.

On applique des crèmes, du maquillage, on prend des médicaments sans prendre conscience qu’en prenant ces produits, on ingère des fois une partie, certes infime, d’un petit humain. Clarens Thomas, juge à la Cour Suprême affirme qu’il y en a aussi dans les vaccins anti-covid.

Réalisez-vous que son cœur bat déjà à la 5ème semaine de grossesse alors qu’il ne pèse qu’un gramme?

Il y a un autre aspect que l’on oublie : comment en est-on arrivé à abandonner ces corps pour qu’ils ne soient pas enterrés pour en faire le deuil avec respect, mais pour qu’ils finissent en «produit»?!

Dans les civilisations dites «primitives», la terre qui accueillait la dépouille des morts et le corps de ces derniers étaient considérés comme sacrés. Notre civilisation les traite comme des produits! Même Bill Gates a lancé l’idée d’utiliser les cendres humaines (les morts) en compost!

Une société qui traite les humains de plus en plus comme un produit finira par s’auto-détruire puisque l’on jugera chacun selon l’utilité qu’il occupe sur cette Terre!

Les méthodes d’avortement

Pensez-vous que l’avortement soit une procédure banale?

En  France, nous avons deux méthodes sachant que d’autres pays en proposent d’autres en plus :

  • L’IVG contraceptive: c’est un avortement possible jusqu’à la 9ème semaine de grossesse. Aucune anesthésie est nécessaire puisqu’il s’agit de prendre un médicament pendant deux jours avec deux comprimés : le premier jour pour empêcher la croissance du fœtus et le deuxième pour l’expulser du corps. Des saignement et l’expulsion du fœtus peuvent se déclencher dans les 3h pour 60 à 70% des cas et des fois jusqu’à 72h pour 30 à 40% des cas. Les femmes ressentent des douleurs semblables à de fortes règles (crampes). C’est la raison pour laquelle des médecins prescrivent en parallèle des médicaments anti-douleurs. Un contrôle est fait dans 15 jours pour voir si tout s’est bien passé et s’il n’y a pas de complications. Cela marche dans 98% des cas. En cas d’échec, la femme doit subir une IVG chirurgicale par aspiration.
  • L’IVG chirurgicale ou l’IVG instrumentale: Elle est pratiquée jusqu’à la 14ème semaine de grossesse sous anesthésie locale ou totale de la mère (contrairement au fœtus) suivant le cas. Le fœtus est déchiqueté et aspiré par un système d’aspiration introduit par le col de l’utérus. Un contrôle est fait deux semaines plus tard pour s’assurer qu’il n’y a pas de complications. Elle est officiellement fiable à 99,7%.

Ces deux interventions ne sont pas anodines ni sans conséquences. Chaque personne y réagit différemment. Mais on ne peut pas ignorer les traumatismes «post avortement» de certaines mères. Certaines ne se remettent jamais psychologiquement, d’avoir avorté et de n’avoir jamais pu tenir ce bébé dans leur bras! Il y en a qui sont dépressives tous les ans à la date anniversaire de l’avortement…

Les risques physiques possibles avec un IVG chirurgicale :

(Source : video Obstétricien-Gynecologiste Anthony Levatino aux USA qui a fait 1’00 avortements avant de réaliser ce qu’il faisait.) – 2363.org.

  • Perforation de l’utérus
  • Lacération cervicale
  • Infection
  • Hémorragies
  • Mort de la mère
  • Complications avec les futures grossesses.
Images procédure IVG médicale

Décision de la Cour Suprême en 2022

En juin 2022, la Cour Suprême des Etats-Unis annule le jugement rendu lors du procès Roe v. Wade : l’avortement est désormais considéré inconstitutionnel. En effet, la Constitution ne mentionne pas ce droit et le 14ème amendement sur le «droit privé» ne peut pas être retenu dans ce cas.

Les réactions

Bien sûr, les pro-vies se réjouissent de cette décision, contrairement à ceux qui sont pro-avortements qui ont lancé un appel à faire une «Nuit de Rage». Ils manifestent haut et fort leur désaccord en provoquant des émeutes, des grèves, et en exhortant les émeutiers à scander leurs slogans devant les domiciles des juges. Ils font tout pour inciter ces juges à inverser le jugement, en allant jusqu’à divulguer l’adresse de leur domicile personnel.

A voir aussi:  5-La statue de Nebucadnestar – Les Jambes

L’OMS fit une déclaration pour exprimer son inquiétude sur l’impact mondial de la décision américaine sur l’avortement. « De nombreux pays… pourraient suivre le mouvement », déclare le responsable de l’OMS, soulignant que « l’impact mondial est également préoccupant ».

Pourquoi cette agitation?

Ce fameux procès aura décidemment provoqué bien des émeutes, destructions et divisions entre les américains depuis 1973.

La décision de la Cour Suprême en 2022 a ébranlé des pays dans le monde : en France, des voix se sont tout de suite élevées pour que ce droit soit inscrit dans la Constitution de notre pays ce qui serait une première au monde!

Pourquoi tant de réactions alors que l’avortement n’est pas interdit au niveau des Etats?

Les Etats peuvent toujours choisir de légaliser l’avortement à leur niveau

Le jugement de la Cour Suprême a juste clarifié que l’avortement n’est pas inscrit dans la Constitution. La preuve : des Etats choisissent à ce jour de conserver ce droit. Le droit à l’avortement n’est plus imposé au niveau national mais il est laissé à l’appréciation de chaque état, donc au niveau fédéral!!

La seule chose que cette décision a provoqué est qu’elle a enlevé la protection légale qui empêchait les états, s’ils le désiraient, de limiter ou d’interdire l’avortement.

Pour preuves :

  • Plus de 20 états décidèrent dans les jours qui suivirent le verdict de se conformer à cette décision.  
  • D’autres, au contraire, cherchent à renforcer ce droit à l’exemple de la Californie qui a déjà déposé un amendement sur la Constitution de l’Etat pour autoriser les mères dans cet état d’avorter leur enfant même jusqu’à la limite de la naissance.
  • De grands groupes ont annoncé qu’ils financeraient le voyage de ceux qui voudront continuer à se faire avorter dans des états autorisant à le faire :

Disney

Expedia

Dick’s

Paypal

Bank of America

Patagonia

Citi

Tesla

Amazon

Microsoft

CVS

JPMorgan Chase

Biogen

Yelp

Cigna

T-Mobile

Airbnb

Alors? Pourquoi tant d’agitation si contrairement au premier verdict, plus de liberté est laissée au niveau de chaque état et pourra satisfaire les deux camps au lieu d’un seul ?

Et pourtant (section ajoutée le 09.07.2022)

Le 8 juillet 2022, Biden a signé un décret sur l’avortement déclarant que la Cour suprême est «hors de contrôle» », disant que la décision de cette dernière fut un exercice de « pouvoir politique brut ». Il a donc signé un décret exécutif pour aider à protéger l’accès aux services d’interruption de grossesse.

Les pouvoirs du président suite à la décision de la Cour Suprême s’étaient vus limités dans ce domaine parce que les États américains pouvaient adopter des lois restreignant l’avortement et l’accès aux médicaments. Ce nouveau décret exécutif devrait avoir un impact limité.

« Nous ne pouvons pas permettre à une Cour suprême hors de contrôle, travaillant en collaboration avec des éléments extrémistes du parti républicain, de nous priver de nos libertés et de notre autonomie personnelle », a-t-il déclaré. »

Cette décision du  président est assez étonnante car il s’est mis au-dessus de la décision de la Cour Suprême, chose que les républicains n’avaient pas fait en 1973 lorsque la décision allait contre la majorité de leurs électeurs…

Un crime ou une masse de tissu?

Qui sait ce que ces bébés avortés auraient pu accomplir en terme de nouvelles inventions, découvertes, contributions pour le bien de la communauté et dont l’impact se fait peut-être toujours ressentir aujourd’hui?

Les partisans à l’avortement pensent souvent que le bébé n’est qu’une masse de tissu. Pourtant, les spécialistes n’ont jamais cessé de repousser la période limite à l’avortement alors qu’on sait que le fœtus est un être vivant très tôt. Si vous avez un doute, visionnez une vidéo qui montre l’avortement d’un fœtus au tout premier stade.  Comment un fœtus arrive-t’il à reculer de terreur devant l’outil qui doit le déchiqueter et l’aspirer?

Et c’est là toute la problématique : à quel moment est-il vivant, et s’il est vivant, l’avortement devient alors un crime.  Et si c’est un crime, à qui profite-t’il?

Certainement pas à la mère qui se fait avorter, qui n’en retire aucun bénéfice pécunier et qu’on rassure en lui disant que le bébé ne sentira rien : elle est aussi victime du système.

Lorsque l’on écoute le témoignage d’Abby Johnson, ancienne directrice d’une clinique d’avortement aux Etats-Unis, on voit que ce business est bien juteux pour les industries. Voir l’article «Abby Johnson et l’avortement».

La vérité finira par sortir…

Selon la Bible

Je pense que tout le monde connaît la réponse: la Bible estime que toute vie est sacrée et celle du fœtus n’est pas exempte.

Que dit-elle d’ailleurs sur le petit être qui se niche dans le ventre de sa mère?

Psaumes 139 versets 13-16.

  • C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
    Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien.
    Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre.
    Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât.

Dieu a inscrit notre destinée dans un livre avant même que nous soyons complètement formés dans le ventre de notre mère! Là où un humain n’y verrait qu’une «masse informe», Dieu, lui, voit un être prêt à vivre une destinée.

Consacrés depuis le ventre de leur mère

La Bible mentionne que nous sommes consacrés, mis à part pour une destinée, dès le ventre de notre mère :

Samson, un futur juge d’Israël:

Juges 13 verset 5.

  • Car tu vas devenir enceinte et tu enfanteras un fils. Le rasoir ne passera point sur sa tête, parce que cet enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère; et ce sera lui qui commencera à délivrer Israël de la main des Philistins.

Job qui reconnait que Dieu l’a formé :

Job 31 verset 15.

  • Celui qui m’a créé dans le ventre de ma mère ne l’a-t-il pas créé? Le même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le sein maternel?

La destinée du prophète Jérémie:

Jérémie 1 verset 5.

  • Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations.

Sa destinée ou la nôtre?

Bien sûr, tous n’acceptent pas la destinée que Dieu a écrite à leur attention. Pour cela, il faut inviter Dieu dans sa vie! La Bible indique que certains viennent au monde avec une conscience de l’existence et de la présence de Dieu dès leur plus jeune enfance alors que d’autres le rejettent depuis toujours :

A voir aussi:  6-La statue de Nebucadnestar – Les pieds

Psaumes 22 verset 10.

  • (22:11) Dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu.

Psaumes 58 verset 3.

  • (58:4) Les méchants sont pervertis dès le sein maternel, Les menteurs s’égarent au sortir du ventre de leur mère.

Que nous appartenions à l’un ou l’autre groupe, notre destinée peut totalement changer si on invite Dieu dans Sa vie et qu’on Le laisse agir.

Jérémie 29 verset 11.

  • Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

Dieu a un plan pour chacun d’entre nous car Il nous a connu avant même notre naissance, même ceux qui n’étaient pas attendus ou voulus par leurs parents. L’intention de Dieu a toujours été de former une famille, car il a des projets grandioses après notre vie sur Terre.

Que faut-il retenir ?

Norma McCorvey est décédée en 2017, à l’âge de 69 ans, soit cinq ans avant que la Cour Suprême des États-Unis ne revienne sur son arrêt historique de Roe vs Wade.

Manipulée, fragile ou manipulatrice, personne ne pourra vraiment le dire. Son histoire est plutôt triste.

Mais qu’en ressort-il? Deux camps se déchaînent : l’un pour et l’autre contre l’avortement.

Nous vivons ensemble : nous devrions trouver un terrain d’entente.

Si l’on veut être juste, il faut non seulement considérer le droit de la femme, mais aussi celui du bébé. Or, le droit à l’avortement occulte le droit à  la vie du bébé.

Alors, pourquoi ne pas trouver une solution avec celles qui ne désirent pas garder leur enfant – qui est d’ailleurs un droit que l’on doit respecter et que l’on ne doit pas juger-?

Avec tous les parents qui souhaitent adopter, on devrait faciliter l’abandon et le droit à l’adoption pour accorder à l’enfant le droit de vivre.

On devrait aussi aider les femmes, quelles que soient leurs difficultés, pour les entourer pendant leur grossesse et même un temps après, qu’elles fassent le choix ou non de garder le bébé.

La détresse de celles qui se font avorter est réelle : les pointer du doigt ne sert à rien.

Il est peut-être temps de revenir au respect de la vie et d’apporter des solutions pour que le choix des mères, leur grossesse et le futur des bébés se fassent dans les meilleures conditions.

Nous sommes tous d’accord sur un point: on devrait tenir compte de situations extrêmes si, par exemple, la vie de la mère est en danger.

Alors, qu’en pensez-vous?

Voir notre article sur Abby Johnson, une ancienne directrice d’une clinique Parenthood d’avortements aux Etats-Unis et ce qu’elle a découvert.

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Plus de détails, sources et références sont donnés dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

Biden dit qu’il serait favorable à la modification des règles du «filibuster» (une obstruction juridique) pour codifier Roe contre Wade.

« … Je crois que nous devons codifier Roe contre Wade et la loi. Et la façon de le faire est de s’assurer que le Congrès vote en ce sens. Et si l’obstruction parlementaire y fait obstacle, c’est comme pour le droit de vote ; il faudrait prévoir une exception pour cela, sauf pour exiger une exception à l’obstruction parlementaire pour cette action… »

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  • Louis Segond (LSG) by Public Domain sauf si spécifié autrement.
  • Image mise en avant : dessin personnel.

2 réflexions sur “Roe v. Wade : mais qui est Jane Roe?

  • juillet 9, 2022 à 4:39
    Permalien

    Excellent article ! Très bien documenté ! Bravo Florence

    Répondre
    • juillet 9, 2022 à 4:42
      Permalien

      Bonjour,

      Merci Cathy. J’ai dû faire un ajout aujourd’hui avec l’ordre exécutif de Biden!

      Répondre

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