Le Voile de Véronique

Le Voile de Véronique


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Gemmes

Je connaissais le Suaire de Turin, mais j’ignorais qu’il y avait aussi d’autres « reliques » qui avaient un lien avec les récits bibliques de manière étonnantes et troublantes.

Il y a une histoire qui s’est répandue pendant des siècles, qui raconte qu’une femme pieuse, Véronique, utilisa un voile pour essuyer le front de Jésus pendant qu’il était en chemin pour y être crucifié.

On raconte, qu’en retirant son tissu du visage de Jésus, Véronique vit sa face imprimée dessus.

Rien qu’une histoire… c’est ce que je pensais. Même s’il y avait un bout de tissus exhibé comme étant ledit voile de Sainte Véronique. Car il n’y a rien dans la Bible qui confirme cette anecdote.

Jusqu’à ce que je tombe sur des documentaires qui apportent des éléments plus que troublants.

Cette relique est appelée « La Sainte Face » ou « Sainte Face de Jésus ».

Tables des matières

Jésus – un visage connu

Dès que cette image du voile de Sainte Véronique fut connue au XIVème siècle, les visages de Christ dans les œuvres d’art la prirent comme modèle. La découverte de la Sainte Face, la seule « photographie » à l’époque de Jésus, a, ainsi, bouleversé l’art religieux.

On retrouve ainsi :

  • Les cheveux longs séparés par une raie.
  • Une fine barbe.
  • Un long nez.

Impact de la Face Sainte à Rome

Cette figure devint si populaire, que des artistes reçurent beaucoup de commandes pour faire des œuvres sous ces traits.

Tout un commerce se fit autour de cette relique et même le Pape Innocent III voulu en tirer bénéfice. Il créa une fête sainte et instaura une procession qui devint le moment pivot annuel pour montrer la relique au public : le voile annoncé comme étant la présence du Christ sur Terre. Les pèlerins vinrent en si grand nombre pour la voir qu’il fut décidé de raser l’ancienne Basilique Saint Pierre et de la reconstruire. Les pèlerins qui venaient prier devant ce voile sacré pouvaient acheter des indulgences.

Au centre de cette basilique repose la tombe de Saint Pierre. Et autour de l’autel se trouve quatre colonnes qui « hébergent » les quatre reliques les plus populaires de l’époque :

  • Le crâne de Saint André.
  • Le voile de Véronique.
  • La Sainte Lance.
  • Un fragment de la vraie croix.

Le voile de Véronique est donc devenu un des piliers de la cathédrale de Saint Pierre.

A-t’on perdu le visage de Dieu ?

Quel paradoxe si c’était le cas !

Depuis que la Cathédrale Saint Pierre a été pillée par les soldats de Charles Quint le 6 mai 1527, le voile de Véronique n’est plus que rarement exhibé par le Vatican. On sait que les soldats avaient sorties les reliques. Les témoins de l’époque dirent que ce voile ne scintillait plus comme avant cette attaque. Ce voile est, en effet, en byssus, une matière similaire à de la soie. Les photos du voile exhibé par le Vatican montrent un vieux tissu taché de sang.

Du coup, mystère : est-ce que le Vatican détient toujours l’original ?

La thèse du Père Pfeiffer sur la relique de Manoppello

Un Père Jésuite allemand, du nom d’Hendrich Pfeiffer, a enquêté, et a affirmé au journaliste Paul Badde, lui aussi de nationalité allemande, que le voile ne se trouve plus à Rome, mais dans la petite ville de Manoppello.

Manoppello est un village discret et isolé à moins de 200 km de la ville de Turin.

Paul Badde y passa un jour rapidement lors de vacances avec sa fille.

Il put observer que le tissu est si fin que, sous certains angles, l’image disparait complètement. A cause du byssus, la réflexion de la lumière permet de prendre une photo de n’importe quelle direction.

Si quelqu’un met sa main ou un journal derrière ce voile, on peut les voir à travers, tellement ce tissu est fin. Quand on s’approche pour l’observer de plus près, l’image est translucide et incolore.

Paul Badde fut troublé.

L’enquête de Paul Badde

Il revint en Italie deux ans plus tard pour en savoir plus. De passage à Rome, il vit une affiche qui annonçait une conférence du Père Pfeiffer, ce même homme qui avait attiré son attention sur la relique de Manoppello.

Le Père Pfeiffer s’est avéré être un historien hautement qualifié dans l’art religieux médiéval et reconnu comme l’un des plus grands experts dans l’histoire de l’art du monde chrétien.

Il reconfirma ce qu’il avait dit à Paul Badde deux ans auparavant : le voile de Véronique est la relique qui se trouve à Manoppello.

Les agrandissements de l’image montrent l’aspect photographique de l’image. Saisi, Paul Badde prit la décision d’écrire un livre et d’enquêter pour rassembler des preuves.

Il finit par obtenir un rendez-vous avec le directeur du Musée du Vatican en 2004 pour savoir ce qu’il savait sur la relique de Manoppello et pourquoi il y avait deux voiles de Véronique.  Mais le directeur refusa de s’engager dans ce débat ne donnant aucun crédit à la thèse du Père Pfeiffer. Paul Badde focalisa donc ses recherches sur la relique de Manoppello.

Le sac de Rome

Voici ce qu’il découvrir. Après le sac de Rome en 1427, le Pape Clément s’est réfugié au Château de Saint Ange. Le Commandant du château a dû emporter le voile de Véronique : il avait justement une propriété à Manoppello. Le voile de Véronique ne sera plus mentionné jusqu’à la consécration de la nouvelle Basilique de Saint Pierre en 1626. Le voile est donc montré, logé dans un des quatre piliers de l’autel. En 1629, le Pape Urbain VIII met fin à l’exposition du voile, mettant un terme au commerce qui, pourtant, rapportait énormément de revenus. Il ordonna que toutes les copies du voile soient détruites sous peine d’excommunication. Que se passe-t’il ? On détruit tous les objets qui permettaient de faire une comparaison avec celui du Vatican. Or, c’est à la même époque que l’on retrouve un récit racontant l’apparition du voile à Manoppello : celle d’un ange qui l’amène au village.

Un avant et un après Sac de Rome

Et c’est après ces évènements que le Vatican se remet à exposer le voile, mais qui est, curieusement, d’un aspect bien plus sombre et qui ne semble pas translucide…

Et, détail intéressant, les icônes ou peintures qui furent créées par la suite, ont hérité du même style sombre et plus triste de cette version de la Face du Christ.

Cela prouve bien qu’il y a eu une cassure avec une version du voile avant et après le sac de Rome.

Paul Badde retrouve la description qu’avait faite Martin Luther, le Réformateur, lorsqu’il avait vu le voile de Véronique. Déjà, Martin Luther dénonçait une supercherie en 1545 :  il y avait un voile translucide mais le voile présenté par le Vatican est opaque.

L’encadrement du Voile

Le Vatican ne lui permet pas de voir le Voile de Véronique du Vatican.

Il trouva le cadre qui contenait la relique avant le Sac de Rome au Musée du Trésor du Vatican. On voit bien qu’il a été conçu pour montrer le côté translucide du voile : il s’agit d’un cadre avec une vitre double-face pour permettre de voir le voile devant et derrière, comme celui de Manoppello. De plus, les deux cadres ont la même taille.

Et si l’on réfléchit : pourquoi le cadre au Musée du Trésor du Vatican a les vitres brisées et n’est plus utilisé pour le voile exhibé par le Vatican ?

Si l’on observe de près le voile de Manoppello, on découvre encore un fragment de verre collé au tissu.

Mais est-ce l’image de Dieu ?

Les preuves sont irréfutables : le voile de Manoppello est bien celui de Sainte Véronique. Mais est-ce bien celui du Christ ?

Paule Badde se penche alors sur le personnage de Véronique : son prénom veut dire : la vraie image du latin Vera Iconia qui a donné le prénom « Véronique ». Son personnage est donc fictif : il désigne le voile lui-même.

Paul découvre que le tissu est du byssus. Le plus précieux vient du mollusque pina mobillis qui fait 90 cm à 1,20 m de diamètre : c’est le plus grand mollusque de la Mer Méditerranée. C’est un tissu composé de milliers de fils et difficile à fabriquer, le rendant onéreux. Il était appelé « soie marine » et vénéré, dans l’Antiquité, comme un matériau religieux. C’était le tissu le plus cher, se trouvant dans la tombe des Pharaons, dans la fabrication de l’éphod des Grands-Prêtres hébreux. Dans la Bible, ce mot est appelé « le fin lin pur et éclatant ». Paul demande à une experte en Byssus de mollusque, en Sardaigne, de venir examiner le voile de Manoppello. Elle a confirmé qu’il s’agissait bien de la soie marine.

Un tissu de Byssus

Ce voile est tissé en Byssus, une matière considérée précieuse. C’est un tissu fait à partir de certains mollusques comme la moule, la binne et qui donne un tissu similaire à la soie.

On parle souvent des manteaux de byssus porté par des rois et dignitaires de haut rang.

Ce n’est pas le genre de tissus que l’on utiliserait, normalement, pour éponger le front de quelqu’un en souffrance.

Comme ce tissu est en byssus, il donne une projection d’image différente suivant la luminosité. Les scientifiques n’ont pas trouvé trace d’encre, de pigment (peinture) ou quoique ce soit qui indique que ce serait un dessin de main d’homme.

Comment un tel tissu a pu éponger le front d’un condamné à mort ? Il consulta la Bible. Il découvrit qu’un voile avait été mis autour de la tête du Christ. On sait que c’est un homme riche qui laissa sa tombe au Christ et qui prit le corps pour l’envelopper d’un linceul… il a donc mis un tissu extrêmement onéreux sur le visage du Christ. Mais, à cette époque, le visage des morts pouvait être revêtu d’un voile de byssus. Le mystère de la provenance du voile est donc levé.

L’image du visage

Une autre question se soulève : comment un visage a-t ’il pu s’imprimer ? On a la « photo » négative (et positive désormais) du Christ crucifié sur le Saint Suaire. Le voile de Véronique serait la « photo » du Christ ressuscité. Ces deux reliques ont été transmises jusqu’à nos jours.

Est-ce une image faite par l’homme ? Paul Badde a prouvé que cette soie n’était pas ordinaire : elle est marine. Il est impossible de peindre dessus. On a retrouvé des pigments très fin, déposés par des peintres au Moyen-Age qui tentaient de raviver les couleurs ou qui avaient posé une copie pour qu’elle soit bénie par la relique.

Si ce n’est pas fait par l’homme, par qui, quoi alors ?

Ce linge mortuaire était reproduit dans des peintures jusqu’à la Renaissance. Que ce soit la période avant ou après le sac de Rome, les peintures qui représentent Christ étaient fidèles à la relique du Voile présentée à leur époque par le Vatican.

Reconnaissance du Pape Jean-Paul II et le Cardinal Ratzinger sur ses recherches

Paul Badde a envoyé ses conclusions, documents et photographies au Pape Jean-Paul II. Le Cardinal Ratzinger, le futur Pape Benoît XVI, lit aussi son livre et le complimente.

Le dimanche 13 mars 2005, Paul est enfin autorisé à voir le Voile de Véronique qui est dans la Basilique Saint Pierre. A l’intérieur du pilier, il y a une petite chapelle qui abrite cette relique. Après l’avoir examiné de très près, il découvre une image qui ne ressemble en rien aux reproductions du Moyen-Age. Il ne s’agit pas de l’image d’origine, une vulgaire copie sombre. Il n’est pas autorisé à prendre des photos. Le Vatican ne veut pas que les fidèles découvrent qu’il n’y a pas d’image visible et admettre que l’image avait été perdue pendant 500 ans est quelque peu embarrassant.

Ils ont perdu la face…

Mais le 1er septembre 2006, le Pape Benoît XVI est venu en visite à Manoppello. Il fit un face à face avec le Christ ! Il s’est incliné devant l’image en priant silencieusement pendant 8 minutes. Le premier pape qui, depuis 500 ans, vénérait le vrai visage du Christ ressuscité. Cette visite eu de profondes répercutions. Une semaine plus tard, le Pape dit : pour connaitre Dieu, il suffit de le contempler.

La relique est fragile. Les détenteurs du voile préfèrent attendre que la technologie puisse faire des analyses sans l’abimer.

Suspens donc pour ceux qui ont besoin d’autres preuves tangibles… Pour les autres, soyez fortifiés dans votre foi!

Selon la Bible

Rien dans la Bible ne corrobore cette histoire.

Il y aura certainement des techniques qui permettront de voir une « photo » sur ce tissu. Par contre, le visage qui est visible est un mystère car nul ne sait comment il a pu s’imprimer.

La Bible ne contient pas tout ce qui s’est passé autour de Jésus, sinon, comme dit l’apôtre Jean : « (…) si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait. »

A vous de vous faire une opinion…

Que faut-il retenir ?

Encore une preuve, en plus du Suaire de Turin et du Sudarium d’Oviodo, comme quoi, les récits bibliques confirment l’existence d’un homme, nommé Jésus, mort à la croix.

Si cette partie est juste, que pensez-vous du reste de ce qui est dit sur Lui ?

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Plus de détails et les sources sont données dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

Ce que dit la Bible

Commentaires

Ecritures

Le linge qui a recouvert la tête de Jésus a été plié dans un lieu à part après sa résurrection.

Jean 20 :6-8.

6 Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre,

7 et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part.

8 Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut.

 

Joseph était un homme riche qui laissa son tombeau à Jésus et qui enveloppa le corps de Jésus d’un linceul, et donc du voile sur sa tête.

Matthieu 27 versets 57 à 60.

Le soir étant venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus.

Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre.

Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul blanc, et le déposa dans un sépulcre neuf, qu’il s’était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du sépulcre, et il s’en alla.

 

La bible ne peut contenir tout ce qui s’est passé avec Jésus.

Jean 21:25.

Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait.

Manteau de byssus dont était revêtu Mardochée.

Esther 8:15.

Mardochée sortit de chez le roi, avec un vêtement royal bleu et blanc, une grande couronne d’or, et un manteau de byssus et de pourpre. La ville de Suse poussait des cris et se réjouissait.

Sources externes

Livres :

En Français

En anglais

  • Paule Badde – « The Face of God”.

Articles :

En Français

Vidéos à rechercher (*)

En Français

  • YouTube – Vidéos paranormal – Chasseurs de légendes – 28 – Le voile de Véronique [HD] 720p.

En anglais

  • EWTN – Veils of Veronica: cloth shows the face of Jesus | WETN News Nightly.

Copyright

  • Louis Segond (LSG) by Public Domain
  • (*) Les liens Youtube ne sont pas autorisés sur le texte d’un article.
  • Images : public domain.

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