Le principe de deux ou trois témoins

Le principe de deux ou trois témoins dans la Bible


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Gemmes

Dans la Bible, il y a un principe clé qui devrait être systématiquement utilisé par tous les croyants pour vérifier si une interprétation de versets est juste ou non.

Ce principe vient, à l’origine, du système juridique instauré par Dieu dans l’Ancien Testament.

 

Selon la Bible

Témoins, lors d’un jugement ou litige

Dans l’Ancien Testament, Dieu a instauré une sécurité pour éviter de porter une accusation et de faire condamner, à tort, quelqu’un sur la base d’un seul témoignage.

Il a donc clairement établi ce principe :

  • Deutéronome 19 verset 15
  • Un seul témoin ne suffira pas contre un homme pour constater un crime ou un péché, quel qu’il soit; un fait ne pourra s’établir que sur la déposition de deux ou de trois témoins.

On le retrouve dans le Nouveau Testament, lorsque Paul indique comment régler des litiges entre croyants :

  • Matthieu 18 verset 16.
  • Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
  • Jean 7 verset 51.
  • Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait?

Témoins pour confirmer un passage de la Bible

Mais ce principe s’applique aussi lorsque l’on tombe sur un verset ou un passage dans la Bible qui nous parait « nébuleux ».

Nous devons alors prendre le temps de vérifier :

  • Si l’interprétation qu’on en fait (ou que l’on essaie de comprendre), se retrouve dans au moins deux ou trois autres passages de la Bible. Le fait de retrouver d’autres versets sur le même thème aide à mieux comprendre le passage que l’on comprend moins.
  • Si ce n’est pas toujours clair, on peut vérifier le sens d’origine (Hébreu, Grec). Il y a de très bons outils en ligne gratuits pour le faire !
  • Dernier recours : utiliser les commentaires bibliques. Là aussi, il y a de très bons outils en ligne gratuits.

Que celui qui est sans péché, jette la première pierre !

Dans Jean 8, il y a précisément un exemple de jugement qui combine à la fois l’Ancien et le Nouveau Testament.

Les pharisiens, jaloux de Jésus, ont amené une femme adultère devant la foule qui entourait Jésus.

Selon la loi de Moïse, elle devait être lapidée.

Un piège légal

Leur but était de piéger Jésus qui annonçait la bonté de Dieu. Si Jésus répondait : « lapidez-la », Il aurait contredit ce qu’Il enseignait et les pharisiens l’auraient alors traité d’imposteur! S’Il répondait : « ne la lapidez pas », il transgressait la loi de Moïse et contredisait ce qu’Il enseignait.

Jésus semblait être pris au piège, quelle que soit sa réponse.

La loi versus la grâce

Mais, surprise : Jésus se baissa et écrivit avec le doigt sur la terre. Les pharisiens ne réalisaient pas qu’ils avaient en face d’eux celui qui a écrit la Loi.

Or, selon le Nouveau Testament, la Loi a été donnée pour que nous réalisions à quel point nous sommes inclinés au mal et que, plus nous essayons de faire le bien par nous-même, moins on y arrive. (1)

A la stupéfaction générale, Jésus se releva et émit sa sentence : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle ».

 

Les témoins doivent jeter la pierre…

Selon la Loi de Moïse, des témoins qui portent une accusation contre quelqu’un doivent eux-mêmes, participer à la sentence de mort. Les témoins qui accusaient la femme d’adultère devaient donc être les premiers à jeter la pierre pour la mettre à mort.

La Loi confrontait donc les témoins aux conséquences de leurs accusations. S’ils mentaient, ils pouvaient encore « craquer » car ils faisaient face à la personne qu’ils devaient mettre à mort.

Jésus continua d’écrire sur la terre. La situation se renversa : les accusateurs furent accusés dans leur conscience et se retirèrent un à un, des plus âgés aux plus jeunes.

Jésus a-t’il transgressé la Loi de Moïse ? Non. Au contraire, Il leur a demandé de l’appliquer jusqu’à la lettre : vous voulez la tuer ? Alors faites-le si vous êtes sans péché…

La loi est pour montrer à tous que nous sommes des transgresseurs !

Les accusateurs partirent un à un, du plus âgé, ayant le plus sur sa conscience, aux plus jeunes.

Jésus releva la tête et demanda à la femme qui devait avoir les yeux fermés, tremblant de tout son corps, attendant qu’on lui jette des pierres.

 

La grâce libère de la condamnation

Jésus lui demanda : « Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t’il condamnée ? »

Ouvrant les yeux, regardant autour d’elle en continuant à protéger sa tête, elle a dû être éberluée en réalisant que tous ses accusateurs étaient partis ! « Quoi ? Personne ne me condamne ? » A-t’elle dû se dire…

Elle répondit à Jésus : « Non Seigneur ».

« Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. »

 

Les pharisiens voulaient la condamner, mais ils n’ont pas pu le faire.

La loi voulait la condamner. Les pharisiens voulaient la condamner. Mais ils étaient eux aussi, des transgresseurs de la loi. Car selon la loi, il n’y a PERSONNE de juste. Nous méritons tous le même châtiment : l’enfer, une séparation éternelle d’avec Dieu. Car une seule transgression nous rend coupable pour l’éternité envers Dieu. (1)

 

Jésus aurait pu la condamner, mais Il ne l’a pas voulu.

Jésus, qui était sans péché, avait le droit de la condamner. Mais au lieu de cela, qu’a-t’il fait ? Il lui a donné le cadeau de la grâce.

  • En premier, Il la libère de la condamnation : « Je ne te condamne pas non plus ». Une condamnation à mort, et une condamnation qu’elle devait elle-même porter dans son âme.
  • En deuxième, Il lui donne, par Son amour, la puissance de ne plus vivre dans l’adultère : « va, et ne pèche plus ».

 

Que faut-il retenir ?

La nature humaine est prompte à faire accuser quelqu’un sur un « ouï-dire » ou sur ce qui « semble être » au lieu de creuser et d’avoir plus de témoignages. Des fois, on écoute même pas la version de la personne accusée…

Dieu a mis en place « une soupape de sécurité » afin que l’on garde à l’esprit que les apparences peuvent fausser notre jugement. Deux ou trois témoins doivent donc confirmer les accusations.

Ce principe s’applique à l’interprétation de la Bible. On aurait aussi évité bien des schismes entre les différentes dénominations ! La Bible est un livre étonnant pour celui qui prend la peine de s’y plonger !

On voit à quel point la nature humaine est prompte à juger et à condamner !

Appliquez-vous ce principe dans votre vie lorsque vous jugez des gens ?

Pour les croyants, avez-vous des croyances basées seulement sur un verset ?

Notes

  • (1) Voir la section « En savoir plus » ci-dessous.

 

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Plus de détails et les sources sont données dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

Ce que dit la Bible

Commentaires

Ecritures

L’histoire de la femme adultère.

Jean 8 versets 1 à 12.

Jésus se rendit à la montagne des oliviers.

Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S’étant assis, il les enseignait.

Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.

Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu?

Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre.

Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.

Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.

Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.

Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée?

Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.

 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

La loi sert à nous faire connaître le péché. Elle condamne.

Sans la justice de Dieu, nous ne pouvons pas être justes.

Romains 7 versets 7 et 8.

Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort.

La loi est intervenue pour que les péchés (l’offense) augmentent !

Mais Jésus est venu afin de nous donner la grâce en surabondance.

Romains 3 versets 20 et 21.

Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur.

La loi n’apporte pas la vie ni la justice ! Elle a été donnée pour limiter les dégâts et nous montrer à quel point nous n’arrivons pas à la suivre… jusqu’à ce que Jésus arrive pour que nous apprenions à vivre par la foi.

Galates 3 versets 21 à 23.

La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu? Loin de là! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.

Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

La loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ nous affranchi de cette loi !

Comme un nouveau moteur !

Romains 8 versets 2 à 4.

En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Personne, PERSONNE n’est juste devant Dieu.

Or, selon la loi, une seule transgression nous rend coupable pour l’éternité envers Dieu.

C’est la raison pour laquelle Dieu a envoyé Son Fils, pour nous sauver, en prenant sur Lui le châtiment et en nous donnant Sa justice.

Romains 3 versets 9 à 12.

Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis;

Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul;

Sources externes

Vidéos à rechercher (*):

En Français et en anglais

En anglais

  • YouTube – Lakeword Church – Joseph Prince – Mercy.

Copyright

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  • (*) Les liens Youtube ne sont pas autorisés sur le texte d’un article. Il faut faire une recherche dans Youtube en utilisant les informations de la section ‘Vidéos à rechercher’.
  • Image mise en avant : Image créée + photo personnelle de la main modifiée.

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