Surmonter la tempête

Surmonter la tempête


Version audio de l’article

Gemmes

Nous surmontons tous des tempêtes dans notre vie. Quelques-unes sont plus sévères que d’autres.

Nous vivons aussi une époque mouvementée.

De plus en plus, il faut faire attention à la sécurité : mettre à jour les antivirus, avoir une alarme dans la maison, la voiture, avoir un pass pour entrer au bureau. Il faut verrouiller son ordinateur, faire attention à son sac à  main…

Et j’en passe…  

Habacuc 1 versets 2 à 4 résume bien la situation :

  • Jusqu’à quand, ô Éternel?… J’ai crié, Et tu n’écoutes pas! J’ai crié vers toi à la violence, Et tu ne secours pas!
    Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, Et contemples-tu l’injustice? Pourquoi l’oppression et la violence sont-elles devant moi? Il y a des querelles, et la discorde s’élève.
    Aussi la loi n’a point de vie, La justice n’a point de force; Car le méchant triomphe du juste, Et l’on rend des jugements iniques.

Comment surmonter ce genre de situation ?

La Bible nous donne toujours de l’espoir et le moyen de s’en sortir.

Voulez-vous en savoir plus ?

 

Au milieu d’une tempête

Les disciples de Jésus ont vécu plusieurs fois une très forte tempête.

En fait, les disciples l’ont vécu deux fois avec Jésus.

Première histoire – Jésus est avec eux dans la barque

Matthieu 8 versets 18,

  • Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer à l’autre bord.
    (…)
    Il monta dans la barque, et ses disciples le suivirent.
    Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui, il dormait.
    Les disciples s’étant approchés le réveillèrent, et dirent: Seigneur, sauve-nous, nous périssons!
    Il leur dit: Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme.
    Ces hommes furent saisis d’étonnement: Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer?
    Jésus avait donné un ordre : celui de passer à l’autre bord, c’est-à-dire, traverser le lac pour s’y retrouver de l’autre côté.

Seulement, au beau milieu du lac, leur bateau se retrouva ballotté par une grande tempête.

J’aime énormément ce passage. Car, au beau milieu de la tempête… Jésus dormait. Jésus n’a même pas entendu les rugissements du vent et des vagues. Il dormait, tout simplement, comme un bienheureux ! Les disciples, quand à eux, ils ont carrément paniqué!

Cette tempête devait être exceptionnelle pour que, même Pierre et Jean, qui connaissaient très bien ce lac et ses caprices en tant que pécheurs professionnels, se soient mis à paniquer. Ils ont même dit « Seigneur, sauve-nous ! Nous périssons ! ».

Est-ce que Jésus s’est levé en paniquant ? Non. Pas-du-tout! Il a fallu que ses disciples LE REVEILLENT, sinon Jésus aurait continué à dormir, paisiblement. Un bon sommeil profond, quoi! Les disciples ont été obligés de secouer Jésus pour le réveiller !

Jésus ne s’inquiétait de rien pendant une tempête qui, selon les dires des disciples, menaçait de les faire périr !

Oui. Jésus n’avait AUCUNE INQUIÉTUDE. Sa première réaction fut de leur dire : « Pourquoi avez-vous peur, gens de PEU DE FOI » ?

Quoi ? Ils se trouvent dans une situation qui menace d’engloutir leur bateau, qui plus est, était peut-être aussi celui de leur entreprise de pêche. Non seulement cela! Leur vie aussi était menacée. Et lui, il dit qu’ils n’ont pas besoin d’avoir peur? Il ne manque pas d’air Jésus! En plus Il critique leur foi en disant qu’elle est «petite»? Mais quel toupet! Eux, ils risquent de tout perdre. Ce n’est pas le bateau de Jésus, que je sache!

On peut rire de cette histoire «après coup», mais je pense que les disciples étaient loin d’en rire!

Voyez-vous, Dieu ne voit pas notre situation comme nous.

Il voit notre situation sous un autre angle : Il contrôle toutes choses SI on Lui fait confiance.

Apparemment, ils étaient trop loin d’une rive et le bateau devait ressembler à une coquille ballottée sur le lac au gré du vent et des vagues, sans pouvoir être contrôlée.

 

Comment Jésus a-t’il résolu cette situation sans issue?

  • « Il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme. »

Jésus nous a donné un exemple pour que nous apprenions, en tant que croyant, à exercer l’autorité sur les circonstances de notre vie : en utilisant Son autorité.

  • Les disciples « furent saisis d’étonnement: Quel est celui-ci, dirent-ils, à qui obéissent même le vent et la mer? ».

Ce n’est pas la première fois que Jésus utilise son autorité.

Nous avons aussi l’histoire du figuier qui a servi d’illustration à Jésus pour enseigner, justement, sur cette autorité :

Marc 11 versets 13-14 et 20-26.

  • Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.
    Prenant alors la parole, il lui dit: Que jamais personne ne mange de ton fruit! Et ses disciples l’entendirent.
    (…)
    Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines.
    Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.
    Jésus prit la parole, et leur dit: Ayez foi en Dieu.
    Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.
    C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.
    Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.
    Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Jésus avait faim et voulait manger des figues. Seulement, Il est tombé sur un figuier qui n’en avait aucune. Il maudit le figuier en lui disant que jamais plus il ne porterait de fruit. Une note en passant : on maudit quelqu’un lorsque l’on prononce des paroles négatives.

Le lendemain, en repassant devant le figuier, c’est Pierre qui remarque que le figuier était mort.

Jésus en profita pour leur enseigner un principe : celui de la foi de Dieu.

  • « Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

Observez que Jésus ajoute une action à celle de croire en Dieu : celle de DIRE, de s’adresser à la montagne qu’il peut y avoir dans notre vie.

Il résume ce principe en ces termes :

  • C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. »

C’est une autre définition de la foi : celui de croire que ce que l’on a demandé (cela revient à utiliser la PAROLE = dire quelque chose), on l’a !

La foi, c’est croire que l’on a reçu ce que l’on a demandé. Et celui qui manifeste la réalisation de ce que l’on dit, c’est Dieu! Ce n’est pas nous.

 

Deuxième histoire – Jésus n’était pas au départ dans la barque

Dans cette deuxième histoire de tempête, Jésus n’est pas monté dans la barque avec les disciples.

Matthieu 14 versets 24 à 33.

  • La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire;
    A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.
    Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C’est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.
    Jésus leur dit aussitôt: Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur!
    Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.
    Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.
    Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi!
    Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?
    Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.
    Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu.

Jésus était parti prier, seul, sur une montagne surplombant le lac. Il put voir de loin que, les disciples, à qui Il avait l’ordre de passer de l’autre côté du lac, peinait à arriver à cause de la tempête.

Matthieu 14 versets 22-23.

  • Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule.
    Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul.

Jésus, au lieu de prendre une autre barque, vint les retrouver… en marchant sur l’eau ! Évidemment, ce n’est pas tous les jours que des personnes dans un bateau se font dépasser par un piéton marchant sur l’eau : les disciples se mirent à hurler de peur, croyant qu’il s’agissait du fantôme de Jésus (Jésus a dû gentiment se moquer d’eux avec cette histoire par la suite !).

Jésus prit la parole pour les rassurer : « rassurez-vous, c’est moi !  N’ayez pas peur ! ».

Pierre eu une idée complètement farfelue si on y réfléchit : quelques secondes avant, il croit qu’il s’agit du fantôme de Jésus. Pour être sûr que c’est bien Jésus, il demande, à cet ex-fantôme qui dit être Jésus de confirmer que c’est bien lui en lui demandant de venir marcher sur l’eau. Et si cela n’avait pas été Jésus et que le «fantôme» lui ait demandé de marcher sur l’eau ? Bref.

Jésus invita Pierre à venir le rejoindre. Pierre marcha sur les eaux si vous regardez bien le texte. Seulement, il pris peur en voyant la force du vent. J’ai juste une question : est-ce que la force du vent à quelque chose à voir avec le fait de marcher sur les eaux ? Bien sûr que non.

Mais lorsque nous commençons par agir par la foi, des fois ce que nous hurlent les circonstances, les symptômes, les faits, nous font arrêter de regarder à Jésus.

Et qu’est-ce qui arrive dans ce cas-là ? On commence, comme Pierre, à s’enfoncer.

Mais, même lorsque nous sommes faibles, Jésus vient à notre rescousse en nous tendant Sa main si on fait appel à Lui comme Pierre qui s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! ».

Là encore, Jésus fit une petite remontrance : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté » ?

Lorsque Jésus monta dans la barque, le vent cessa. Lorsque nous invitons Jésus dans la barque de notre vie, nos circonstances, le vent cesse.

Il ne suffit pas juste de «croire» ou de «proclamer» la Parole. Il faut avoir confiance en Jésus et se focaliser sur Lui pour ne pas laisser les événements, symptômes et autres choses négatives «nous couler».

Ce qui peut aider? Voir ses problèmes, ses difficultés, qu’elles soient physiques, financières ou autres, clouées à la croix et non plus entre vos mains !

Avoir une vision

Ce qui peut nous aider, c’est avoir une image devant nous, une «vision». Dieu, dans la Bible, indique l’importance d’avoir une vision. Une vision met devant nous l’espoir d’un futur ayant des jours meilleurs. Cette espérance agit comme une ancre en nous lorsque l’on se retrouve au milieu d’une tempête : celle d’avoir cette image de jours meilleurs, d’un but, de choses que nous comptons faire un jour.

Regardons comment Dieu communique les visions.

Dans l’histoire de Pierre qui rejoint Jésus en marchant sur les eaux du lac, Pierre put le faire tant qu’il a gardé ses yeux fixés sur Jésus. Jésus était son objectif, sa vision.

Genèse 13 versets 14 à 17

  • L’Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui: Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident; car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours.
    Je rendrai ta postérité comme la poussière de la terre, en sorte que, si quelqu’un peut compter la poussière de la terre, ta postérité aussi sera comptée.
    Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur; car je te le donnerai.

Dieu a utilisé quelque chose de visible pour donner à Abram, un élément qui reste devant ses yeux pour lui donner l’assurance, qu’un jour, il allait voir la réalité de la promesse : « regardes autour de toi ». Dans un futur, le pays qu’il voyait tous les jours, serait à lui.

Pour revenir à Habacuc, Dieu lui a donné un principe que nous devrions suivre : celui d’écrire la vision que nous recevons pour notre vie. 

Habacuc 1 verset 2

  • L’Éternel m’adressa la parole, et il dit: Écris la prophétie: Grave-la sur des tables, Afin qu’on la lise couramment.

Et cette vision, provient de ce que Dieu nous inspire. Il est celui qui connaît tout de nous, avant même notre naissance.

Psaumes 139 verset 16.

  • Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât.

Dans d’autres traductions, ce n’est pas le mot « prophétie », mais « vision », ce qui est plus juste par rapport à l’hébreu (langue d’origine du texte). Il est intéressant de noter qu’une parole de prophétie doit former une vision en nous (une image – puisque c’est le même mot d’origine).

Dieu lui ordonne d’écrire la vision afin qu’on puisse la lire fréquemment !

 

Que faut-il retenir ?

Si vous ne savez plus où vous en êtes dans votre vie, ou si vous manquez de vision, Dieu est celui qui peut la changer du tout au tout.

Même si votre vie ressemble à une barque malmenée par le vent et la tempête et que vous n’en avez plus le contrôle, Jésus sait exactement quoi faire pour vous en faire sortir.

Il suffit de l’appeler à l’aide et de Lui demander de nous ouvrir les yeux pour savoir quoi faire.

Paul a prié cette prière dans éphésiens que l’on peut aussi suivre:

(Ephésiens 1 versets 16 à 23).

  • Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.
    Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.
    Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

Jésus dormait dans la barque car Il était aussi celui qui a créé le vent et les vagues qui nous menacent.

Prenez courage : invitez Jésus dans votre barque et vous arriverez à bon port.

 

Vous avez aimé cet article ?

Ne pas hésiter à laisser un commentaire, vous abonner pour recevoir une notification lorsqu’il y a un nouvel article, de partager sur les réseaux sociaux…

Plus de détails et les sources sont données dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

 

Ce que dit la Bible

Commentaires

Ecritures

Prophétie/ vision

חָז֔וֹן (ḥā·zō·wn)

Référence Strong en hébreu 2377: une vue, un rêve, une révélation, un oracle.

Habacuc 2 verset 2.

L’Éternel m’adressa la parole, et il dit: Écris la prophétie: Grave-la sur des tables, Afin qu’on la lise couramment.

Sources externes

Vidéos à rechercher :

En Français

Copyright

  • Louis Segond (LSG) by Public Domain
  • Image mise en avant : photo public avec dessin personnel.
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire