Alfred Hitchcock

La vie d'Alfred Hitchcock


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Alfred Hitchcock, cinéaste britannique mondialement connu pour ses films à suspens au point d’avoir été surnommé «le maître du suspens».

Ajoutant un zeste d’humour anglais et se cachant pour intervenir quelques secondes dans chacun de ses films, les films d’Hitchcock eurent beaucoup de succès. Et pourtant, Hollywood mis des décennies à lui décerner une récompense pour ses œuvres bien que pour beaucoup, il a contribué à façonner le cinéma moderne.

Mais rien, au départ, ne le prédestinait à cette carrière.

 

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Table des matières

 

Sa vie

Son nom complet est Alfred Joseph Hitchcock. Il naît en 1899 à Leytonstone, une banlieue nord-est de Londres, au Royaume-Uni. Ses parents, William Hitchcock (1862-1914) et Emma Jane Whelan (1863-1942) sont originaires d’Irlande et fervents catholiques. Ils auront trois enfants:  William, Eileen et Albert qui est le cadet.

Hitchcock devient élève du collège jésuite de St Ignatius de Stamford Hill dont il ne semble pas avoir conservé un bon souvenir si on en juge comment il dépeint le catholicisme dans ses films à cause des châtiments corporels infligés à l’époque.

Lui-même décrit son enfance comme ayant été très solitaire, protégé. Son obésité ne l’aide pas: il joue seul et a peu d’amis. Il surprend, un jour, sa mère en train de retirer les cadeaux de son bas de Noël pour les mettre dans ceux de son frère et de sa sœur. On retrouve le comportement sévère de sa mère dans certains personnages de ses films comme Norman Bates dans Psychose. En effet, sa mère l’obligeait à se tenir debout devant elle pendant des heures lorsqu’il était puni. Son père l’a même envoyé, à l’âge de quatre ou cinq ans, à la police avec un mot qu’il devait leur remettre. Les policiers avaient pour instruction de l’enfermer dans une cellule pendant quelques minutes et de lui dire : «voilà ce qui arrive aux méchants garçons». Il en développa une crainte de l’autorité. Mais personne ne sait si cette histoire est authentique, bien que cette peur se retrouve dans ses films.

Il a 14 ans lorsque son père décède. Il quitte donc le collège pour étudier à la London County Council School of Engineering and Navigation à Poplar, un quartier de Londres.  Après son diplôme, il travaille dans le département de publicité de la W.T. Henley Telegraphic en tant que graphiste. De temps en temps, il écrit des nouvelles dans une revue publiée par ses collègues.

 

De la publicité au cinéma

Par le biais d’un acteur qui travaillait dans sa société, il est engagé aux Studios Islington, fondés par une firme américaine qui cherchait à faire une production internationale anglaise. Cette firme deviendra plus tard la Paramount. Il devient rapidement responsable de la section «titrage». Début 1920, le réalisateur d’Always Tell Your Wife, Hugh Croise, tombe malade. Du coup, il convainc les studios d’obtenir l’aide d’Hitchcock. Il continue en parallèle son travail de titrage et mit cinq ans pour devenir réalisateur.

En 1922, il tente de produire et de réaliser son premier film: Number Thirteen avec l’actrice Clare Greet. Mais il sera annulé par manque de finances. Ces quelques scènes, jugées pas très bonnes par Hitchcock, ont été perdues.

 

Assistant réalisateur de films muets

Les studios décident d’arrêter leur production vers la fin de 1922, mais ils gardent une petite équipe dont Hitchcock fait partie pour former une nouvelle société indépendante: la Gainsborough Pictures. Hitchcock est l’assistant réalisateur.

En 1923, il rencontre sa future femme, Alma Reville pendant le tournage de «Graham Cutts / Woman to Woman (la danseuse blessée).

Ces années lui permettent de se perfectionner à tous les niveaux: scénarios, décors, costumes.

En 1924, il est décorateur puis scénariste en Allemagne pour l’UFA. Il coécrit avec Cutts «Le voyou». Il s’inspire de Friedrich Wilhelm Murneau, ayant assisté au tournage du «Dernier des hommes» qui auront une forte influence dans ses films plus tard. Hitchcock se distingue par son amour de la technique et du perfectionnisme dans des scènes complexes contrairement à d’autres qui préfèrent un aspect plus littéraire.

En 1925, il réalise «Jardin du plaisir» grâce à Michael Balcon. Malheureusement, ce film sera un échec commercial. Il dirige «The Mountain Eagle», un film dramatique dont aucune copie n’a été conservée.  Encore un film mis au placard…

Sa carrière ne semble pas décoller…

Le 2 décembre 1926, il épouse Alma Reville qui est aussi son assistante, monteuse et scripte, à l’Oratoire de Londres.

Quelques mois après son mariage, enfin un changement: son premier thriller, «les cheveux d’or» (the Lodger), une adaptation du best-seller de Marie Belloc Lowndes, obtient du succés. Ivor Novello, acteur ayant le rôle principal, est célèbre à l’époque au Royaume-Uni. Ce film s’inspire de l’histoire de Jack l’Eventreur. Mais le distributeur l’estime invendable. Le film «les cheveux d’or», sort le 14 février 1927 et aura un succès majeur: le gens se ruent pour le voir. Le Daily Express qualifie Hitchcock de «Jeune homme de génie». Hitchcock apparaît furtivement dans le film: une signature qu’il laissera dans tous ses films.

Il met en scène «La pente» (Downhill) en 1927, coécrit et interprété par Ivor Novello,. Mais il ne connaît pas le même succès. En 1928, il tourne «Le passé ne meurt pas» (Easy Virtue). Mais ce choix de scénarios ne convient pas à Hitchcock. Il quitte la Gainsborough Pictures et signe un contrat avec la British International Pictures (BIP). Il réalisera plusieurs films: Le masque de cuir (the ring 1927-28), Laquelle des Trois? (The farmer’s wife, 1928), Champagne (1928), the Manxman (1929).

Film parlant et comédies musicales

Le film parlant arrive en même temps et la production décide de faire de «Chantage» (1928) le premier film parlant de Grande-Bretagne mais dont la sortie sera reportée en 1929. Bien que le producteur doutait de son succès, le film obtient un succès phénoménal. Hitchcock voit sa fille Patricia naître le 8 juillet 1928.

Hitchcock s’organise et emploi un attaché de presse, Baker pour fonder avec lui une petite société dans le but de promouvoir ses oeuvres: la «Hitchcock-Baker Ltd».

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Il continue de diriger des films et des comédies musicales : Elstree Calling (1930), An Elastic Affair (1930) et a contribué à «Harmony Heaven» (1929) même si son nom n’a pas été mis sur le générique.

Il réalise «Junon et le Paon» (1930), «Meurtre» (1930 à 1934).

En 1933, Hitchcock est à nouveau engagé à la Gaumont British Picture Corporation par le biais de Balcon.

Le film «les cheveux d’or» (The Lodger), bien que techniquement bon, manquait d’idée. Il reprend une adaptation d’une pièce de Charles Bennett – qui deviendra son scénariste attitré – et fera «L’Homme qui en savait trop» (1934) suivi par «Correspondant 17» (1940): le film obtient un grand succès. Il en fera un remake aux États-Unis avec des acteurs juifs qui ont fui l’Allemagne. En 1935, il fait «Les 39 marches», avec un scénario écrit par Charles Bennett et qui aura une trame reprise dans «Jeune et Innocent», «Correspondant 17», «Cinquième Colonne» et la fameuse «Mort aux trousses». Ce dernier est reconnu comme l’un de ses meilleurs films.

En 1936, il réalise «Agent secret» (Sabotage, 1936), une adaptation libre du roman de Joseph Conrad.

En 1937, Hitchcock, sa femme et son assistante, Joan Harrison, font leur premier voyage à Hollywood aux États-Unis.

Malheureusement, Gaumont British ferme pendant le tournage d’ «Agent secret».  Hitchcock reprend donc le tournage avec Gainsborough Pictures.  Il tourne «Jeune et Innocent» (thème de l’innocent poursuivi injustement).

En 1938, il obtient un autre succès avec «Une femme disparaît» dans un décor d’Allemagne nazie. C’est l’époque où Hitchcock fait une déclaration malheureuse qui va le poursuivre toute sa vie, traitant les acteurs de «bétail».

 

La deuxième guerre mondiale (1940) et les Etats-Unis

Vers la fin des années 30, Hitchcock commence à être connu auprès du public américain. David O. Selznick le fait venir à Hollywood. Désormais, tous les films d’Hitchcock seront faits là-bas.  Il signera un contrat de 40’000 USD par film. Il retourne temporairement en Grande-Bretagne pour terminer son dernier film fait dans ce pays en 1939 : «La Taverne de la Jamaïque». Le 6 mars 1939, il arrive aux États-Unis pour s’installer à Los Angeles.

Désormais, on connaît la signature des films d’Hitchcock: le suspens angoissant et son humour noir. Hitchcock n’a plus les restrictions de ressources telles qu’il les avait en Angleterre.

En septembre 1940, il achète un ranch de 200 acres (0,81km2) à Cornwall, à côté de Scotts Valley au nord de la Californie. Ce sera sa résidence principale jusqu’à la fin de sa vie, conservant aussi celle de Bel Air.

Il fera quatre film encore pour cette production: Rebecca (1940), La Maison du Docteur Edwardes (1945), Les Enchaînés , le Procès Paradine (1947) avec Gregory Peck et Ann Todd.

En 1946, il tourne «Duel au Soleil» qui dépassera le budget. Du coup, un accord de 500’000 USD sera passé pour compenser cette perte avec la RKO: Hitchcock deviendra leur metteur en scène et amènera avec lui ses deux vedettes: Cary Grant et Ingrid Bergman ainsi qu’un scénario de Ben Hetch. Il en résultera «Les Enchainés» (1946) avec ces deux vedettes. Hitchcock est tellement pointilleux sur les détails du film qu’il consulte des experts. Il sera suivi par le FBI pendant trois mois voulant savoir où il avait réussi à obtenir les composants de la bombe atomique. Le film aura un énorme succès et sera considéré comme un de ses meilleurs films en noir et blanc.

Procès Paradine (1947) sera le dernier film tourné pour Selznick: manquant de souffle et trop long, ce film sera un échec.

En 1947, voulant avoir plus de marge financière et de manœuvre, il décide de devenir auto-producteur. En 1948, il créé la Transatlantic Pictures avec Sidney Bernstein. Ils adaptent une pièce de Patrick Hamilton «Rope’s End» qui deviendra «La corde» (tourné en couleur et en anglais appelé «La corde d’Hitchcock»). Ce film s’inspire d’un véritable meurtre commis par Nathan Leopold et Richard Loeb. Il sera censuré dans plusieurs régions des Etats-Unis et au début, interdit en France et en Italie. Le 2ème film produit, Les Amants du Capricorne est un échec.

La compagnie est mise à mal financièrement. Il manquait déjà de fonds nécessaires – élevés pour la production – et ses films en ont pâti.

Du coup, il signe à nouveau un contrat avec Warner Bros le 3 janvier 1949 qui l’engage à tourner quatre films en six ans pour un salaire de 990’000 USD.

 

Années 50’ – Enfin le sommet

En 1950, il retourne en Grande-Bretagne le temps de diriger «Le Grand Alibi» avec Jane Wyman, la plus grande vedette de la Warner Bros, ainsi qu’avec Marlène Dietrich.

C’est à cette époque qu’il découvre le premier roman de Patricia Highsmith: Strangers on a train. Il en acquière les droits pour 75’000 USD pour en faire un scénario: ce sera le film «L’inconnu du Nord Express» qui sortira en 1951. Ce sera un immense succès.

L’influence d’Hitchcock va grandissante. Les acteurs qui apparaissent dans ses films sont connus et contribuent à la promotion de ses films: James Stewart, Janet Leigh.

En 1953, il sort «La loi du silence», un film mûrit d’un long projet sorti d’une adaptation d’une pièce intitulée «Nos deux consciences», un drame catholique qui sera transposée au Québec pour ne pas heurter les catholiques américains. Plus tard, Hitchcock pensera que ce film fut une erreur.

En 1954, il fait son plus grand chef-d’œuvre : «Le crime était presque parfait», utilisant un procédé alors expérimental: le cinéma en 3-D en relief stéréoscopique avec projection en lumière polarisée. Pour le regarder, le public doit porter des lunettes conçues pour cet effet. Le film sortira sans ce procédé qui sera seulement utilisé dans les années 80. Il aurait aimé avoir Olivia de Havilland pour le rôle, mais les studios lui proposent Grace Kelly. Cette dernière allait devenir son actrice fétiche ainsi que son amie. Pendant le tournage, il signe un accord avec la Paramount pour neuf films. Le premier film sera «Fenêtre sur Cour» (1954), avec John Michael Hayes, ancien journaliste, qui lui fera le scénario.

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Ce film sera nommés pour 4 oscars dont celle du meilleur réalisateur, mais sans en obtenir au final.

Le film n’est déjà pas encore sorti que Hitchcock travaille sur l’adaptation d’un roman de David Dodge : La Main au Collet (1955). Le film sera tourné dans le Sud de la France avec Grace Kelly,  Cary Grant et des acteurs français: Brigitte Auber, Charles Vanel. C’est lors de ce séjour que Grâce Kelly rencontre organisée par le magazine Paris Mach le 6 mai 1955 avec le Prince Rainier de Monaco. Ce dernier deviendra son époux pour faire d’elle la princesse de Monaco.

Il acquiert les droits du roman de Jack Trevor Story pour 11’000 USD pour faire «Mais qui a tué Harry?», un film d’un humour british noir. Hitchcock voulait que ce film révèle l’humour anglais aux américains. Mais la Paramount n’en fait pas la promotion bien qu’il soit bien accueilli en Grande-Bretagne et en France.

A la fin de l’année 1954, Hitchcock fini sa quatrième réalisation en dix-sept mois! Il se décide alors à refaire un remake de «L’Homme qui en savait trop» de 1943. Il fait appel à Hayes pour le scénario. Ce film obtiendra l’Oscar de la meilleure chanson originale: «Que sera, sera (whatever will be, will be) écrite par Jay Livingston et Ray Evans.

Mais la pression financière ne baisse pas: il finit par signer un accord, en 1955 pour prêter son nom et image à une série télévisée: «Alfred Hitchcock présente» qui durera jusqu’en 1962 pour un salaire de 129’000 USD par épisode de 30 mn! La série s’appellera «suspicion» en France. Elle a en tout vingt épisodes.

En 1957, il réalise son dernier film: Le Faux Coupable, un drame basé sur l’histoire vraie d’une erreur judiciaire rapportée par «Life Magazine» en 1953, en donnant le rôle à Henry Fonda et pour la première fois à Vera Miles. Hitchcock cherchera à en faire sa nouvelle Grâce Kelly après avoir vu le résultat de sa performance dans sa série «Alfred Hitchcock présente». Ce film est tourné en noir e blanc avec une voix off d’Hitchcock en personne. Hitchcock avouera plus tard, lors de son interview avec Truffaut, qu’il a injecté dans son film le traumatisme qu’il avait subit, enfant, au poste de police.

Hitchcock cherche alors à faire une adaptation de «D’entre les morts», un roman policier: ce sera le scénario de «Sueurs froides» (1958). Il prend James Stewart et demanda à Vera Miles si elle pouvait le faire. Mais cette dernière attendait un heureux événement. Il prit donc Kim Novak pour ce rôle avec qui les relations n’étaient pas facile, regrettant amèrement de ne pas avoir eu Vera. En fait, il lui demandait de jouer comme Vera, Kim voulant s’identifier au personnage…

En 1958, Hitchcock apprend que sa femme, Alma, a un cancer du sein, ce qui le pousse  faire une émission sur la prévention du cancer: «Tactic». Heureusement, sa femme guérira grâce à un traitement expérimental.

En 1959, Il filme «La mort aux trousses» avec Cary Grant et Eva Marie Saint avec une scène à suspens sur une maquette du monument du Mont Rushmore, l’original étant un site protégé.

En 1960, il créé deux chef-d’œuvres: Psychose (1959) et Les Oiseaux (1963). Mais les films après «Pas de printemps pour Marnie» (1964) furent moins ambitieux, ayant perdus de proches collaborateurs (Bernard Hermann, le compositeur et Robert Burks, le directeur de la photographie).

Le film «Psychose» est mal reçu par la critique qui le trouve en-dessous des autres chefs-d’œuvres et plutôt violant par rapport à d’habitude. Mais le public est ravi, permettant apportant ainsi 40’000’000 USD de recettes. Ce film inspirera d’autres films d’horreur.

Après ce film Hitchcock part pour travailler pour Universal. Il présentera «Les Oiseaux» au Festival de Cannes en 1963. Le film rapportera en tout 11’403’559 USD aux États-Unis, un résultat en-dessous des attentes mais convenable. Il figurera au 16ème rang des films les plus vus aux USA en 1963. Il  est considéré un des classiques du cinéma.

 

Dernières décennies et anoblissement

Sa santé décline: il réduit progressivement sa production. Il tourne deux thrillers espionnage : «Le Rideau déchiré» (1966) avec Paul Newman et Julie Andrews. Ce film, tiré d’un roman sur fond du Rideau de Fer de Berlin, n’a pas le succès escompté.

En 1971, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

En 1972, il réalise «Frenzie» (ou «Frénésie»), un thriller un peu sur la base de «les cheveux d’or» (The Lodger), tourné en Grande-Bretagne. Mais en plein milieu du tournage, sa femme est victime d’une attaque dont elle se remettra assez rapidement.

En 1974, il est victime d’une crise cardiaque: on lui implantera un pacemaker.

En 1976, la critique salue son film «Complot de famille».

«The Short night» est sa dernière réalisation basée sur l’histoire vraie de l’espion George Blake qui, en 1966, s’était évadé d’une prison londonienne pour aller en Union Soviétique. Le scénario sera rédigé et repris par plusieurs personnes avant d’être finalisé par Hitchcock en 1978.

Hitchcock souffre d’arthrite avec d’intenses douleurs aux genoux mais continue d’aller de temps en temps au studio. Il se met à boire pour apaiser sa souffrance sans compter l’inquiétude qu’il se fait pour la santé de sa femme.

Alors que le scénario de «The Short night» est presque fini, il apprend que l’American Film Institute (AFI) va lui rendre hommage pour sa carrière. Loin de le réjouir, il prend peur, le prenant comme un présage de sa mort. Mais il se rendra néanmoins à la cérémonie.

Il devient Chevalier de l’Empire le 3 janvier 1980 par le Consul de Grande-Bretagne.

Le 29 avril 1980, Alfred Hitchcock rend son dernier soupir après avoir souffert d’insuffisance rénale. Il se trouvait dans sa maison de Bel Air, à Los Angeles, lorsqu’il s’est éteint doucement dans son sommeil, entouré de sa femme et ses enfants. Il sera incinéré à l’église catholique du Bon Berger de Beverly Hills. Ses cendres ont été dispersées dans l’Océan Pacifique.

 

Bilan de ses oeuvres

Il a réalisé 53 longs métrages. Les plus connus: Les 39 MarchesSoupçonsLes EnchaînésFenêtre sur courSueurs froidesLa Mort aux troussesPsychose, ou encore Les Oiseaux.

Collectionneur d’art

Alfred était aussi un collectionneur d’art. Il possédait des œuvres de  Paul KleeEdward HopperGeorges Braque. Ce dernier était justement celui qui avait fait une œuvre intitulée «Les oiseaux». Hitchcock fut tellement fasciné par cette œuvre, qu’il en commanda une réplique en mosaïque pour sa villa de Scott Valley en Californie. Il espérait que l’artiste vienne la poser lui-même…

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Une marque et une signature connue

Pendant toute sa vie, Hitchcock laissa une signature dans ses films qui le distingue des autres réalisateurs. Il sut utiliser la publicité et le marketing, en utilisant son nom et un logo comme marque déposée. La série télévisée «Suspicion» (Alfred Hitchcock Presents) le fit connaître encore plus du grand public.

Les thèmes

Les thèmes de ses films mettaient souvent en scène des innocents qui se trouvaient pris dans des circonstances qui dépassaient leur capacité et leur contrôle.

Etait-ce une expression d’une peur qui était enfouie en lui?

Ses films ont toujours essayé de combiner l’art et celui de plaire en même temps au grand public. Il a utilisé des fois des techniques innovatrices pour son époque (le 3D, la voix off…). Il est certainement le directeur de film le plus étudié au monde.

Aimant la bonne chair, ses personnages manifestent aussi le désir au travers d’échanges de nourriture… Peut-être une psychanalyse à faire!

Mais il sut exceller dans le thriller et le suspens, touchant des fois au domaine du film d’horreur avec les Oiseaux et Psycho.

Son dernier film «The Short night» ne sera jamais tourné car Hitchcock mourut avant que cela n’aboutisse. Il aurait aimé avoir Catherine Deneuve et Walter Matthau en rôles principaux, mais les studios penchaient pour Robert Redford ou Sean Connery pour les rôles masculins et Liv Ullman pour le premier rôle féminin.

La vie en décida autrement!

Que dit la Bible?

Les films de Hitchcock contiennent des thèmes récurrents : la mort et la peur.

Selon la Bible, nous ne devrions pas avoir peur de la mort.

En effet:

Marc 12:27a

  • Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants.

Il y a une vie après la mort.

Pourquoi? Parce que Jésus, le Prince de vie, a vaincu la mort pour que nous vivions pour l’éternité avec Dieu et pour que nous soyons victorieux dans cette vie-ci:

Actes 2:24

  • Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle.

Actes 3:15

  • Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts; nous en sommes témoins.

Jésus en a payé le prix en venant sur terre pour anéantir le pouvoir de la mort à la croix:

Hébreux 2:14-16

  • Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.

Que vous soyez malades, ou que vous ayez peur de la mort ou que vous soyez dans une situation critique, Jésus a payé le prix pour que vous ne soyez plus sous la puissance de la mort, du diable ou sous toute autre servitude qui pèse sur vous!

Que faut-il retenir ?

On pourrait penser que les films de Hitchcock reflètent la fascination qu’il avait pour l’horreur et le côté macabre des choses. Heureusement, il aimait l’humour… mais un humour noir. Il parait qu’il était facétieux et qu’il faisait des blagues douteuses. On rapporte, par exemple, qu’il s’est rendu, un jour, à un événement mondain avec une femme qu’il présentait comme sa mère… sauf que sa mère était morte depuis longtemps.

Peut-être une revanche sur une éducation qui était plutôt sévère… Ou une lutte constante sur la peur de la mort, avec sa réaction après qu’il eut apprit qu’il allait recevoir une récompense sur ses oeuvres. Je trouve aussi intéressant qu’après avoir appris que sa femme allait se battre contre le cancer, que le film qui a suivit avait pour titre “la mort aux trousses” suivi par ses deux films les plus violents entrant dans le domaine de l’horreur: Les Oiseaux et Psychose…

Même si personne ne peut dire avec exactitude quelles furent ses motivations, il a su néanmoins devenir le maître du suspens.

Le paradoxe, c’est qu’il a surmonté ses peurs, celle de l’autorité, celle de son poids qui le tracassait, en jouant avec ces peurs dans ses films.

Il est important de confronter ses peurs et d’aller au-delà de nos peurs afin de les transformer en quelque chose de positif.

Et c’est encore plus le cas si vous avez Jésus dans votre cœur, car il est dit:

2 Timothée 1:7

  • Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

«Timidité» est traduit par «Peur» dans certaines versions (1)

La seule condition pour recevoir cet Esprit de force, c’est d’accepter Jésus dans votre cœur. Demandez-Lui tout simplement de venir dans votre vie. Si vous voulez de l’aide, utiliser la prière disponible sur notre site dans le Menu «Bonne Nouvelle».

 

A bientôt!

 

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Plus de détails et les sources sont données dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

 

Ce que dit la Bible

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Ecritures

«Timidité» est traduit par «Peur» dans certaines versions.

«Timidité»

Du Grec δειλίας (deilias)

Référence Strong : crainte, timidité, frayeur, lâcheté.

2 Timothée 1:7

Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

 

Sources externes

Sites web :

En anglais


Livres
 :

En Français

  • François Truffaut – Le Cinéma selon Hitchcock.
  • François Truffaut – Hitchcock, édition définitive.

En anglais

  • Alfred Hitchcock: A Life in Darkness and Light (2003) by Patrick McGilligan
  • The Alfred Hitchcock Story (1999) by Ken Mogg — 2nd edition published in 2008


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  • Louis Segond (LSG) by Public Domain
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