Histoire

La Lance de Destinée

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Gemmes

Hitler tint à tout prix à se procurer une lance, qui, selon la légende, rend invincible quiconque la possède.

Quelle est cette lance ? A-t-elle un tel pouvoir ?

Cette histoire aurait pu faire partie d’un épisode d’Indiana Jones. Alors, accrochez-vous et suivez-moi dans cette aventure palpitante !

 

Hitler et la lance de Destinée

Hitler est persuadé que cette lance a un pouvoir spécial: de rendre invincible celui qui la détient.

Mais qu’a-t-elle de particulier ?

On dit que cette lance est celle qui transperça le flanc du Christ à la croix.

Au cours des siècles, plusieurs empereurs et rois cherchèrent à la posséder pour cette raison.

En 1933, la face du monde est sur le point de changer avec la montée au pouvoir d’Hitler qui devient Chancelier d’Allemagne.

Il a pour ambition de ressusciter le Saint Empire Germanique de Charlemagne qui a duré pendant mille ans.

Seulement, il n’a pas de sang bleu. Il doit constamment montrer qu’il est un chef. Amateur d’art et d’histoire, il puise dans l’histoire pour retrouver tous les emblèmes d’un empereur : une couronne, un sceptre, une sphère d’influence et une lance. Mais la Sainte lance les surpasse tous car c’est le seul objet qui ait touché le Christ à la croix.

Sa position au pouvoir n’est donc pas aussi forte que l’on croit : moins de la moitié du peuple allemand l’a élu au suffrage universel. Le pays est divisé à son encontre. Cette lance serait juste parfaite pour réunifier le peuple autour de cet emblème car elle symbolise la gloire passée du Saint Empire Romain Germanique. Quel meilleur symbole que cette lance pour le IIIème Reich ! Mais surtout, en possédant cette lance, il entrerait dans la lignée des empereurs du Saint Empire Germanique !

 

Origine de cette lance

La légende dit qu’un centurion romain au nom de Longinus, est celui qui a transpercé le flanc du corps du Christ à la croix pour vérifier s’il était bien mort.

Elle précise que Longinus était atteint de cataracte et donc en train de devenir aveugle. Il fut forcé de quitter l’armée pour faire des tâches subalternes comme celle de garder un crucifié au mont Golgotha…

Pas besoin d’avoir une vue parfaite pour faire cela. Et si on n’est pas sûr qu’un crucifié n’est pas mort, et bien lui perce le flanc. Et avec une lance, rien de plus facile !

La Bible précise que du sang et du liquide coula du flanc percé, prouvant que Christ était bien mort (2).

La légende ajoute que le sang coula le long de la lance jusqu’à atteindre les yeux du centurion. Ses yeux furent immédiatement guéris. Mais en plus, Dieu lui donna une vision sur les temps à venir et le Christ lui apparu comme étant le Messie.

Longinus devint chrétien.

Le christianisme commença à se répandre. La lance devint une relique sacrée. Elle fut transmise d’empereur romain à un autre au fil du temps. Puis, un jour, elle parvint entre les mains de Charlemagne.

L’histoire dit que Charlemagne brandissait cette épée pendant les batailles, étant persuadé que cette lance le rendait invincible tant qu’il la tenait entre ses mains.

Le mythe sur cette lance amplifia au point que tous les successeurs de Charlemagne veillèrent à la posséder.

Cette lance devint un des symboles de leur puissance et autorité divine : la légende est née – celui qui possède la lance devient invincible et doit détenir la royauté.

 

Hitler veut cette lance !

Vous comprenez maintenant pourquoi Hitler cherche à la posséder ?

Les descendants des Habsbourg l’avaient déplacée au palais de Hofburg en Autriche après la dissolution du Saint Empire en 1806.

En 1908, Hitler encore inconnu et il n’est encore qu’un peintre désœuvré. Il découvre l’existence de cette lance et se rend au Musée pour la voir : il décrit avoir eu une expérience – une sorte d’épiphanie en la découvrant. C’est sûr : il l’a veut !

Désormais au pouvoir, cette lance semble à portée de main.

Le 12 mars 1938, l’armée allemande envahit l’Autriche. Il fait une pierre deux coups : l’Autriche et la lance peuvent désormais lui appartenir.

Il parait qu’Hitler avait envoyé un SS déguisé en civil pour se poster devant le Musée pour être prêt à se saisir de la lance avant même que l’invasion commence. Hitler arrive en avion en Autriche 2 jours après l’invasion et se rend directement au Musée des Habsbourg. Il s’approprie des joyaux de la couronne et la Sainte Lance le 15 mars, fête de Saint Longinus, le centurion qui a percé le flanc de Christ avec sa lance ! Coïncidences ?

Il ramène la lance à Nuremberg, la capitale du nazisme et du futur Reich de mille ans comme autrefois pour le Saint Empire Romain Germanique.

Il fait bâtir un autel particulier pour faire le fameux meeting de Nuremberg où des milliers de soldats sont présents. Des défilés de militaires déguisés en soldats romains ou chevaliers du Moyen Age parcourent les rues de la ville.

Une copie des joyaux de la Couronne et de la Sainte lance font eux aussi partis du défilé pour annoncer officiellement qu’ils sont de retour au pays !

Chaque détail du défilé est lié à ce fameux empire de mille ans.

Chaque détail du défilé proclame qu’il est l’héritier du trône du Saint Empire Romain Germanique.

Désormais, avec cette lance, Hitler est convaincu : il sera invincible.

En 1945, après 5 années de guerre, l’Europe est ravagée. La lance ne semble pas avoir donné la victoire escomptée. L’Allemagne est en ruine et plus personne ne sait où la lance se trouve.

 

Un intervenant incroyable

Sur une base de l’armée américaine en Belgique, Walter Horn, Lieutenant de la 3ème armée des États-Unis, est chargé d’interroger les prisonniers de guerre.

Mais bien qu’il soit dans l’armée américaine, il est en fait allemand à l’origine. Il avait échappé plusieurs années auparavant à la SS allemande. En effet, dans les années 30, dans le Sud-Est de l’Allemagne, il était étudiant à l’université de Heidelberg. Passionné de l’histoire de l’art, il s’est justement spécialisé dans les reliques du Saint Empire Germanique. Il reçu son doctorat la même année de l’arrivée au pouvoir d’Hitler : 1933.

Cela tombe bien : Hitler est aussi passionné par les reliques du Saint Empire Germanique. Walter Horn est donc affecté à une unité spéciale, qui récupère les universitaires les plus prometteurs pouvant servir à leur mission : la recherche des reliques du Saint Empire Germanique : la Ahnenerbe- mot qui veut dire «héritage ancestral». Cette unité a pour mission de prouver la supériorité de la race allemande.

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Walter Horn était une recrue – certes, forcée – mais idéale : non seulement l’objet de son doctorat était parfait, mais Horn avait aussi des aptitudes physiques : il avait gagné aux Jeux Olympiques au lancement de javelot ; Il est issu de familles allemandes depuis plus de 5 générations – un bon aryen! Horn comprend vite dans quoi il a mit les pieds. Il veut sortir de là. En 1934, il décide de quitter l’Allemagne. Mais apparemment ses intentions sont découvertes : des soldats SS sont à ses trousses. Ses déclarations contre le régime en place n’étaient pas passées inaperçues et un officier SS finit par retrouver sa trace. Walter crut que c’était la fin. Mais, coup de théâtre : cet officier lui dit «nous traquons des gens dans ton genre, mais part et ne revient pas».

Il parvient à gagner l’Italie puis arrive aux États-Unis en passant par Cuba et finit par obtenir la citoyenneté américaine.

Comme il parle allemand, il se retrouve, à la fin de la guerre, affecté sur la base américaine en Belgique pour interroger les prisonniers allemands puisque l’allemand est sa langue maternelle.

Beaucoup de soldats se retrouvent sur le front, mais il existe des troupes en arrière-plan qui ont des missions considérées tout aussi importantes. Son unité a pour mission de trouver des preuves de crimes de guerre avant que celles-ci soient détruites par les nazis. Seulement il recueille de maigres informations. Mais un jour, Horn interroge un soldat qui semble au premier regard «banal». Un prisonnier plus âgé que la moyenne et qui s’appelle Fritz Hüber, sorti le soir pour être interrogé. Mais il annonce d’emblée à Walter : «désolé, je n’ai pas d’informations intéressantes car tout ce que j’ai fait a été de transporter des munitions.» Encore une vaine interrogation. Alors Walter lui offre un café et ils se mettent à bavarder. Et c’est là que Fritz se met à dire : «Je connais l’existence d’un trésor extraordinaire et caché. Est-ce que l’histoire de l’art vous intéresse ?» demande-t’il, ne sachant pas qui il avait en face de lui. Il lui révèle alors que ce trésor est caché sous le château de Nuremberg. Il fait mieux : il lui donne la liste de tous les objets faisant partie de ce trésor… Fritz mentionne un sceptre, une couronne, l’Orbe de la chrétienté et une lance qui date de l’époque romaine… Walter n’en revient pas : cet homme est en train de lui décrire les joyaux de la couronne du Saint Empire ! Alors il presse Fritz de questions pour connaître le maximum de détails. Fritz est en fait le fils de celui qui a reçu comme mission d’Himmler en personne d’installer un système de ventilation pour que le trésor ne souffre pas de la température et de l’humidité. Sa mère est celle qui inspecte chaque semaine le trésor pour veiller à ce qu’il ne souffre d’aucune dégradation. Fritz révèle l’existence d’un passage secret qui part du château et qui aboutit dans les rues du village. Une boutique d’antiquité servait de façade pour faire entrer ou sortir tous ces objets ou livraisons. Horn rédige immédiatement un rapport sur ce fabuleux trésor à ses supérieurs.  Il n’est pas sûr que ce rapport, en pleine guerre, retienne leur attention. Alors il souligne l’importance de la lance et des joyaux de la Couronne pour Hitler et il ajoute un schéma indiquant la localisation du coffre-fort caché sous le château.

Le temps manque. Car Horn est au courant qu’une bataille imminente doit se produire sur Nuremberg. Ces précieuses reliques risquent d’être détruites pendant les combats ! Avec les soucis de la guerre, le rapport aurait pu tomber dans l’oubli ou au fonds d’une pile de dossiers. Mais il tomba sur le bureau d’une personne ayant l’autorité pour justement faire quelque chose à ce sujet : le général Patton. Ce dernier avait pour mission avec d’autres de préparer l’invasion de l’Allemagne ! Il est connu pour être un tacticien de génie. Mais il connaît aussi la légende de la Sainte Lance, s’étant converti au catholicisme quelques années auparavant. Il avait même écrit un poème décrivant les émotions qui auraient pu traverser le centurion Longinus au moment où il perçait le flanc du Christ.

Et voici un extrait de son poème «Through a Glass, Darkly»:

  • «Je ne peux nommer mes batailles
    Car mes souvenirs ne sont plus clairs.
    Pourtant je vois les visages tordus
    Et je ressens la lance qui me perce.

 

  • Peut-être ai-je poignardé notre Sauveur
    Dans son flanc, démuni et sacré.
    Et pourtant, j’ai invoqué Son nom en bénédiction
    Quand, par la suite, je suis mort.»

 

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’avant que le rapport de Horn  tombe sur son bureau, Patton avait justement tenté de retrouver la lance alors que les batailles faisaient rage en Europe.

Seulement, il n’arrivait pas à déterminer le lieu où elle pouvait se trouver… jusqu’au moment où le rapport de Horn tomba sur son bureau.

A la veille de l’assaut qui devait être donné sur la ville de Nuremberg, Patton prend une décision sans précédent : il envoie une équipe composée de GIs hautement qualifiés pour parvenir jusqu’à la lance sous le château.

Mais ce n’est pas si simple. Nuremberg est en train de subir des bombardements intensifs. Ce sont des tonnes de bombes qui tombent du ciel et le nombre de victimes commence à augmenter rapidement. Les alliés veulent que la prise de Nuremberg soit un message fort envoyé à Hitler. En effet, Hitler avait décrété que cette ville deviendrait la future capitale de son IIIème Reich et il avait aussi proclamé que personne ne pourrait s’en emparer. Les alliés ont choisi une date précise : celle du 20 avril, jour de l’anniversaire du Führer.

Hitler avait laissé des hommes sur place pour veiller et garder le trésor avec un ordre si jamais ils étaient attaqués : se battre jusqu’à la dernière balle et dernier homme s’il le fallait.

Le 16 avril, c’est un combat à mort qui commence. L’unité spéciale envoyée par Patton se retrouve au milieu des combats faits au corps à corps dans les étroites ruelles de la ville.

Lorsque l’unité arrive à l’emplacement de la cachette, elle a déjà subi des pertes dans ses rangs,  et,  au milieu des combats intensifs et au milieu des décombres, ils n’étaient même pas sûrs de se trouver au bon endroit.

Mais un GI finit par trouver une sorte de tunnel au milieu des murs d’une maison: l’unité s’y engouffre.

Au bout de ce long et sombre tunnel ils finissent par faire une découverte stupéfiante : du béton coulé autour d’une porte de coffre-fort à deux battants qui fait 2 mètres de hauteur et 30 centimètres d’épaisseur.

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Impossible de l’ouvrir. Un soldat artificier décide de la dynamiter. Mais juste avant de le faire, un allemand civil les interpelle les suppliant de ne pas déclencher l’explosion. Cette dernière aurait pu créer des dommages irréversibles sur les biens entreposés à l’intérieur du coffre !

Il s’agissait en fait du Maire de Nuremberg qui s’empresse de leur donner la combinaison du coffre tellement qu’il craint qu’ils ne se décident à faire exploser la porte. Le coffre s’ouvre. Les GIs découvrent un immense complexe sous le château allant bien au-delà des caves à bière qui s’y trouvaient à l’origine. Construit sous les ordres d’Himmler, c’était en fait un immense coffre-fort sophistiqué avec acier renforcé, des systèmes de verrouillages spéciaux, des murs avec un revêtement spécial pour éviter l’humidité. Il y avait aussi un système de purification d’air et des générateurs d’électricité. Pour l’équipe chargée de veiller sur ce trésor, il y avait un espace d’habitation pour une dizaine de personnes avec l’eau courante, des cuisines, des douches et aussi une trappe pour s’échapper au cas où.

Mais ils ne sont pas des experts pour identifier tout ce qui se trouve dans ce coffre-fort. Ils demandent à Horn de venir identifier les objets. Il arrive à Nuremberg et découvre à quel point la ville a été détruite. Les rues sont jonchées de cadavres cette ville, autrefois un bijou médiéval – a désormais un aspect lunaire. On l’amène à la chambre forte : Horn est stupéfait. La chambre est remplie d’objets d’art venant de toute l’Europe. C’est comme si le Musée du Louvres avait été déménagé dans ce sous-sol. A chaque ouverture de caisse, ils allaient d’émerveillement en émerveillement.

Les nazis avaient pillés les œuvres d’art venant de toute l’Europe, que ce soit celles des musées que celles provenant de collections de particuliers.

Finalement, ils arrivent à une petite caisse en bois. A son ouverture, Horn n’a aucun doute : c’est la Sainte Lance.

Seulement, une question subsiste : que faire de cette lance ?

Le temps s’écoule. La guerre est officiellement terminée après six longues années en mai 1945.

Hitler, selon les journaux, se serait suicidé dans son bunker.

Avec toutes les œuvres d’art retrouvées, il y avait tout un travail à faire pour identifier leur ancien propriétaire dans le but de les restituer. Ce fut la nouvelle mission de l’unité de Walter Horn.

Horn était convaincu que la Sainte Lance allait retourner en Autriche, seulement Patton – fasciné par la légende de cette Sainte Lance – avait une autre opinion. Pour lui, aucun doute : cette lance fait partie des objectifs militaires !

Il voyait cette lance comme un emblème de guerre détourné par les nazis qui voulaient en faire un symbole du IIIème Reich. Ne s’agit-il pas d’un trophée de guerre qu’il faut ramener aux États-Unis au lieu de la laisser là où Hitler la voulait ? Cette affaire remonte aux oreilles d’Eisenhower qui se demande pourquoi cette lance devait venir aux États-Unis. Les deux hommes se disputent.

Le litige prend fin brutalement lorsque le général Patton connaît une fin tragique : il meurt des suites d’un accident de voiture qui avait été percutée par un camion. Il fut paralysé pendant quelques temps avant de mourir.

C’est ainsi que la Lance et les joyaux de la Couronne retournent à Vienne dans un convoi exceptionnel. Après une cérémonie de restitution, toutes ces reliques chargées d’histoire et de prestige retrouvent leur place dans la chambre du Trésor impérial de la Hofburg, là même où Hitler les avait pris.

 

Est-ce vraiment la lance de Longinus ?

Cette lance aura fait coulé beaucoup d’encre et de sang : quelle est sa véritable nature ? Est-elle une œuvre d’art dotée d’un pouvoir sacré digne d’une histoire d’Indiana Jones ?

Est-ce la lance qui perça le flanc du Christ et qui fut utilisée par Charlemagne ?

Les scientifiques firent des analyses poussées pour avoir des réponses.

Les plus récentes datent de 2003 pour les besoins d’un documentaire (1). Ils font appel à un expert pour analyser de prés cette lance : le Docteur Robert Feather, spécialiste des reliques anciennes et ingénieur en métallurgie, qui fait des prélèvements pour savoir s’il peut retrouver du sang ou autres substances organiques sur la lance. Mais aucune trace de sang fut retrouvée. Il fit d’autres batteries de tests pour analyser les composants de la lance en faisant une spectrométrie de fluorescence X (SFX), des analyses microscopiques et des radiographies de fortes puissances. Afin de pouvoir faire ces analyses, on retire délicatement les bandes d’or de l’étui et les fils d’argent qui recouvrent la lance. La tige de fer de sept pouces de long (ce qui est considéré comme étant le clou de la crucifixion) martelé dans la lame est en cobalt et pas d’origine romaine.

Conclusion : cette lance daterait du 7ème ou 8ème siècle après Jésus-Christ !

Dommage. Elle n’a pas pu percer le flanc du Christ !

 

Les autres lances candidates

Il existe d’autres épées que l’on soupçonne aussi d’être la lance qui a percé le Christ.

  • La Sainte Lance de Vagharshapat en Arménie – conservée dans le musée du monastère D’Echmiadzin. Elle n’a pas vraiment un fer de lance et semble plutôt avoir été conçue pour porter un étendard.
  • La Sainte Lance D’Antioche à Echmiadzin en Arménie.
  • Puis il y a celle qui se trouve dans la Basilique Saint Pierre au Vatican.

 

Mais il faut savoir que la lance de Vienne est celle dont on a le plus d’information car, au cours des siècles, des écrits ont permis de suivre son parcours de nos jours jusqu’au 8ème siècle.

Et cette information est importante car le 8ème siècle est l’époque où Charlemagne régna.

Alors, cette lance ne peut être celle qui a percé le flanc du Christ, mais elle a peut-être appartenu à Charlemagne. Ce qui est sûr, c’est que les empereurs du Saint Empire Germanique cherchaient à la conserver.

 

Est-ce une lance maudite ?

Une rumeur dit que tous ceux qui ont possédé la lance ont perdu le pouvoir. Mais est-ce vrai ?

Vérifions :

  • En 921 ou 922 le comte Samson, avec d’autres seigneurs italiens, a fait appel à Rodolphe II de Bourgogne pour qu’il prenne le royaume d’Italie et en chasse l’empereur Bérenger Ier. C’est à cette occasion que ce comte lui remet la lance.
    • En 925, la noblesse italienne se retourne contre lui et demande à Hugues d’Arles, qui gouverne la Provence en lieu et place du véritable roi Louis III l’Aveugle, de prendre sa place sur le trône d’Italie.
  • En 926, Henri Ier l’Oiseleur (Henri 1er de Germanie) intervient dans le royaume bourguignon. Comme il reconnaît à Rodolphe II de Bourgogne, les terres situées entre l’Aar et le Rhin, ainsi que le comté de Bâle, il reçoit, en contrepartie, la sainte Lance, insigne de la monarchie bourguignonne.
    • Henri Ier de Germanie a préparé l’élection de son fils aîné Otton, roi de Francie Orientale, pour éviter le partage de son royaume après sa mort. Henri, meurt en 936 à l’âge de 24 ans . Il est inhumé et béatifié dans l’abbaye de Quedlinbourg, et la fonction royale a retrouvé en Germanie tout son prestige.
  • La lance passa ensuite aux divers empereurs du Saint-Empire romain germanique et est placée dans la cathédrale de Magdebourg. Elle devint le symbole d’investiture et du transfert de pouvoir. Pendant le rituel du sacre, les empereurs ne manquent pas de l’arborer.
  • En 1350, l’empereur Charles IV (Charles Quint) la transfère dans la chapelle de la Sainte-Croix du château de Karlštejn.
    • Charles Quint est le monarque européen le plus puissant de la première moitié du XVIe siècle. Dès 1556, Charles est décidé à abandonner la charge d’empereur, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait jusque là, au profit de son frère Ferdinand. Il se retire le 3 février 1557 au monastère hiéronymite de Yuste, en Castille et meurt l’année suivante à l’âge de 58 ans.
  • La lance fut ensuite transférée à Nuremberg à partir de 1424, par ordre de l’empereur Sigismond (le fils cadet de l’empereur Charles IV de la maison de Luxembourg).
    • Dernier représentant en ligne masculine de la maison de Luxembourg, il est le dernier Luxembourg à occuper le trône impérial. En 1437, il a pour successeur en Bohême et en Hongrie son gendre, Albert d’Autriche, qui va aussi être élu roi des Romains. Il accroît ainsi le pouvoir de la maison de Habsbourg. En 1437, Sigismond déjà très malade meurt le 9 décembre.
  • En 1796, les troupes françaises sont aux portes de Nuremberg. Le Conseil de la ville met les bijoux impériaux à l’abri à Ratisbonne, puis, en 1800, à Vienne.
  • Seulement, les français reviennent et menacent d’entrer à Vienne. On confie les bijoux temporairement à un certain baron von Hügel.
  • Après la dissolution du Saint-Empire en 1806, von Hügel profita du flou juridique pour revendre ces bijoux à l’empereur d’Autriche à Vienne. Ce dernier refusera plus tard de les restituer à la ville de Nuremberg, considérant ces bijoux comme étant devenus une propriété des Habsbourg.
  • Après la révolution de 1918, les bijoux deviennent propriété de l’État autrichien.
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Puis vous connaissez le reste de l’histoire : Hitler mis la main dessus en 1938.

Pour une lance qui est supposée rendre son détenteur invincible, chaque royaume qui l’a hébergée a chuté !

 

Que dit la Bible ?

Ézéchias fit disparaître un objet qui avait été utilisé par Dieu pour stopper une plaie, mais qui était devenu, au fil du temps, un objet d’idolâtrie.

2 Rois 18 verset 4.

  • Il fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui: on l’appelait Nehuschtan.

Dieu n’a jamais prévu de nous remettre un objet – quel qu’il soit – pour qu’il devienne un objet de vénération ou qu’on l’adoube de pouvoirs spéciaux.

D’ailleurs, Dieu précise que le salut ne vient que de Lui :

1 Samuel 17 verset 47.

  • Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Éternel sauve. Car la victoire appartient à l’Éternel. Et il vous livre entre nos mains.

La seule épée (certes, pas une «lance»!) que Dieu nous autorise d’utiliser est celle du Saint-Esprit :

Hébreux 4 verset 12.

  • Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Éphésiens 6 verset 17.

  • (…) prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.

 

Que faut-il retenir ?

Les analyses des scientifiques ont permis de déterminer que la lance n’a pu en aucun cas, être celle qui a percé le flanc de Jésus.

Mais il reste une possibilité qu’elle ait été celle que Charlemagne et ses successeurs aient pu tenir entre leurs mains.

Quant à la rumeur d’être une lance maudite, rien n’est prouvé : il semblerait que ce soit plutôt le contraire !

La Bible indique clairement que seul Dieu est la source de notre salut. Aucun objet ne doit être vénéré ou affublé de pouvoirs spéciaux.

Dieu désire être votre source dans tous les domaines de votre vie !

Il désire que vous utilisiez Sa parole – remplie du pouvoir de la vie du Saint Esprit, pour abattre et trancher les circonstances difficiles de votre vie !

 

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Vous trouverez plus de détails, les références et les sources dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

 

Référence (1) – ·Source : Documentaire «Chasseurs de légendes – Hitler et la lance de Destinée»  de IMG Media.

Ce que dit la Bible

Commentaires

Écritures

Référence (2)

 

Jean 19 versets 33-35.

S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau.

 

Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi.

Sources externes

Vidéos à rechercher (*):

En Français

  • Source : Documentaire «Chasseurs de légendes – Hitler et la lance de Destinée»  de IMG Media.

 

Copyright

  • Louis Segond (LSG) by Public Domain sauf si spécifié autrement.
  • (*) Les liens Youtube ne sont pas autorisés sur le texte d’un article. Il faut faire une recherche dans Youtube en utilisant les informations de la section ‘Vidéos à rechercher’.
  • Image mise en avant : Image personnelle.

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