Histoire

Le massacre des Vendéens sous la Révolution

Le massacre des Vendéens sous la Révolution


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Gemmes

Pendant mon cours d’histoire, le massacre des Vendéens pendant la Révolution Française fut mentionné mais avec peu de détails. Je suis curieuse… Alors? Que s’est-il passé? Suivez-moi…

 

Table des matières

 

 

L’histoire

Toute une région fut massacrée. Que s’est-il réellement passé?

On a des traces tangibles de cette période : des écrits avec des témoignages, des monuments, mais surtout beaucoup de croix érigées à chaque coin de carrefour ou de croisements en campagne en souvenir de qui s’est passé.

Des historiens ont retrouvé des dossiers entiers de l’époque sur ce génocide. Des archéologues ont découvert un charnier de Vendéens en mars 2009 au Mans.

La Révolution Française commença tout d’abord dans les rues de la capitale avec à peine une centaine d’individus décidés à renverser la monarchie.

La France était pourtant en plein essor économique, contrairement à ce qui est enseigné dans les écoles en cours d’histoire (1). Bien sûr, l’Angleterre se réjouit de voir la France, son ennemi juré, s’autodétruire. La France est, à l’époque, le pays dominant qui influence l’Europe par sa langue alors parlée dans toutes les cours royales, et par sa culture.

Voici ce que dit Edmon Burke (1729-1797), Député au Parlement de Grande-Bretagne :

  • «Les français se sont montrés les plus habiles (révolutionnaires) artisans de ruine qui aient jamais existé au monde. Ils ont entièrement renversé leurs commerces et leurs manufactures ; ils ont fait nos affaires, à nous leurs rivaux, mieux que vingt batailles n’auraient pu le faire.»

 

Oui: les révolutionnaires ont fait le bonheur de l’ennemi de la France en faisant éclater leur haine de la monarchie.

Le mouvement révolutionnaire prend de l’ampleur. Des hommes sortent rapidement du lot : Robespierre, Marat, Danton, Carnot. La France va rapidement basculer dans une période qui sera surnommée plus tard «la Grande Terreur». Des gens sont quotidiennement décapités sur simple délation «au nom de la liberté».

 

Les grandes villes commencent à réagir : au Sud, Lyon et Marseille cherchent à s’opposer à ce mouvement.  A l’Ouest, la Vendée, profondément catholique et attachée à Dieu, au Roi de France et à leurs Seigneurs font de même. Alors ils prennent les armes car ils ont vite réalisé que leurs libertés allaient être remise en cause. C’est plutôt paradoxal pour une Révolution Française qui a pour slogan «Liberté, Égalité, Fraternité». Il ne faut pas oublier que cette révolution était portée par la philosophie des Lumières qui remettait en cause toutes les valeurs d’alors :

 

  • Une économie libérale au lieu d’une économie locale.
  • L’Être Suprême au lieu du Dieu chrétien (voir notre article «Le culte de la raison sous la Révolution Française»).
  • Une République au lieu de la Monarchie.
  • Effacer le passé en enlevant sa trace – création d’un nouveau calendrier.
  • La Constitution civile du clergé imposée au clergé au lieu de rester sous l’autorité du Pape (voir notre article sur «Les Martyrs des Carmes»).

La République impose aussi aux hommes entre 18 et 40 ans de rejoindre l’armée pour combattre l’Autriche. En effet, depuis le 24 février 1793, la Convention a fait un décret pour que des hommes forment une armée de 300’000 soldats. Et ce besoin est catastrophique pour la survie des régions: les hommes sont ceux qui font vivre les familles, qui permettent de vivre économiquement.

Les historiens diront qu’il s’agissait d’une guerre civile. Oui, bien sûr, les civils étaient impliqués. Mais c’était plus qu’une guerre civile.

Devant toute une région qui refusait de se soumettre, la République leur déclara la guerre, les considérant «ennemis du peuple».

Voici ce que les documents de l’époque, retrouvées par l’historien, nous révèlent :

  • Lettre du Comité de Salut Public du 22 Brumaire (Archives nationales)
  • «(…) tous les brigands seront exterminés jusqu’au dernier. (…)»
  • Direction générale des archives – Commission administrative du Morbihan, Armon, Jourdain, Jaion – 25 novembre 1793.
  • «Il faut que la France soit République ou qu’elle soit un vaste cimetière.»

Sur acceptation de la Convention, le Général Turreau crée les «Colonies infernales».

  • «Le Comité de Salut Public a arrêté que les brigands -autrement dit les Vendéens- doivent disparaître en peu de temps, non seulement de la Vendée, mais de toute la surface de la République.

Le général F. J. Westermann, Général Républicain, fera le rapport suivant :

  • «Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre livre avec ses femmes et ses enfants ; Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de nos chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands…
  • J’ai tout exterminé… nous ne faisons pas de prisonniers car il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n’est pas révolutionnaire.»

Bertrand Barère, un homme politique de la Révolution et Juriste de profession dira :

  • «Détruisez la Vendée, il faut exterminer cette race rebelle, incendier leurs forêts, couper leurs récoltes, enlever leurs troupeaux; plaçons la terreur à l’ordre du jour.»

Les Vendéens sont vus comme une «race exécrable, une race abominable». La Convention vote alors «la loi d’anéantissement de toute la Vendée» le 1er octobre 1793 (2). Pourtant, la Convention avait soumis un Décret relatif aux Mesures à prendre contre les Rebelles de la Vendée du 1er août 1793 avec une mention plus clémente sur la population :

  • «Article 8. Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l’intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité.»

Voici un extrait de cette loi d’octobre 1793 qui est sans équivoque :

  • «Article 4. La reconnaissance nationale attend l’époque du premier novembre prochain pour décerner des honneurs et des récompenses aux armées et aux généraux qui dans cette campagne auront exterminé les brigands de l’intérieur, et chassé sans retour les hordes étrangères des tyrans de l’Europe.»

La Convention fera cette proclamation sur cette loi :

  • « Soldats de la liberté : Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre ; le salut de la patrie l’exige, l’impatience du peuple français le commande, son courage doit l’accomplir. La reconnaissance nationale attend, à cette époque, tous ceux dont la valeur et le patriotisme auront affermi, sans retour, la liberté & la République. »

 

Formation de l’armée «royaliste» de Vendée

 

Devant cette oppression, les Vendéens ne sont pas de taille. Ils n’ont aucune  formation militaire ni expérience dans le combat.

Mais ce sont leurs Seigneurs, d’anciens militaires et généraux qui vont définir la stratégie des combats.

Pour former une armée «royaliste», les paysans vont aussi trouver Charette, d’Elbée, Bonchamps, Lescure, Stofflet.

Et comme toujours, la guerre a ses héros :

 

Henri de la Rochejacquelein

Il est le fils du marquis Henri Louis Auguste du Vergier de La Rochejaquelein (1749-1802). Il et né au château de la Durbelière, commune de Saint-Aubin-de-Baubigné, près de Châtillon-sur-Sèvre (aujourd’hui Mauléon dans le département des Deux-Sèvres).

Il entreprend des études à l’école royale militaire de Sorèze de 1782 à 1785.

Ensuite, il entre dans le régiment Royal-Pologne cavalerie.

Il a 16 ans lorsque la Révolution française éclate. Il reste bien que son père décide de partir en exil en Allemagne. En 1791, il refuse de prêter le serment des officiers imposé par l’Assemblée constituante et démissionne.

A voir aussi:  Le culte de la raison sous la Révolution Française

Il est appelé à rejoindre la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI en 1791.

Le 10 août 1792, il combat pour défendre le roi pendant l’assaut du palais des Tuileries par les révolutionnaires sous le grade de deuxième lieutenant de la Garde. Mais les Tuileries tomberont.

Le 13 avril 1793, environ 2’000 paysans viennent le chercher à son château de la Durbellière (St Aubin de Baubigné dans les Deux Sèvres) pour qu’il se mette à leur tête pour les défendre. Il apprend que les Vendéens recherchent des chefs. Il veut combattre : il rejoint Charles de Bonchamps et Maurice d’Elbée.

Il participe au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l’armée vendéenne.

Il haranguera ses troupes avec ces mots pour leur donner du courage :

  • « Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J’ai d’ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l’ennemi : si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi »

Après la fameuse bataille de Cholet, il devient chef du parti royaliste.

Des chefs d’armées sont morts : Bonchamps, d’Elbée. Lescure est blessé à mort, mais il désigne La Rochejaquelein comme le seul capable de ranimer le courage des combattants de la Vendée. Il sera nommé à l’unanimité « généralissime», général en chef de l’armée vendéenne catholique et royale : il n’a même pas 21 ans.

Pendant la Virée de Galerne, son cheval est blessé. Mais les témoignages s’accorderont sur sa bravoure. Son armée poursuit les républicains, les forçant à fuir dans le plus grand désordre.

Il s’empare de Bressuire le 2 mai, puis de Fontenay. Il fait une entrée à Saumur le 8 juin. Il est monté le premier à l’assaut, ce qui lui vaudra les hommages de ses pairs. Ses victoires ne lui montent pas à la tête et il garde toujours une maîtrise de lui et refuse un esprit de vengeance envers les républicains.

Il rappelle la loi du talion :

« Si vous agissez comme ceux qui font le mal, leur dit-il, où est la bonne cause ? »

 

Il a proposé de faire une marche rapide sur Paris pour libérer Louis XVII, seulement ce projet fut rejeté par les autres chefs royalistes.  Ils décidèrent de se concentrer sur la Bretagne pour se joindre à un corps expéditionnaire anglais attendu à Saint-Malo. Mais il s’égare, avec une population de femmes, d’enfants et de bétail qui gênent ses opérations.

Son armée s’empare de Laval, de Fougères, d’Avranches, mais Granville sera un échec : il doit rebrousser chemin. Il sera battu au Mans le 12 décembre 1793 avec un nouveau désastre au passage de la Loire. Le peu qui reste de son armée est anéanti.

Cette défaite lui vaudra beaucoup de reproches de la part de ses rivaux. Rochejaquelein continuera à lutter,  avec quelques fidèles, dans une espèce de guérilla. Il sera tué dans un conflit, le 28 janvier 1794.

 

Son château sera brûlé cinq fois par les Républicains!

 

 

Jean-Nicolas Stofflet

Il est né le 3 février 1753 en Lorraine et mourut fusillé le 25 février 1796 à Angers.

Ses contemporains le décrive comme étant grand et robuste. Mais il n’était pas aimé par son armée car il était dur et brutal, mais il se faisait bien obéir. Ses supérieurs lui accordaient leur confiance car il était dynamique, brave et intelligent mais ambitieux pour sa carrière.

Il commença comme simple soldat dans un régiment suisse en France. Il devint le garde-chasse  chez le comte de Colbert-Maulévrier. Lorsque la guerre éclata en Vendées, il rejoignit leur armée pour défendre leur foi et la cause des royalistes. Après avoir été sous les ordres du commandant Maurice d’Elbée, il fut nommé major-général. Son quartier général était dans la forêt de Vezins qui fit l’objet d’un massacre par les «bleus». Il n’est pas en bon terme avec Charette, une autre figure vendéenne et ses échecs dans les combats l’amenèrent à accepter le traité de Saint-Florent-le-Viel le 2 mai 1795. Mais il finit par transgresser ce traité en décembre 1795 pour devenir Maréchal de camp du comte de Provence, futur Louis XVIII.

 

 

Jacques Cathelineau

Jacques Cathelineau est colporteur et voiturier.

Il était en train de pétrir le pain pour sa famille lorsque son cousin, Jean Blon, surgit chez lui tout essoufflé. Il lui apprend qu’une de leur connaissance est en train de donner un assaut au poste républicain à Jaillais.

Cathelineau comprend que c’est le moment d’agir. Il abandonne son pain pour rejoindre les émeutiers au plus vite malgré les supplications de sa femme et de leurs enfants.

  • «Aie confiance, répond-il, Dieu pour qui je vais combattre en aura soin. »

 

Tout le monde se connaît. Il va chercher une vingtaine d’hommes avec lui.

Mais avant, ils font un arrêt à l’église : Cathelineau s’offre à Dieu en holocauste. A ceux qui ne peuvent combattre, il leur demande de prier pour la victoire.

 

Il sera le premier à être considéré comme «général» de l’insurrection vendéenne 9 juin 1793. Mais ce sera de courte durée : le 29 juin, il est blessé lors de la bataille de Nantes mourra de ses blessures le 14 juillet.

 

François Athanase Charette de La Contrie dit «Charette»

Le 27 mars 1793, les paysans viennent le trouver pour lui proposer de diriger leur armée après la perte de leur chef, Louis-Marie de La Roche Saint-André. Ce dernier mourut lors d’une bataille qui fut une défaite à Pornic.

Mais l’histoire dit que Charette s’était caché sous son lit pour les décourager de le persuader.

Il finit par accepter leur offre.

Mais l’armée n’a presque pas d’armes et ne sont pas formés. C’est 4’000 personnes qu’il faut former, armés de pics et de tout ce qui peut servir d’armes. Ils reprennent la ville de Pornic.

Charette fera broder sur son écharpe une devise en lettres d’or : 

  • « Combattu : souvent. Battu : parfois. Abattu : jamais. ».

 

Son armée comporte aussi des déserteurs républicains et une élite de nobles et de bourgeois équipés à leurs frais le rejoint.

Il mènera beaucoup de batailles, avec, certes, des défaites, mais aussi des victoires au point où il reçoit le surnom de «roi de la Vendée». Il sera capturé dans le bois de la Chabotterie le 23 mars 1796. Il sera fusillé à Nantes six jours plus tard. Son arrestation et son exécution marqueront la fin de la Guerre de Vendée. 

Les tragédies de cette guerre

L’armée royaliste des Vendéens est surtout constituée de paysans. Elle remportera des victoires incroyables au point d’ébranler la République.

L’armée des «Bleus» fait régner la terreur pour chercher à soumettre cette région une fois pour toute car elle peine à colmater cette révolution.

 

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne

Les «colonnes infernales» des généraux Turreau et d’Étienne Cordellier se jonchent de massacres sur leur passage.

Le 6 février, Cordellier adresse une lettre au général Turreau :

  • « J’ai ponctuellement exécuté ton ordre de purger, par le fer et le feu, tous les endroits que j’ai rencontré sur ma route. Car indépendamment que tout brûle encore, j’ai fait passer derrière lah aie environ six cents particuliers des deux sexes ».

 

Le massacre le plus connu est celui de les Lucs-sur-Boulogne, où bien des siècles plus tard,  l’écrivain et philosophe Soljenitsyne viendra faire un discours pour l’inauguration du monument qui en perpétue le souvenir. (Voir notre article «Soljenitsyne et la Révolution»).

A voir aussi:  Un des derniers discours de J.F. K 10 jours avant sa mort

Des villageois s’étaient réfugiés dans la chapelle, poussés par les «Bleus» pour y être massacrés avant que la chapelle soit brûlée. Ils étaient 564 en tout dont 110 étaient des enfants de moins de 7 ans et 33 de moins de 2 ans.

Ce massacre va frapper les esprits, colportant des anecdotes sur ce qui s’est passé. On raconte que les révolutionnaires ont arraché la langue d’une jeune femme enceinte, puis lui arrache l’enfant.

 

Le massacre de la forêt de Vezin

Ce massacre eut lieu dans le département du Maine et Loire.

C’était le quartier général de Stofflet, mais aussi un camp de refuges pour les paysans et leurs famille. Ce camp comportait aussi un hôpital de campagne. Mais ils sont trahis. Un des leur les dénonce aux «Bleus». Ces derniers massacreront environ 2’000 personnes avant de mettre le feu à la forêt.

 

Les prêtres noyés dans la Loire

A Nantes, plus de 300 prêtres sont noyés et des centaines sont tués ailleurs. Ces noyades ont été ordonnées par

En Vendée, Jean-Batiste Carrier veut accélérer «l’extermination».

Voici ce qu’il écrit le 11 décembre 1793 au Comité de salut public :

  • « Je suis aussi intéressé que vous à la prompte extermination des brigands… Vous pouvez, vous devez même compter sur moi. J’entends, oui, j’entends aujourd’hui le métier de la guerre; je suis sur les lieux. Restez donc tranquilles et laissez-moi faire. Aussitôt que la nouvelle de la prise de Noirmoutier me sera parvenue, j’enverrai sur-le-champ un ordre impératif aux généraux Dutruy et Haxo de mettre à mort, dans tous les pays insurgés, tous les individus de tout sexe qui s’y trouveront, indistinctement, et d’achever de tout incendier. Car il est bon que vous sachiez que ce sont les femmes qui, avec les prêtres, ont fomenté et soutenu la guerre de la Vendée; que ce sont elles qui ont fait fusiller nos malheureux prisonniers, qui en ont égorgé beaucoup, qui combattent avec les brigands et qui tuent impitoyablement nos volontaires, quand elles en rencontrent quelques-uns détachés dans les villages; c’est une engeance proscrite, ainsi que tous les paysans, car il n’en est pas un seul qui n’ait porté les armes contre la République; il en faut absolument et totalement purger le sol. »

Il fait donner l’ordre d’exécuter des condamnés ou prisonniers en les faisant noyer dans la Loire. C’est ce qu’il appelle « la déportation verticale ». On attachait dos à dos un homme avec une femme complètement nus, on les mettait ensuite dans une embarcation sur la Loire… puis on les coulait.

S’ils mettaient trop de temps à se noyer, on les perçait de coups de baïonnettes. 5’000 moururent de cette manière.

Cette funeste «cérémonie» était surnommée par les bourreaux «les mariages républicains». La Loire fut surnommée «La baignoire nationale» ou «le fleuve de la République».

 

On estime qu’entre décembre 1793 et février 1794, il y a eut entre 8’000 à 9’000 hommes, femmes et enfants emprisonnés à l’Entrepôt des cafés près du port de Nantes.

Mais cette population carcérale fut décimée en quelques semaines par le froid, la faim, les fusillades, l’épidémie de Typhus. Seule une poignée d’individus en réchappera.

 

Mais l’avenir ne fera pas de cadeau à Jean-Baptiste : il prendra part à la chute de Robespierre le 27 juillet 1794 avant de se retrouver, à son tour, accusé lors d’un procès qui fait suite aux plaintes du Comité national de Nantes à son égard. Il niera toutes responsabilités, estimant avoir agit sur ordre. Une commission d’enquête est constituée le 13 novembre après la levée de son immunité parlementaire.  Ses ex-complices témoignent contre lui et il sera guillotiné en place de Grève le 16 décembre 1794. Certains historiens pensent qu’il a peut-être servi de bouc émissaire pour éviter de faire condamner les autres coupables.

 

Le massacre des villageois de Camptoceaux

Le 17 mai 1794, un autre massacre : celui de 27 personnes, majoritairement des femmes et  des enfants qui, affolés d’entendre que «les bleus» revenir chez eux, se cachent dans une caverne proche du village de Champtoceaux.

Mais ils furent repérés par les «Bleus» (les révolutionnaires) qui entassèrent des fagots devant l’entrée de la grotte.

Tous périrent, brûlés vifs ou d’étouffement.

 

Des histoires comme celle-là, il y en a malheureusement d’autres. On a retrouvé le registre du prêtre de «Drein» (NDLR : je ne suis pas sûre de l’orthographe) où il a consigné en détail tous les massacres perpétrés par l’armée révolutionnaire. Sur sa seule commune il compta 160 victimes.

 

Le curé Charles Vincent Barbedette (appelé aussi le curé Grands-Bots) a lui aussi tenu un registre sur les massacres en inscrivant le nom de toutes les personnes impliquées.

Ce sont des fois des familles entières qui ont été massacrées.

 

La virée de Galerne

Le 23 décembre 1793 fut une bataille qui scella le destin de l’armée de Vendée. Plusieurs chefs vendéens moururent ce jour-là pendant la bataille. Les 80’000 soldats vendéens, acculés devant la Loire paniquent et se mettent à traverser le fleuve : c’est ce que les historiens nommeront «la virée de Galerne».

 

Lorsqu’ils reviennent dans leur région trois mois plus tard, ils sont anéantis, épuisés. Sur les 80’000 qui ont traversé le fleuve, il n’en reste que 30’000. La faim, l’épuisement, le froid les a décimé.

L’armée de la République se jette sur eux : c’est un génocide. Ils feront des fours crématoires et tanneront même la peau de leurs victimes, phénomène qui c’était aussi produit à Lyon et Marseille.

 

Selon la Bible

La République a voulu imposer son nouveau système de valeurs et de croyances de manière assez brutale et sans transition.

 

Contrairement à ce que les détracteurs des chrétiens disent, la Bible est claire. Les chrétiens ne doivent pas imposer leur croyance mais seulement annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile.

Marc 6 verset 11.

  • Et, s’il y a quelque part des gens qui ne vous reçoivent ni ne vous écoutent, retirez-vous de là, et secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage.

 

Et pour ceux qui pensent que les chrétiens doivent tuer, comme dans l’Ancien Testament, il ne faut pas faire d’amalgame. Dieu ordonna à Israël de ne pas laisser des tribus païennes qui occupaient la Terre Promise en vie parce que leur ADN était mélangé à celui des géants, les demi-hommes et anges déchus (Anakims, Réphaïms, Emims..).

 

Genèse 6 verset 4.

  • Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité.

Josué 11 versets 20-22.

  • Car l’Éternel permit que ces peuples s’obstinassent à faire la guerre contre Israël, afin qu’Israël les dévouât par interdit, sans qu’il y eût pour eux de miséricorde, et qu’il les détruisît, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse.
    Dans le même temps, Josué se mit en marche, et il extermina les Anakim de la montagne d’Hébron, de Debir, d’Anab, de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d’Israël; Josué les dévoua par interdit, avec leurs villes.
    Il ne resta point d’Anakim dans le pays des enfants d’Israël; il n’en resta qu’à Gaza, à Gath et à Asdod.

Jésus réprimanda ses disciples qui voulaient agir comme dans l’Ancien Testament :

 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.

Luc 9 versets 52-56.

  • Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.
    Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?
    Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.
    Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.

 

A voir aussi:  L’histoire derrière le chant Ô douce nuit

Dieu ne veut pas que l’on se venge. Dieu réglera le problème si on le Lui remet.

Romains 12 verset 19.

  • Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.

Et la vengeance de Dieu n’est pas comme celle des hommes :

  • Romains 12 versets 19-21.
    Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.
    Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.
    Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien

 

Dieu a un autre esprit que celui qui anima les Révolutionnaires.

Que faut-il retenir ?

Le bilan du massacre des Vendéens sera très lourd : 180’000 hommes, femmes et enfants.

Selon certains historiens, l’épisode Vendéens de la Révolution Française a servi de laboratoire.

Reynald Secher, Docteur ès Lettres et écrivain estime que c’est la pensée de Rousseau qui a été appliquée :

  • «Si le peuple pense mal, il faut changer le peuple.»

Dans cette pensée, n’y a que deux solutions: Régénérer un peuple ou l’exterminer.

C’est la nature de tout état totalitaire : c’est vous ou nous.

 

Le terme «Génocide» a été définit par l’ONU, le 9 décembre 1948 comme une « intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel ».

 

Pourtant, le 9 mars 2007, le président Nicolas Sarkozy, a déclaré :

«La France n’a jamais exterminé un peuple. La France n’a pas inventé la solution finale (…). La France est un des rares pays au monde à n’avoir jamais cédé à la tentation totalitaire. (…) La France n’a pas commis de crime contre l’humanité. La France n’a pas commis de génocide.  »

Est-ce que la France nie son passé? Sommes-nous coupables de l’oublier volontairement – un «mémoricide»?

Pourquoi les républicains d’aujourd’hui voudraient le faire?

Connaissons-nous la véritable histoire de France?

Je vous laisse réfléchir…

 

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Plus de détails, sources et références sont donnés dans la section ci-dessous « En savoir plus… ».

 

Sources externes

  • Références

    Référence (1)

    Voir livre de Pierre Gaxotte cité plus bas.

    Référence (2)

    Source : Lien non valide depuis déc 2023. (mr-henri-1793.skyrock (.com)) – Etait page /3347773628-56-Lois-d-aneantissement-et-d-extermination-de-la-Vendee.html

    La Convention nationale, après avoir entendu le rapport du comité de salut public, décrète:

    Article 1er. Le département de la Loire-Inférieure demeure distrait de l’armée des côtes de Brest, et est réuni à celle des côtes de la Rochelle, laquelle portera désormais le nom d’armée de l’Ouest.

    Article 2. La Convention nationale approuve la nomination du citoyen Léchelle, général en chef nommé par le conseil exécutif pour commander cette armée.

    Article 3. La Convention nationale compte sur le courage de l’armée de l’Ouest et des généraux qui la commandent pour terminer d’ici au 20 octobre l’exécrable guerre de la Vendée.

    Article 4. La reconnaissance nationale attend l’époque du premier novembre prochain pour décerner des honneurs et des récompenses aux armées et aux généraux qui dans cette campagne auront exterminé les brigands de l’intérieur, et chassé sans retour les hordes étrangères des tyrans de l’Europe.

    Proclamation de la Convention :

    « Soldats de la liberté : Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre ; le salut de la patrie l’exige, l’impatience du peuple français le commande, son courage doit l’accomplir. La reconnaissance nationale attend, à cette époque, tous ceux dont la valeur et le patriotisme auront affermi, sans retour, la liberté & la République. »

    Ce que dit la Bible

    Commentaires

    Écritures

    Nous devons annoncer l’Evangile mais si ce dernier n’est pas reçu, nous devons seulement suivre les instructions : secouer la poussière de nos pieds et partir!

    Matthieu 10 verset 14.

    Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

     

    Marc 6 verset 11.

    Et, s’il y a quelque part des gens qui ne vous reçoivent ni ne vous écoutent, retirez-vous de là, et secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage.

     

    Luc 9 verset 5.

    Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux.

    Référence (2)

    Les Anakim, les Émim , les Rephaïm sont les géants.

    Deutéronome 2:9-11

    L’Éternel me dit: N’attaque pas Moab, et ne t’engage pas dans un combat avec lui; car je ne te donnerai rien à posséder dans son pays: c’est aux enfants de Lot que j’ai donné Ar en propriété.

    (Les Émim y habitaient auparavant; c’était un peuple grand, nombreux et de haute taille, comme les Anakim.

    Ils passaient aussi pour être des Rephaïm, de même que les Anakim; mais les Moabites les appelaient Émim.

     

    Genèse 6 verset 4.

    Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité.

    Sources externes

    Livres :

    En Français

    • Pierre Gaxotte de l’académie française – La Révolution Française.
    • Reynald Secher – Vendée – Du génocide au mémoricide
    • Reynald Secher – Le génocide franco-français – La Vendée – Vengé
    • Reynald Secher – La désinformation autour des guerres de Vendée et du génocide vendéen
    • Jean Camille Emeuriau – P’tit Jean le Brigand.

    Articles :

    En Français

    Vidéos à rechercher (*):

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    • YouTube – Gallia – notre histoire de France – Tout sur les guerres de Vendée en 1 heure [par Reynald Sécher]
    • YouTube – Joseph Prince – Vivre sans stress

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