
Introduction du bouddhisme en occident
Gemmes
On doit à une personne en particulier d’avoir introduit le bouddhisme en Occident. Son nom ? Alexandra David Néel.
Mais qui est-elle ?
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Son histoire
De son vraie nom, Louise Eugénie Alexandrine Marie David, sera plus tard connue sous le nom d’Alexandra David Néel. Elle est née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé et obtient la double nationalité belge et française par ses parents avec un père français d’origine huguenote mais aussi franc-maçon et une mère belge d’origine catholique.
Ses parents la mettront dans plusieurs établissements catholiques très strictes au point qu’avant même d’avoir 15 ans, elle s’infligera des mortifications allant du jeûne à des tortures corporelles, selon le récit qu’elle en fera plus tard dans son livre « Sous des nuées d’orage » publié en 1940.
La pression devait être forte, car à 15 ans, elle tentera de fuguer vers l’Angleterre, mais, par manque de moyen financier, elle reviendra au foyer familial…
Plus tard, elle rencontrera Élisée Reclus qui l’introduira aux idées anarchistes ainsi qu’au mouvement féministe. Ces philosophies l’amèneront à écrire « Pour la vie » en 1898. De fil en aiguille, elle deviendra une des collaboratrices du journal féministe « La Fronde », fondé par Marguerite Durand. Elle s’investira totalement : elle dirigera une coopérative gérée par les femmes et participera aux réunions du Conseil national des femmes françaises ou italiennes. Mais elle n’adhère pas forcément à toutes les idées féministes prônées à l’époque, comme par exemple le droit de vote pour les femmes. Elle préfère se pencher sur la condition des femmes qui vivent dans des conditions difficiles.
Ses liens avec la franc-maçonnerie
Le père d’Alexandra était déjà franc-maçon. On peut lire, sur un des sites de Francs-maçons qu’elle sera initiée à la franc-maçonnerie mixte et ira au « Droit humain de Paris » (1). Elle finira par atteindre le 30e degré, information confirmée par le témoignage de Marie-Madeleine Peyronnet. Elle sera initiée selon le rite écossais mixte de la Franc-Maçonnerie.
On pense que cela se passa entre 1890 et 1900. C’est une période où elle fréquente souvent la Société Théosophique de Madame Helena Blavatsky (1831-1891). Pour l’époque, cette double appartenance est assez courante.
D’ailleurs, en 1899, elle écrira un traité anarchiste préfacé par le géographe Elisée Reclus, lui aussi anarchiste et franc-maçon, initié en 1860 au sein de la Loge « Les émules d’Hiram ».
Découverte du bouddhisme
Selon son biographe Jean-Chalon, tout commença lors d’une simple visite du musée Guimet– musée National des Arts Asiatiques lors de son inauguration le 20 novembre 1889. Mais 1889 est aussi l’année de sa majorité (21 ans) : elle note dans son journal intime sa décision de se convertir au bouddhisme.
Mais elle ne s’arrête pas là.
Elle prend aussi la décision de devenir orientaliste. Mais pour le devenir, il faut maîtriser l’anglais. Elle part donc pour Londres et se rend souvent à la Bibliothèque du British Museum. C’est en cet endroit qu’elle rencontrera des membres de la Société théosophique dont elle en deviendra membre, recevant un diplôme le 7 juin 1892.
L’année suivante, elle revient à Paris et se met à apprendre le sanskrit et le tibétain et deviendra érudite dans ce domaine.
Cantatrice
Mais ses parents ont des difficultés financières. Son père l’incite à entrer au Conservatoire Royal de Bruxelles en 1895 pour étudier le piano et le chant. Cela portera du fruit : elle obtiendra un premier prix de chant. Elle acceptera des rôles de première chanteuse sous un pseudonyme inspiré d’un personnage des Misérables de Victor Hugo : « Myrial » venant de « Myriel ». C’est un détail intéressant lorsque l’on sait que ce personnage est l’évêque catholique qui incarne le chrétien idéal, agissant avec compassion, humilité et pardon et qui contribuera à la « rédemption » du personnage principal.
Elle deviendra la première chanteuse à l’opéra d’Hanoï en Indochine pendant deux saisons de 1896 à 1897.
Pendant trois ans à partir de 1897, elle partagera sa vie avec le pianiste Jean Hautstont. Ils écriront ensemble « Lidia », un drame lyrique en un acte.
Elle partira chanter à l’opéra d’Athènes pour une saison entre 1899 et 1900, puis à l’opéra de Tunis. C’est dans ce dernier lieu qu’elle rencontrera un cousin éloigné, Philippe Neel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens qui deviendra son futur époux. Mais elle exprimera rapidement son désir de ne pas avoir d’enfants. Ce sera un mariage à la fois houleux et empreint d’estime mutuelle.
Elle mettra fin à sa carrière de chanteuse en 1902, à l’occasion d’un séjour de Jean Hautstont à Tunis. Pendant quelques mois, elle prendra la direction artistique du casino de Tunis, un emploi qui lui permet en parallèle de continuer à écrire.
La journaliste et écrivaine
Alexandra continue d’écrire sous le pseudonyme de Mitra (qui se trouve être un gardien de l’ordre divin dans la littérature védique), pour des revues féministes, anarchiques, socialistes et thésophiques.
Mais c’est de 1900 à 1908, qu’elle publie plusieurs articles sous le pseudonyme d’Alexandra Myrial dans des ouvrages liés au bouddhisme. Notamment une étude dans le Mercure de France sur Le pouvoir religieux au Tibet et ses origines.
Cité interdite et rencontre avec le daïla-lama – 1912
A 43 ans, elle fait un tournant décisif. Elle décide de quitter son mari pour aller s’installer à Sikkim au Tibet pour étudier les monastères bouddhistes. Elle continuera d’échanger avec son mari par courrier jusqu’à la mort de ce dernier. Son mari ne lui en tiendra aucune rigueur puisqu’il n’hésitera pas à l’aider financièrement lorsque le besoin s’en fera sentir.
Elle rencontre le chef spirituel du Sikkim – Sidkéong-, qui est aussi le fils du maharaja qui avait été prévenu de sa venue en 1912.
Elle s’entendra bien avec Kidkéong qui lui laissera le Lama Kazi Dawa Samdup comme guide, interprète et professeur de tibétain. C’est ce guide spirituel qui l’accompagnera pour être reçue par le 13ème dalaï-lama à Kalimpong le 15 avril de la même année. Le dalaï-lama est, en effet, intrigué d’apprendre qu’une femme, occidentale de surcroit, s’intéresse sérieusement au bouddhisme. Il voulait la voir de ses propres yeux tellement que cela lui semblait une chose inconcevable.
Alexandra apprend, avec surprise, que le « Gyatcher Rolpa », un livre tibétain sacré, existe déjà en français. Il a, en effet, déjà été traduit par un professeur au Collège de France, répondant au nom de Philippe-Édouard Foucaux. Elle posera beaucoup de questions. Le daïla-lama lui promet d’y répondre par écrit et lui conseille d’apprendre le tibétain, chose qu’elle fera. Ils se reverront une autre fois plus tard.
Séjour à Lachen (1912-1916)
Fin mai, elle se rend à Lachenn pour rencontrer Lachen Gomchen Rinpoché, le supérieur (gomchen) du monastère de la ville. Elle y restera plusieurs années pour recevoir leurs enseignements. Mais c’est aussi un endroit stratégique car cet endroit est proche de la frontière tibétaine : plus tard, cela lui permettra d’aller au Tibet malgré l’interdiction.
Elle set met aussi à apprendre différents types de yogas tibétains.
C’est là qu’elle retrouve Sidkéong qui est en tournée d’inspection. On peut dire qu’il s’agit de la rencontre de trois personnalités du bouddhisme : Lachen Gochem Rinpoché, Sidkéong et elle. Sidkéong l’accompagnera dans certaines visites de monastères.
En 1913, Sidkéong invite Alexandra à venir le rejoindre alors que son père, le maradjah, est malade pour savoir ce qu’il faut mettre en œuvre pour réformer le bouddhisme. Alexandra est reçue avec honneur comme un personnage officiel à Gangtok.
Le 10 février 1914, le Maharaja meurt et Sidkéong lui succède. Il épousera Hteiktin Ma Lat de Birmanie qui est déjà en correspondance avec Alexandra. Cette dernière deviendra la conseillère conjugale du Maharaja !
Mais vers la fin de l’année, Sidkéong meurt soudainement, laissant planner le doute sur ce qui a pu causer sa mort (empoisonnement ?).
La même année, Alexandra fait la connaissance du jeune Aphur Yongden, âgé de 15 ans pendant une visite de monastère. Ils prennent la décision de devenir ermites dans une caverne se trouvant à plus de 4 000 mètres d’altitude, au nord du Sikkim. C’est en 1929 qu’elle l’adoptera comme son fils.
En 1916, Alexandra fait son premier séjour au Tibet et rencontre le panchen-lama.
En 1924, elle a 55 ans et elle deviendra la première femme occidentale à entrer clandestinement pour s’installer à Lhassa, la capitale tibétaine.
Le yogi Kunzang Ngawang Rinchen l’initiera aux pratiques tantriques. Les bouddhistes finissent par officiellement reconnaître Alexandra comme une des leurs. On lui donne le nom de « Lampe de sagesse ». En 1911, elle publie son livre « Le Bouddhisme du Bouddha » qui deviendra l’un des premiers ouvrages qui explique les grands principes de cette religion au public occidental.
Elle fera bien d’autres voyages, lui donnant une renommée en tant qu’une exploratrice et journaliste : au Japon, en Corée, en Chine, en Mongolie… Ses récits seront pleins de péripéties car elle n’hésitera pas à se déguiser, que ce soit en mendiante, en pèlerin, pour aller là où les étrangers sont interdits.
Son retour en 1925
Elle reviendra en France au Havre le 10 mai 1925.
Les journaux lui offriront la une avec son portrait, publiant ses récits d’aventures qui seront mis plus tard sous forme de livre avec pour titre, « Voyage d’une Parisienne à Lhassa » en 1927,et qui sera publié à Paris, Londres et New York.
Bien sûr, il y a toujours ceux qui doutent et qui remettent en doute son récit ne pouvant pas croire qu’une femme ait pu rejoindre à pied la capitale du Tibet, Lhassa, en se déguisant en Tibétain, surmontant le froid glacial, se nourrissant simplement de thé d’orge tibétain…
C’est ainsi qu’elle joua un rôle majeur dans la transmission du bouddhisme en Occident.
Elle mourra à l’âge canonique de 101 ans le 8 septembre 1969 à Digne-les-Bains.
Elle sera incinérée et ses cendres apportées à Vârânasî (Bénarès) en 1973 par Marie-Madeleine Peyronnet pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange.
Ses ouvrages principaux
- Le Bouddhisme du Bouddha (Éditions du Rocher, 1921),
- Voyage d’une Parisienne à Lhassa (Plon, 1927),
- Mystiques et magiciens du Tibet (Plon, 1929),
- Initiations lamaïques (Pygmalion, 1930),
- La Vie surhumaine de Guésar de Ling : L’Iliade des Tibétains (Éditions du Rocher, 1931) avec la collaboration du lama Yongden,
- Au pays des brigands-gentilshommes (Plon, 1933),
- Le Lama aux cinq sagesses (Plon, 1935), Magie d’amour et magie noire. Scènes du Tibet Inconnu (Plon, 1938),
- Le Bouddhisme : ses doctrines et ses méthodes (Éditions du Rocher, 1939).
Selon la Bible
Jésus a été clair : il n’y a qu’une seule voie.
Jean 14 verset 6.
- Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
Alexandra cherchera toute sa vie « la vérité ».
Elle semble avoir eu une enfance difficile sur fonds de difficultés financières de ses parents.
Est-ce pour cette raison qu’elle devint féministe, anarchiste au début, pour finir bouddhiste après être passée par la théosophie et la franc-maçonnerie ?
Dieu honore ceux qui cherchent la vérité et Il est prêt à ouvrir la porte à ceux qui viennent sincèrement à Lui :
Apocalypse 3 verset 20.
- Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
Jésus n’a pas hésité à parler à des femmes rejetées par la société:
- La femme pris en « flagrant délit d’adultère » (jean 8) à qui Il révéla Son pardon.
- La femme qui avait 5 maris et un compagnon ! (Jean 4) à qui Il révéla qu’Il était le sauveur et Messie.
Dieu ne nous demande pas de juger ceux qui recherchent la vérité, mais de témoigner de Lui et de prier pour que Dieu se révèle à cette personne.
Paul, d’ailleurs, nous a laissé un exemple de prière où il prie pour que les Ephésiens reçoive un esprit de révélation de Dieu :
Éphésiens 1 verset 17.
- afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,
Éphésiens 3 verset 3.
- C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots.
Que faut-il retenir ?
L’introduction du bouddhisme et de toutes les « spiritualités » orientales en Occident a apporté une croyance qui n’a rien à voir avec celle du christianisme. Il est intéressant de voir quelles ont été les croyances de cette femme qui joua un rôle majeur dans l’introduction du bouddhisme en Occident qui passa, dans sa quête de la vérité d’anarchiste, à féministe, franc-maçonne, théosophiste puis à bouddhiste.
Avez-vous remarqué pourquoi personne n’est gêné de voir ni de poser un Bouddha en guise de « décoration » chez eux ou dans leur vitrine de boutique, mais que l’on est gêné devant un crucifix ou image de Jésus lorsque l’on n’est pas « chrétien » ?
Vous êtes-vous demandé pourquoi ?
Il est triste de voir qu’Alexandra avait pris un pseudonyme (Myrial) inspiré du personnage de Myriel dans les Misérables de Victor Hugo. Ce personnage qui jouait le rôle d’un chrétien qui manifestait la nature du Christ l’avait interpellée. Peut-être n’a-t’elle jamais croisé un chrétien Lui montrant Christ ?
Comme quoi, c’est important de témoigner de sa foi.
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Sources externes
Articles:
En Français
- Référence (1) – GLNF (.FR) – Alexandra David-Néel : Une aventurière au musée
- Wikipedia – Alexandra David-Néel
Vidéos à rechercher (*):
En Français
- YouTube – Joseph Prince en français – ‘Vivre sans stress
Copyright
- Louis Segond (LSG) « by Public Domain» sauf si spécifié autrement.
- (*) Les liens Youtube ne sont pas autorisés sur le texte d’un article. Il faut faire une recherche dans Youtube en utilisant les informations de la section ‘Vidéos à rechercher’.
- Image mise en avant : Image modifiée d’Alexandra : Preus museum, CC BY 2.0 <https://creativecommons.org/licenses/by/2.0>, via Wikimedia Commons.
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